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  • : 13/10/2007
Samedi 16 février 2008
Alors attention c'est prochaines lignes vont être un excès d'auto complimentation et d'amour propre, tout personne n'ayant pas de second (voire troisième) degré, s'abstenir!!!
Alors pour commencer: Vive moi!!! (ah je vous avais prévenu pourtant, il est toujours temps de faire demi-tour).
Donc today, c'est (enfin c'était, parce que vu l'heure, en fait, on est déjà demain) mon anniversaire. 20 ans, ça y'est, je les ai...eh ça fait....ben très honnetement, ça fait pas grand  chose de plus...lol Je passe dans une nouvelle catégorie de dizaine....j'me sens vieille...lol, non  quand même pas, pas encore en tout cas,  ça viendra peut-être un jour qui sait.
J'ai l'impression que plus je vieillis (oui, je sais tout est relatif), et plus le temps passe vite, c'est étrange...bon je vais remettre ce débat hautement philosophique à plus tard.
Donc voilà, je sais que ça ne vous apporte pas grand chose de le savoir...et puis dis comme ça, ça fait un peu "réclamation de souhaits en tout genre", mais non en fait, j'avais juste envie de partager ça avec vous...après tout, ça n'arrive qu'une fois par an...
Tout ça pour vous dire que je me suis mise au chapitre  15 de Coeur Figé, ça me fait du bien de m'y remettre, ça m'avait manqué. J'espère le mettre en ligne demain, si tout va bien.
Je vous souhaite une très bonne nuit, je vous aime fort, et promis j'arrète la moquette!!!
Bizz
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Samedi 2 février 2008

Je crois bien avoir pleuré tout le trajet et arrivé chez ma mère, je suis monté directement me coucher. Je pensais que la fatigue m’emporterait immédiatement mais il semblerait qu’il soit un peu trop facile de sombrer dans l’inconscience et je tournai donc pendant plus d’une heure dans mon lit, cherchant en vain si ce n’est le sommeil, au moins des réponses à mes questions. J’entendis des pas monter l’escalier et ma mère entra dans ma chambre avec un petit plateau. Elle vint le déposer sur ma table de nuit et recula pour fermer la porte. Plongé dans la pénombre de ma chambre d’enfant, tout juste éclairée par un rayon de lune, elle vint s’asseoir sur le rebord de mon lit. Je m’assis et elle me tendit le plateau. J’y découvris un verre de lait et quelques biscuits et une foule de souvenirs revint en ma mémoire. Toutes ces nuits remplies de cauchemars, elle était là, toutes ces nuits de fièvres, elle était là, toutes ces nuits de doutes, elle était là. Et toujours ce petit plateau avec un verre de lait chaud et ces quelques biscuits, confort pouvant paraitre dérisoire et pourtant si cher à mon cœur. Et elle restait à mes cotés, me berçant, me rassurant, jusqu’à ce qu’à nouveau je m’endorme, serein et confiant. Alors en la revoyant ici devant moi avec son petit plateau et son sourire triste, je craquai à nouveau et déversai ma peine en de longs sanglots recueillis par son épaule, mes larmes envahissant son chemisier, mes mains se serrant convulsivement dans son dos. Et tandis qu’elle me berçait tendrement en caressant mes cheveux, je pus enfin parler de tout ce qui me rongeait de l’intérieur. Je lui avouai toute sur l’histoire de Marc, sur ce que je ressentais, mes peurs, mes doutes, mon amour pour lui, ses rejets, sa mère….bref je vidais mon sac et c’est fou le sentiment de soulagement qui s’est emparé de moi à ce moment là. Bien sur que ma mère n’avait pas les réponses à toutes ces questions, mais le fait qu’elle soit là à mes côtés, à m’écouter, dans cette chambre où elle m’avait aidé tant de fois, me fit comprendre que quoique je fasse, quoique je vive, je ne serai jamais seul. Que cette femme à la fois si forte et si fragile serait toujours derrière moi pour me relever en cas de chute. Un sentiment de sécurité que je n’avais plus ressentit depuis longtemps s’empara de moi et apaisa mon cœur. Et pour la première fois, je me surpris à penser que j’avais peut-être quitté le doux foyer de ma maman un peu trop tôt…

Après m’avoir écouté et rassuré du mieux qu’elle le pouvait, ma mère me recoucha et entreprit de me caresser les cheveux jusqu’à ce que je m’endorme, comme avant. Comme il est doux de n’être qu’un enfant.

Le lendemain matin, j’ai eu droit à une belle grasse matinée. Réveillé en douceur par l’odeur du pain chaud, de quoi illuminer une journée. Je descendis après m’être préparé et retrouvai ma mère et Henri à la cuisine. Ils eurent la décence de ne pas mentionner les raisons de mon arrivée et le petit déjeuner fut fort agréable. Ce n’est qu’en me lavant les dents que je pris conscience de la journée qui m’attendait. J’avais promis à la mère de Marc de revenir….mais en avais-je seulement la force ? Comment pourrais-je aider Marc si je n’étais pas capable de m’aider moi même ? Je me retrouvai finalement devant leur portail et claquai un dernier baiser sur la joue de ma mère. Elle me serra fort dans ses bras et partit en me souhaitant bonne chance. J’agrippai mon pauvre courage à deux mains et sonnai.

-Oh, bonjour Antoine !
-Bonjour madame.
-Entre, je t’en prie.

J’entrai, la mère de Marc referma la porte derrière moi. Elle me proposa un verre que j’acceptai et nous discutâmes un petit moment dans le salon. J’appréciai le fait qu’elle ne centre pas la conversation sur Marc. Au contraire, elle me posai beaucoup de questions sur moi, ma vie, comment je voyais mon avenir…une conversation très agréable qui nous détendis tout les deux. Nous finîmes même par plaisanter. J’étais satisfait de voir ma relation avec la mère de Marc prendre cette tournure. Au bout d’un moment je décidai de mettre les pieds dans le plat.

-Marc est là ?

-Oui, il n’a pas quitté sa chambre depuis hier quand tu es partit.

-Il n’a pas mangé ?

-Non, mais au moins il nous parle quand nous y allons. Il a dit avoir besoin de réfléchir. Tu veux monter ?

-Oui, j’aimerai bien.
-Bien. A tout à l’heure alors.
-Oui, à plus tard.
Je me dirigeai vers la chambre de Marc et frappai.
-Quoi ?
-Marc, c’est moi.

J’entendis le loquet de la porte se lever et la porte s’ouvrit. J’entrai et fermai derrière moi. Marc avait ouvert ses volets et aéré sa chambre et il était habillé sentant bon le gel douche. Il semblait avoir repris du poil de la bête. Je le serrai dans mes bras.

-Ca va mon ange ?
-Je crois…

Je posai mes lèvres sur les siennes, le laissant approfondir ou non le baiser. Quand je sentis sa langue quémander l’entrée, j’ouvris la bouche et le laissai rejoindre la mienne. Et alors que le baiser se faisait plus intense, je sentais le désir embraser mes reins. Je me collai un peu plus contre lui, le bloquant contre le mur. Ma bouche passa dans son cou et mes mains revinrent passer sous son tee-shirt pour atteindre son torse, puis finalement le débarrasser de ce morceau de tissus encombrant qui me faisait obstacle. Alors que ma langue virevoltait joyeusement en direction de son nombril, Marc posa une de ses mains sur ma tête pour m’inciter à descendre un peu plus. J’adorais le voir comme ça, désireux, impatient…

-Qu’est-ce qu’il y a mon ange ?
-Antoine, s’il te plait….
-Dis moi….qu’est-ce que tu veux ?

Ma langue continuer son jeu tandis que ma main passait doucement sur la bosse de son pantalon, et Marc, la respiration saccadée, les joues rouges semblait perdre légèrement la tête. Cette vue en contre plongée était on ne peut plus érotique, et je sentis mon sexe vibrait douloureusement dans mes vêtements, réclamant grâce. Mais j’étais loin d’en avoir fini.

-S’il te plait, s’il te plait…..je, Oh…. ta bouche….hmmm

Marc ne semblait plus capable de prononcer une phrase digne de ce nom et je décidai que sa demande serait suffisante pour cette fois. Je baissai son pantalon et son slip, libérant une érection plus qu’alléchante, pour l’engloutir sans autre forme de procès. A genoux devant lui, continuant mes mouvements buccaux, je levai mon bras au niveau de son visage afin de lui tendre mes doigts qu’il s’empressa de lécher. Une fois bien humides, je les dirigeai entre ses cuisses et tandis que ma langue s’attaquait à ses bourses, mon premier doigt entra en lui. Il laissa échapper un gémissement qu’il bloqua de sa main. Ce n’était pas le moment de nous faire entendre. Je rajoutais rapidement un deuxième doigt, tandis que je voyais ses jambes sur le point fléchir.

-Antoine….viens…maintenant….s’il te plait….

Il me fallut une bonne dose de sang froid pour ne pas jouir rien qu’en m’entendant prononcer ces quelques mots. Après un dernier coup de langue je me relevai et le retournai face au mur tout en libérant mon sexe jusque là toujours prisonnier.

-Non…pas comme ça…..
-Si…

Et alors qu’il s’apprêtait à protester, je plaquai ma main sur sa bouche et le pénétrait un peu vivement. Son cri fut bien sur étouffé, mais je sentis ses larmes couler rapidement et sa main me griffer la cuisse tandis que l’autre l’aidait à se tenir au mur.

-Pardon mon ange….je lui murmurait à l’oreille en m’immobilisant. Si tu savais comme tu m’excites….Détends toi, détends toi mon amour et je te jure que tu vas crier de plaisir !

Ce n’était pas dans mes habitudes de sortir ce genre de choses pendant l’acte, mais j’avais l’impression qu’avec Marc, beaucoup de mes habitudes partaient en fumées….Et le voir si beau et désirable, totalement offert, presque soumis était terriblement excitant…..Bandant. marc était bandant et il était à moi. Il m’appartenait, corps et âme et j’adorais ça.

Il finit par se détendre, aidé par une de mes mains qui avait reprit des mouvements de va et viens sur son sexe, tandis que l’autre était toujours sur sa bouche. J’entamai de petits mouvements de bassin vérifiant qu’il suivait la cadence. Sa tête finit par se poser sur mon épaule et ma main libéra sa bouche pour essuyer ses larmes tandis que ma bouche retrouvait la sienne. Je sentais l’orgasme s’approcher et accélérai mes coups de reins, m’enfonçant plus loin et plus vite, pilonnant cette zone sensible au plus profond de lui. Ma main reprit sa place sur sa bouche, l’empêchant de crier tandis que je bloquai la mienne en embrassant son cou. Enfin après de longues minutes gémissements coordonnés, Marc se libéra dans ma main se contractant autour de mon sexe, et c’est dans un râle sourd que je me laissai à mon tour aller, en lui.

Tout de suite nous sommes tombés à genoux, nos jambes refusant de nous soutenir d’avantage. Et nous finîmes par nous enlacer, allongés à même le sol, toi entièrement nu, moi juste mon sexe de libre, transpirants mais apaisés, nos respirations reprenant peu à peu un rythme normal.

-Je…je t’avais dit que je ne voulais pas le faire comme ça…..
-Je sais, je suis désolé, tu m’as tellement excité,…

-J’avais tort….c’était….ouahou !!!
J’éclatai de rire.
-Content que ça t’ai plu.

-Je suis bien avec toi. Je voudrai que ces moments ne s’arrêtent jamais mais….

Ses yeux s’embuèrent à nouveau et je sus qu’il repensait aux épreuves qui l’attendaient.

-Ne pleure pas mon ange. Profitons de ce moment tout les deux, on verra ça plus tard, ok ? Profite juste de ce moment avec moi, s’il te plait.

Marc acquiesça et enfoui sa tête dans mon cou. 
-J’ai froid.
-Viens, rhabille toi.

Marc pris quelques mouchoirs et s’essuya le ventre puis se rhabilla, tandis que j’essuyai à mon tour toute trace de notre échange passionné. Je l’embrassai tendrement, rassuré de revoir la petite lueur dans ses yeux qui avait disparu la veille. L’avocate arriva en fin de matinée et après un dernier baiser, nous la retrouvâmes dans le salon. Elle était plutôt jolie femme, mais son visage était grave, et j’eus le pressentiment que la descente aux enfers ne faisait que commencer.

*Voilà, un petit chapitre. Je sais que c’est plus court que d’habitude, mais bon, c’est tout pour le moment. Le lemon n’était pas du tout prévu à ce moment de l’histoire mais je me suis faite dépecée vivant et frire dans l’huile bouillante pour vous avoir privé de la première fois de Marc….lol…donc je tenais à me rattraper un peu. Comme promis, il est dédié à Yue….parce qu’il n’est pas dit que Meryl aime gruger ses lecteurs…mdr

Le début entre Antoine et sa mère devait faire deux lignes….et si je m’étais écoutée, j’en aurai fait bien plus encore. On va dire que c’est une petite dédicace à toutes les mamans du monde….  « Une mère, ça ne peut pas tout faire, mais ça fait de son mieux » (Lynda Lemay) *

Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Mardi 29 janvier 2008
Eh bien mes amis me revoilà après maintes et maintes péripéties...8 semaines de stage, une belle évaluation, et une petit hospitalisation!!!!! Je suis sortie du bloc y'a quelques heures, et je reviens en force , pétant le feu (enfin je souffre un peu quand même...lol....c'est ça quand l'anesthésie fait plus effet...lol), pour me remttre à mon histoire...en plus les vacances approchent et donc, plus de temps libre....quoique la dernière fois que j'ai dit ça,  j'ai écrit qu'un chapitre...lol Alors je vous bizouille et espère vous revoir très vite!!!
Bisous
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Jeudi 3 janvier 2008

La faim me tira de mon sommeil. Un coup d’œil à mon réveil m’indiqua que nous avions entamé l’après midi et nous n’avions pas mangé depuis la veille. Je restai cependant allongé ne voulant pas réveiller Marc dont la tête était sur mon torse et le bras autour de mon ventre. Malgré la belle image qu’il me donnait de voir, mon estomac me rappela rapidement à l’ordre. Je tentais de me dégager mais Marc serra son bras plus fortement autour de ma taille.

-Je vais préparer à manger mon ange, je suis tout près.

Je n’étais même pas sur qu’il m’entende, mais en tout cas, il me laissa partir. En arrivant dans la cuisine, je me rendis compte que je n’avais pas fait les courses depuis un moment, et que par conséquent mes placards étaient vide…Je pestais un moment contre moi même et me dirigeai finalement vers la douche. Lorsque l’eau chaude glissa sur moi, je sentis une brûlure à l’épaule et découvrit la marque de dents que Marc m’avait laissé en souvenirs de nos ébats du début de journée. Je fermai les yeux et me laissai aller au plaisir que la douche me procurait. Aux bout de quelques minutes, je sentis un léger courant d’air chatouiller mes reins. Je souris mais restai immobile. Quand Marc m’entoura de ses bras, je me tournai vers lui et l’embrassai doucement. Il n’avait pas vraiment l’air bien réveillé et il pausa sa tête sur mon épaule.

-Pourquoi es-tu debout mon ange ? Tu as l’air crevé.

Marc grogna quelque chose et je pus distinguer quelques mots comme « ta faute », « partis », « tout seul »….

Je relevai sa tête pour l’embrasser à nouveau.

-Je voulais préparer un truc à manger, j’avais faim. Mais comme y’a plus rien, je vais devoir t’inviter à manger dehors !

-Mouais, ton ventre te perdras. Mais si tu m’invites, peut-être que je te pardonnerai de m’avoir lâchement abandonné sous ta couette.

La fin de la douche se fit presque calmement. Oui, parce que si je veux prendre une douche calmement, il ne vaut mieux pas que j’ai à disposition mon homme nu. Une fois dehors, Marc me prit la main et ne la lâcha qu’une fois arrivé à destination. J’étais heureux de voir qu’il était de plus en plus à l’aise avec moi à l’extérieur. Il ne semblait plus craindre les éventuels regards désobligeants et il était bien plus démonstratif, même lorsque nous n’étions pas seuls. Le seul léger problème à mes yeux pour le moment était que les parents de Marc me voyaient toujours comme un ami et n’imaginait sûrement qu’après ce qu’il avait vécu, Marc puisse aimer les hommes. Je voyais bien qu’il n’était pas vraiment satisfait de cette situation et en même temps il semblait terrorisé à l’idée de leur annoncer. Je n’avais pas revu ses parents depuis la fois où j’avais dormi chez eux et Marc n’avait pas l’air pressé de m’y inviter à nouveau. Je décidai de le laisser aller à son rythme plutôt que de me prendre la tête, et de profiter de ce que nous vivions tout les deux. J’étais heureux de voir Marc revivre et plutôt fier d’en être l’une des raisons. Jamais je n’aurai imaginé les revoir si vite et surtout pour ces raisons. Mais jamais je n’aurai non plus imaginé que Marc pourrait sombrer encore plus bas que là où il était quand je l’avais rencontré.

Nous avions presque fini notre repas quand Marc reçu un appel de sa mère. Si au début il semblait plutôt bien, je vis rapidement son visage blanchir…Il finit par raccrocher.

-Qu’est-ce qui se passe ?
-Je dois rentrer chez moi.
-Pourquoi ?

-Je ne sais pas trop. Ma mère m’a demandé de revenir tout de suite. C’est à propos de mon oncle…

-Ah…

Sur le coup je n’ai pas su quoi dire d’autre. Je ne suis vraiment pas doué pour parler quand je suis sous le choc. Je ne savais pas si je devais lui proposer de l’accompagner ou si il préférait y aller seul…je me demandais ce qu’il pouvait bien encore lui tomber dessus. Marc avait déjà enfilé son blouson et s’apprêtait à partir.

-Tu veux bien venir avec moi ?

Je croisai ses yeux embués de larmes. Il semblait s’attendre au pire…et moi aussi. Il prit ma main et se mit à marcher. Je ne sais pas s’il se rendait vraiment compte de ce qu’il faisait mais il prit le chemin le plus long pour arriver chez ses parents. Je préférai ne rien dire et le laissai me guider à travers les rues de la ville. Arrivé devant le portail, il stoppa. Je l’enlaçai maladroitement et embrassai sa tempe.

-Ca va aller mon ange. Sois fort.
-Tu restes avec moi hein ?
-Oui, je reste. Je suis là.

La porte d’entrée s’ouvrit sur la mère de Marc et je lâchai mon emprise tout en gardant une main sur son dos pour lui assurer ma présence. Sa mère sembla légèrement surprise de me voir mais elle ne fit pas de commentaire. Son père par contre semblait assez dérangé.

-Marc, si nous t’avons demandé de venir, c’est pour parler d’un sujet….particulier…pourquoi avoir amené un ami ?

A ce moment très précis j’aurais aimé être minuscule et me glisser dans un trou, ou partir en courant. Mais Marc avait besoin de moi…je me contentais donc de baisser la tête et de me sentir plus que mal à l’aise dans ce salon où je n’étais manifestement pas le bienvenu.

-Il est au courant papa…
-Quoi ?…
-Je lui ai tout dit.

Si Marc semblait au moins aussi mal à l’aise que moi, son père lui semblait au bord de l’apoplexie…Il semblait vouloir ajouter quelque chose mais la mère de Marc sentant le clash arriver prit la parole la première.

-De toutes manières maintenant, c’est fait. Si Marc tient à ce que son…ami…soit présent, c’est à lui de choisir.

Est-ce que c’était moi ou la mère de Marc s’était légèrement appesantit sur le mot « ami » ? Je devais être tendu vu que personne n’avait semblait relever la différence…Je décidai de laisser cette remarque dans un coin de ma tête quitte à y revenir plus tard. Marc reprit la parole s’adressant à sa mère.

-Pourquoi tu m’as appelé ? Qu’est-ce qui se passe ?

-D’abord asseyez-vous tout les deux. Bien. Marc ton avocate nous a appelé tout à l’heure. Il a décidé de faire appel.

-Quoi ?

-Il conteste la première décision rendue par la cour. Et il prétend….enfin l’avocate t’expliquera tout ça….

-Mais pourquoi ??? Pourquoi maintenant ? A quoi ça lui avance ? Il a déjà purgé sa peine…

-Je ne sais pas Marc, je ne sais pas…
-Oh nooonn…
-Ce n’est pas tout….
-….

-Marc….tu as plus de quinze ans maintenant. Tu…tu vas devoir témoigner devant la cour…

-Quoi ??…

-Tu vas devoir…racon…expliquer ce qu’il s’est passé…cette nuit là…

Je voyais Marc se décomposer au fur et à mesure que sa mère parlait, tandis qu’elle retenait difficilement ses sanglots. Son père partit s’enfermer dans son bureau.

-Je….je ne peux pas….je ne pourrais jamais….non…je ne veux pas….

Ce n’était plus qu’un murmure, une litanie qui revenait sans cesse dans sa bouche…Ne sachant trop comment réagir, je posai ma main sur son genoux, mais il la rejeta violemment et partit à son tour. Je plongeai ma tête dans mes mains.

Il y a quelques heures à peine nous faisions l’amour, je le revoyais fermer les yeux, se mordiller la lèvre, gémir, je me souvins le plaisir d’être enfin en lui, de le sentir se cambrer en accord avec mes mouvements. Tout avait été lent, tendre, comme au ralentit, mais jamais je n’avais ressenti autant de plaisir qu’à cet instant, lorsque nous ne faisions plus qu’un, lorsqu’il murmurait mon nom la voix rauque et tremblante de plaisir. Contrairement aux autres fois, j’avais été serein. Je savais que cette fois ci serait la bonne. Pourquoi ? Je ne sais pas moi même. Peut être parce que cette fois-ci, c’était lui qui m’avait demandé, peut-être parce que enfin il s’était libéré du poids de son fardeau, peut être parce qu’il était enfin sur de nos sentiments respectifs…Plus de faux semblants, plus de secrets, seulement l’amour, l’amour du cœur, l’amour physique, et la passion mêlée au plaisir faisant le reste. Ensuite nous avions recommencé encore deux fois, un peu plus rapides, un peu plus physiques, les gémissements remplacés par les cris, les caresses par les griffures, et quand enfin il avait joui pour la troisième fois, je sentis ses dents se planter dans mon épaule, la douleur décuplant le plaisir de l’instant. Inconsciemment je caressai par dessus mon tee-shirt, l’endroit de la morsure, encore à vif. La douleur me permit de m’assurer que cette matinée je ne l’avais pas rêvée, et que Marc m’avait bien donné son corps, contrairement à maintenant où il ne permettait plus que je le touche.

La main sur mon épaule me fit sortir de mes tourments. La mère de Marc me regardait fixement et je remarquai qu’elle avait les mêmes yeux que lui. Bleus, profonds, expressifs..

Elle essuya les quelques larmes que je n’avais pas eu conscience de laisser couler.

-Ne craque pas maintenant. Marc va avoir dans les moi qui viennent plus que jamais besoin du soutient de son compagnon.

-Je…qui…quoi ?

Oui, là encore j’ai fait preuve avec brio de mes talents d’orateurs. Pour ma défense, il faut dire que ça fait un choc.

-Je ne suis pas stupide Antoine. Je le vois revivre auprès de toi. Il s’épanoui à nouveau et seul l’amour a ces vertus. Mais j’avoue que j’ai eu quand même quelques doutes à cause de…enfin de ce qu’il a subi plus jeune. J’en ai eu la confirmation quand j’ai appelé chez Gaston il y a quelques semaines, Marc m’avait dit qu’il devait dormir chez lui…mais il a du mal s’organiser car Gaston dormait chez sa petite amie. Je veux juste savoir si tu l’aimes.

-Pardon ?

-Oui, je sais, c’est plutôt direct comme question, mais vois-tu, si grâce à toi Marc est sortit de l’enfer dans lequel il s’était enfermé, il pourrait très bien y retomber aussi vite. Si tu te joues de lui, je te demanderai de le laisser immédiatement. Il a déjà bien assez souffert comme ça, et il semblerait que ça ne sois pas terminé, il n’a vraiment pas besoin d’un chagrin d’amour par dessus.

Sa vois était très calme, mais ses yeux perçants lançaient des éclairs.

-Es-tu amoureux de mon fils ?

J’aurai voulu lui dire que je l’aimais plus que tout, que jamais je ne lui ferai de mal, que je voulais le protéger de tout et surtout de ce malade qui faisait de sa vie un enfer. Que je voulais passer ma vie avec lui, que ses larmes me rongeaient et que ses rires me faisait aimer la vie. Je répondis un murmure, la voix enrouée :

-Oui.

Eloquent ! Cependant, elle sembla satisfaite. Elle n’avait pas lâché mon regard une seconde et j’en déduis qu’elle y avait vu la vérité. Elle se détendit et esquissa même un petit sourire.

-Est-ce vrai qu’il t’a tout raconté ?
-Oui…ce matin…il…je crois que je n’ai pas été à la hauteur.
-Comment ça ?

-Je n’ai pas su quoi lui dire. Je voulais le rassurer, lui montrer que j’étais là….mais je n’ai rien trouvé à dire qui puisse l’aider.

-Antoine, je crois qu’il n’y a rien à dire dans ces conditions. Ta présence et ton soutient, même si il est muet sera bien plus utile à Marc que tous les discours que tu pourrais trouver.

-Oui, sans doute….

-Fais moi confiance, je l’ai vu renaître grâce à toi. Pour ça je ne pourrai jamais assez te remercier. Et ce matin au téléphone, il m’avait l’air si heureux….je m’en veux tellement de le faire replonger dans ce cauchemar…mais si tu es à ses côtés, il s’en sortira. Je le sais.

-J’espère.
-Va le rejoindre.
Je me levai et me dirigeai vers sa chambre.
-Antoine…
Je me retournai.

-Je sais que ce que je te demande est difficile et que tu ne devrais pas porter une telle responsabilité sur tes épaules, mais….je ne sais plus quoi faire…

Elle avait fini sa phrase dans un sanglot. Je pris conscience de l’impact qu’un seul événement pouvait avoir sur la vie de toute une famille. Cette famille là semblait avoir éclatée cinq ans auparavant, et avait beaucoup de mal à s’en remettre.

-Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention de le laisser tomber. Je ferai de mon mieux…

Elle me sourit tendrement. Plus je le regardai plus je trouvai qu’elle ressemblait à Marc. Je me dirigeai à nouveau vers la chambre de mon homme. Je respirai un grand coup avant de frapper à la porte. Evidemment je n’eus aucune réponse. J’hésitai à entrer quand même. Après tout il m’avait repoussé quelques minutes plus tôt. Je poussai la porte, la chambre était plongée dans le noir. J’entrai et la refermai derrière moi. J’attendis quelques instants que mes yeux s’habituent à l’obscurité.

-Marc ?

Je finis par l’apercevoir dans un coin, assis, la tête sur les bras eux même posés sur les genoux repliés. Je revins quelques mois plus tôt quand je l’avais vu dans le parc, en larmes.

-Mon ange ?
J’approchai doucement, m’accroupissant devant lui.
-Marc, répond moi s’il te plait… 

J’approchai ma main de sa tête et après une dernière hésitation, je la passai dans ses cheveux. Marc sursauta légèrement et releva la tête.

-Antoine ?
-Je suis là mon ange.

Je posai les genoux au sol et le serrai dans mes bras, rassuré qu’il ne s’éloigne pas à nouveau. Il s’agrippa à mon tee-shirt et pleura sur mon épaule. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça, assis dans le noir, lui pleurant, moi tentant de le rassurer. Quand il cessa de trembler, je l’aidais à se déshabiller et à se coucher. Je le berçai lui murmurant des mots tendres au creux de l’oreille et quand enfin sa respiration devint régulière je me décrochai difficilement de son étreinte et rejoignit le salon. J’allai prévenir la mère de Marc de mon départ tout en précisant que je repasserai le lendemain et je sortis. Tout en marchant doucement pour rejoindre le centre ville, je sortis mon téléphone.

-Allo ?!!
-Maman…

-Oh mon poussin….mais qu’est-ce qui se passe ? Tu pleures ?

-Maman….
-Antoine réponds….qu’est-ce qu’il y a ? Antoine….
-….maman….est-ce que je peux dormir à la maison ce soir ?
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Dimanche 23 décembre 2007
Coucou tout le monde!!!

Je sais, j'ai pris pas mal de retard.....je vous présente donc (comme à chaque fois) mes plus plates excuses... Mais, comme surement beaucoupo d'entre vous, je suis ENFIN en vacances, et malgré le boulot que j'ai à faire et le repos que je mérite (lol), je vais essayer de m'avancer dans la fic le plus possible. Par contre, n'étant pas chez moi, je ne sais pas si j'aurai la possibilité de publier au fur et à mesure...je verrai bien.
Je vous embrasse toutes bien fort et je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année!!!!
Bisous


Me revoilà, pas vraiment reposée mais heureuse de mes vacances!!! par contre je ne me suis pas beaucoup avancée dans ma fic...j'ai juste écrit le chapitre 13...faut dire, j'étais complètement bloquée sur cette histoire de lemon...je le mets bientôt mais il faut juste que je vérifie quelque chose parce que comme je n'avais pas les chapitres précédents avec moi, je crois qu'il y a quelques i ncohérences...j'essai de faire ça auourd'hui.
Bisous à vous, et j'espère que vous avez passé de très bonnes fêtes et que vous avez été gâtées!!!
P.S: je suis dégoutée (oui, ça m'arrive souvent), j'avais une idée de scène entre Marc et Antoine qui me plaisait bien et je suis tombée sur une autre fiction qui contenait sensiblment la même, je vais devoir laisser tomber...pfiou, c'est dur la vie d'artiste...mdr
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Samedi 8 décembre 2007
Hello everybody, everybody hello!!!


Ce n'est pas la suite de coeur figé (je ne sais toujours pas si je vais faire ce foutu lemon donc, on y est pas), mais je vous avais parlé d'une histoire je crois qui me trotait dans la tête, ben la voilà. C'est donc finalement une one-shot...et elle ne ressemble pas vraiment à celle que j'avais prévu au départ...mais bon, elle donne ceci, j'espere qu'elle va vous plaire.
Bisous!!!

P.S: Yue,  tu pourrais m'expliquer comment tu vois les choses? Parce que je veux bien laisser un chapitre entre deux, mais vu leur posture....je ne vois pas comment les faire attendre....à moins que je ne les coupe en plein élan...tiens, ça me donne une idée...vive le sadisme!!!!

Pour les autres, pas de panique, je voulais faire sortir l'oncle de Marc de prison pour éffectivement se venger de lui, mais finalement, j'ai troué autre chose....de plus sadique (niark niark)....donc voilà, vous verrez bien!!!

Je vous aime alors ne tapez pas trop fort...et pas sur la tête, merciiii!!!!
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Samedi 8 décembre 2007

Te souviens-tu mon amour de notre première rencontre ? Nous étions jeunes, nous étions beaux, nous étions cons. Nous nous sommes haïs immédiatement, un vrai coup de foudre à l’envers. Tes airs supérieurs, ta froideur, tout en toi me faisait vomir. Nos premiers mots ont été des insultes, nos premiers geste des coups, notre premier lieu commun la salle de retenue.

Te souviens-tu mon amour des deux années qui ont suivi ? Nous ne pouvions pas nous croiser sans nous frapper. Pas une fois nous avons eu une conversation civilisée. Notre haine avait atteint un point de non retour, nous avions presque divisé l’école en deux camps. Les questions ne se posaient plus, les coups fusaient, nous avion fait de cette école un champ de bataille ou nul ne pouvait plus trouver le repos.

Te souviens-tu mon amour de cette fois là, où je t’ai retrouvé dans le parc ? C’était 2 ans après notre première rencontre, 2 ans après nos premières insultes, 2 ans après notre premier affrontement. Tu étais assis contre un arbre, tes bras entourant tes genoux repliés, la tête baissée. Je m’étais approché pour pouvoir me moquer, mais plus mes pas me portaient vers toi, plus je sentais mon cœur se serrer. Sais-tu que je t’ai détesté pour ça ? Je ne voulais rien ressentir d’autre pour toi que de la haine et du mépris. Nos « échanges » si particuliers étaient devenus ma drogue. Je ne pouvais pas passer une bonne journée sans avoir vu ton visage, mais si pour cela, je devais te frapper, même si pour cela je devais souffrir. Tu était le lien qui me maintenait en vie, la raison pour laquelle je me levais le matin. Je me suis approché de toi, et alors que ma raison me disait de profiter de cette première faiblesse pour t’humilier, mon cœur me criait de te serrer contre moi. Pour la première fois en 2 ans, j’ai choisi d’écouter mon cœur. Quand tu as relevé les yeux, tu as été surpris…ou peut être pas. Tu as faiblement tenté de te lever, mais je te tenais fermement, je ne t’aurai pas laissé t’échapper. Tu as passé plusieurs heures dans mes bras, nous n’avons échangé aucune parole, puis tu t’es relevé et tu es partit. Sans un mot, sans un bruit.

Te souviens-tu mon amour de cette fois où tu as frappé à ma porte ? Nous nous sommes regardés, je t’ai laissé entrer. Te souviens-tu de ce que tu m’as avoué cette nuit là ? Te souviens-tu des caresses échangées, de nos baisers hésitants, brûlants, passionnés ? Cette nuit là, nous avons baissé les armes, et pour la première fois, nous avons parlé. Sans insulte, sans coup, sans peur. Nous avons tombé les masques et appris l’un de l’autre ce que nous refusions de voir. Le côté doux, le côté beau, le côté tendre. Alors la guerre a cessé. Personne ne comprenait, mais ça nous était égal, nous nous ignorions à l’école, et nous nous retrouvions le soir, chez l’un ou l’autre. Nous parlions de tout de rien, nous apprenions à nous connaître. Plus rien d’autre ne comptait dans ces moments là que nos nouveaux échanges, nos murmure, nos rires.

Te souviens-tu mon amour de ce jour où tu m’as attendu à la sortie ? J’étais surpris, mais sans doute moins que toutes les personnes présentes autour de nous. Nos deux anciens camps prêts à remettre le couvert en cas d’éventuelle agression venant de toi ou moi. Ce jour là, tu m’as pris la main, et nous somme rentrés ensemble, sous les yeux ébahis de nos amis. Ce jour là, je t’ai demandé pourquoi. Tu m’as répondu que tu m’aimais, que tu ne voulais pas te cacher, que tu voulais pouvoir me serrer contre cœur dès que l’envie t’en prenait. Tu m’as avoué tes craintes, face à la réaction de nos amis, de nos familles, mais tu as ajouté que pour moi, tu étais prêt à affronter tout ça. Ce jour là, j’ai fait la seule chose sensée, je t’ai embrassé.

Te souviens-tu mon amour de notre première fois ? Nos mains tremblaient, nos yeux brillaient. Nous étions vierge tout les deux. Ce n’était pas les occasions qui nous avaient manqué, mais nous savions que nous avions bien fait d’attendre. Nous étions maladroits, mais nous étions heureux, amoureux. Nous avons passé plusieurs heures à nous caresser, sans chercher plus loin. Et puis à un moment tout s’est accélérer. Nos corps se cherchaient, nos gémissements s’amplifiaient. Et puis, enfin, tu es venu en moi. J’ai crié. Je ne savais pas si c’était de douleur ou de plaisir…sans doute un savant mélange des deux. Tu m’as rassuré, tu m’as caressé, et nous avons repris en cœur nos mouvements langoureux. Cette nuit là, nous avons fait l’amour. Rien n’était prémédité, c’était venu comme ça, et c’était bon. J’aurai voulu que cette nuit ne finisse jamais. C’était sans savoir que tu ferais de chaque jour une merveille à vivre.

Te souviens-tu mon amour de la fin de nos études ? Tu m’as annoncé que tu partais un an à l’étranger. Sais-tu que ce jour là, tu m’as brisé ? Tu me disais que rien ne changerait, qu’on se retrouverait, que tu m’aimais, mais moi, j’étais terrorisé. Je ne voyais que ton absence pendant ces longs mois, ces autres hommes qui t’entoureraient. Et puis tu es parti. Tu me téléphonais, tu m’écrivais, je te répondais. J’étais mal, tu me manquais, je priais le ciel pour que tu me reviennes. Et puis je me suis rendu compte que tu avais raison. Qu’une année dans une vie, ce n’était pas si long et que ça passait même plutôt vite. Alors je t’ai encouragé dans ce que tu faisais. Je voulais que tu réussisses, que tu t’épanouisses. Et je te sentais revivre, à l’autre bout du monde, comprenant que ton abattement venait du mien, et gardant la certitude que tu me reviendrais.

Te souviens-tu mon amour de nos retrouvailles ? Nous n’avons eu du mal à attendre d’être chez moi. Cette fois là, tu m’as fait l’amour sauvagement. Nous sentions ton absence, notre manque, notre impatience. Si jusque là nos rapports avaient tous étaient marqués de tendresse, celui-ci fut brutal, violent, purement jouissif. Nous avons refait l’amour plusieurs fois cette journée, plus calmement, retrouvant nos sensations tout juste endormies, redécouvrant nos corps trop longtemps séparés. Cette fois là, nous savions que rien ne pourrait plus nous séparer.

Te souviens-tu mon amour de ce soir où je t’ai invité au restaurant ? Tu m’as traité de fou toute la soirée parce que tu trouvais que c’était bien trop luxueux pour nos moyens. Arrivé au dessert, je t’ai finalement avoué que pour une occasion exceptionnelle, il fallait un endroit exceptionnel. Je crois que tu n’as pas compris le sens de cette phrase, jusqu’à ce que tu manges ton dessert et que tu y trouves l’anneau que j’avais fait déposé. Tu m’as regardé, je t’ai souri, je t’ai demandé de m’épouser. Tu as pleuré, tu as accepté, nous nous sommes mariés. Nous étions entourés de nos proches, amis et famille, je crois que ça restera le plus beau jour de ma vie.

Te souviens-tu mon amour de cette fois là où tu es rentré chez nous le visage ravagé ? Tu n’étais pas bien depuis quelques mois. Tu es allé consulter un médecin, puis un autre. Ce jour là, tu revenais de ton rendez-vous chez un spécialiste. Tu tenais cette feuille dans ta main. Quand je t’ai vu, je t’ai demandé ce qui se passait, tu m’as pris dans tes bras et tu m’as dis à quel point tu m’aimais. Cette déclaration m’a noué les tripes. Je t’ai demandé pourquoi tu me disais ça comme si tu allais mourir. Et quand tu as répondu que c’était le cas, je me suis effondré. Tu m’as dit que avais un cancer, que ton cerveau était atteint, que tu avais peur de mourir, que tu m’aimais, qu’il fallait que je sois fort. J’ai refusé, j’ai crié, j’ai pleuré, mais les faits étaient là. Tu n’en avais plus que pour quelques mois, alors nous avons décidé d’en profiter un peu. Nous avons voyagé, nous avons profité, nous nous sommes aimés. Puis nous sommes rentrés, et je crois que là, le vrai calvaire a commencé.

Te souviens-tu mon amour de tes séances de tortures ? De tous ces examens, de ces prise de sang, de ces médicaments qui te vidaient des tes forces, de ces spécialistes qui s’enchaînaient les uns après les autres pour tenter de comprendre, de trouver une solution. Te souviens-tu de ce jour où nous avons appris que peut être une opération envisageable, qu’elle était risquée, qu’il y avait peur de chance de survie ? Ce jour où ce foutu espoir à commencé à renaître dans mon cœur. Tu m’as demandé de ne pas trop y croire, tu m’as supplié de ne pas m’accrocher à cet espoir. Mais que voulais-tu que j’y fasse. Cette nouvelle m’avait sortit des ténèbres et même si je savais que la chute risquait de n’être que plus douloureuse, je m’y suis cramponné, avec toute l’énergie de mon désespoir. Je ne te montrais rien, mais tu avais compris, alors tu as soupiré. Tu m’as dit que tu m’aimais et que quoiqu’il arrive, il fallait que je sois fort. Et puis ils t’ont emmené.

Te souviens-tu mon amour ? Te souviens-tu de tous ces souvenirs qui font notre vie ? Moi je m’en souviens. Et alors que je me passe en boucle le film de notre histoire, l’horloge devant moi semble faire exprès de ralentir le temps. Cela fait plusieurs heures que tu es au bloc mon amour. Plusieurs heures que je tourne en rond, que je me ronge les sangs, que je me fais sermonner par les infirmières me disant de rentrer chez moi. Si tu étais à mes côtés, tu rirais de moi. Tu me dirai que ce ne sont que quelques heures comparées au derniers mois qui ont été épuisants, aux nuits sans sommeil, aux mauvaises nouvelles, aux faux espoirs. Tu dirais que je suis trop impatient, et qu’il faut savoir attendre pour profiter pleinement. Mais si tu étais près de moi, je ne serai pas dans ce couloir d’hôpital à attendre que la mort veuille ou non de toi, je ne serai pas entouré de mes parents et des tiens, ainsi que de nos amis, tout ce petit monde qui se relaie autour de moi pour me soutenir, qui m’apporte du café, des sandwich pour que je n’ai pas à quitter mon poste. Ils sont très présents depuis ces quelques mois. Nous avons su faire le tri entre les vrais amis et les autres. Et si tes parents n’avaient pas beaucoup approuvé notre relation, si tu étais en froid avec eux, ils sont pourtant là aujourd’hui. Ils sont là depuis que tu leur as dit. Et ils ont bien compris que ton bonheur valait plus que tout pour eux. Je crois que je pourrais même être assez proche de ton père, on commençait à s’entendre plutôt bien. Mais malgré tout l’amour qui m’entoure, tu sais bien que si tu pars, je n’y survivrai pas. Je ne te l’ai pas dit, mais je sais que tu as compris. Tu m’as demandé tant de fois d’être fort en me suppliant des yeux. Ces yeux qui me demandaient de vivre, de vivre pour toi, de vivre pour nous. Mais tu as compris dans mes non-réponses que j’en étais incapable. Alors tu m’as pris dans tes bras et m’a serré contre ton cœur. En revivant ces moments qui ont jalonné notre vie, je sais avec certitude que je ne peux pas vivre sans toi, tu es mon souffle, tu es ma lumière, tu es mon tout. Alors aujourd’hui je te le demande, s’il te plait, mon amour, ne meurs pas
Par Meryl - Publié dans : One-shots
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Dimanche 2 décembre 2007
Ayéééé, le chapitre 12 est enfin posté...c'est pas trop tôt...mais je dirai que j'en suis assez fière...enfin c'est pas du grand art, mais j'aime bien ce qui s'y passe...lol, ou ce qui ne s'y passe pas...lol...non me tapez pas!!!  Donc désolée (je m'excuse souvent dis donc...faudrait que je me bouge un peu, ça m'éviterai  d'avoir à présenter des excuses à chaque fois) )pour le retard...mais j'espere que ce chapitre vous plaira!!!  Malgré le temps mis, j'ai eu plaisir à l'écrire.

Merci d'avance à Camscoums de ne pas créer la ligue anti-retard-de -Meryl.....parce que ça serait la honte quand même...lol

A bientôt!!! Meryl qui vous aime fort et qui espere ne pas se faire taper pour la fin du chapitre pleine de...suspens...


Edit du 05/12/07:


AAAHHHHHH je suis trop dégoutée...je savais bien que j'avais oublié un truc...j'ai pas parlée de l'orae...purééeeee je voulais le mettre en plus, mais quelle couillonne (oups  ça m'a echappée)...punaise...je suis vraiment dégoutée...euh, ça vous dérangerait de faire semblant d'avoir lu que je parlais de l'orage pendant la confession de Marc??? Hein? S'il vous plaaaiiittttt!!!!!! Parce que c'est quand même vachement important...enfin pour moi...bon je vais aller me pendre, je reviens après.

Sors doucement la tête de son trou..."Camscoums????...tu es là???" replonge brutalement dans son trou de peur d'être frappée!!!  "Tu m'en veux???...non parce que tu sais heu....c'était pas pour t'embeter hein....on fait la paix???"...mdr

Pour ne pas que se  développe la ligue anti-frustration-engendrée-par-Meryl, je vais me mettre à l'écriture du chapitre 13...bon je vous dis pas qu'il sera finis rapidement, mais au moins, je vais commencer...


Par contre cruel dilemme....j'hésite beaucoup. Je sais que la scène de la première fois de Marc est importante (faites pas comme si vous n'attendiez pas que ça depuis le début hein...), mais j'hésite entre l'écrire ou ne pas l'écrire et reprendre le récit un peu plus loin...histoire de laisser une certaine intimité quoi...(la première qui dit que ce ne sont que des personnages qui sortent de mon esprit et que par conséquent ils s'en contrefichent d'avoir ou non de l'intimité...eh bien...je boude)....Voilà, j'aurai donc besoin de vos lumières (en essayant de restreindre vos esprits pervertis par la luxure...lol...pour rester objectives)...qu'en pensez vous....
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Dimanche 2 décembre 2007

Les cours avaient repris depuis quelques semaines, et j’étais incontestablement devenu le number one de la masturbation, le gourou du plaisir en solitaire…Je voyais Marc régulièrement et nos câlins étaient à chaque fois un peu plus poussés, mais jamais je ne retentai de le pénétrer autrement qu’avec mes doigts ou ma langue. C’est pour cette raison que j’étais devenu le champion du monde de la branlette, je devais évacuer le plus possible mon désir avant de le retrouver, et jusque maintenant, ça marchait plutôt bien. Marc prenait de l’assurance, chaque jour un peu plus. Ses caresses étaient plus pressées, ses baisers plus fougueux, il prenait souvent l’initiative des câlins et m’avait même pris plusieurs fois sans que je dirige tout. Il ne sursautait plus quand on le touchait par surprise, mais surtout, il resplendissait. Il avait le sourire aux lèvres presque tous les jours et avait retrouvé une vie sociale normale. Il passait beaucoup de temps avec Gaston, j’en aurai presque était jaloux si il ne compensait pas entièrement avec les moments que nous passions seuls. J’avais retrouvé mon appartement que Marc squattait allègrement, il n’avais pas encore eu l’occasion de se servir de sa clé, mais il la conservait toujours sur lui, et j’en était enchanté. Et même si il rentrait chez lui le soir en semaine, il passait souvent des week-ends entiers blottis dans mes bras à me murmurer des mots d’amour dont je me délectais sans modération. Même si les rêves que je faisais chaque nuit étaient, il faut l’avouer, les meilleurs films pornographiques que j’avais vu (et pourtant, j’en avait vu un paquet), ma frustration sexuelle s’était un peu calmée quand je découvris que Marc devenait un maître dans l’art de la fellation…Il était revenu d’un week-end chez ses parents et le lundi soir, il était venu chez moi, et m’avait littéralement sauté dessus. Lorsque j’avais commencé à le déshabiller, il m’avait prié de le laisser faire….et je n’avais pas du tout regretté. Il était stressé, maladroit mais diablement doué. Et à chaque fois qu’il m’offrait le plaisir de sa bouche et sa langue, je jouissais plus fort encore que la fois d’avant.

Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes, et comme toujours dans ces moments là, ça n’allait pas durer.

Un jour de fin de semaine de classe normale (donc un jour ennuyeux), Marc n’était pas venu. Je ne m’inquiétais pas vraiment mais je me maudissait d’avoir oublié mon portable chez moi et de ne pas pouvoir prendre des nouvelles de mon ange qui devait sans doute être cloué au lit, ayant sûrement prit un coup de froid. Je sortais de mon dernier de la journée, en me disant que la seule chose que j’avais retenu était que notre plafond de salle comprenait 65 plaques de contre plaqué., et je rentrai chez moi, pressé de prendre des nouvelles d’un certain blond qui hantait mes pensées. J’eus la surprise de le retrouver chez moi, assis sur mon sofa, les bras reposant sur ses genoux repliés. Mon sourire s’effaça quand il le va la tête et croisa mon regard. Il semblait bouleversé, et ses joues étaient striées de larmes. Je me précipitai vers lui pour le prendre dans mes bras et m’asseoir contre lui. Ses sanglots redoublèrent. Voyant qu’il n’était pas en état de parler, je me contentais de le serrer contre moi en le berçant, passant mes doigts dans ses cheveux qui avaient beaucoup poussés depuis le début de l’année, tombant sur ses épaules. Il ressemblait plus que jamais à un ange. Lorsqu’il se calma un peu, je tournai son visage vers moi et l’embrassai.

-Qu’est-ce qui se passe mon ange ?

Marc me regarda un instant puis baissa les yeux.. Il murmura quelque chose que je ne compris pas tout de suite. Je lui demandai tendrement de répéter.

-Il est sortit.
-Quoi ? Comment ça ? Qui est sortit ?
-Mon oncle…..mon oncle est sortit de prison…
-Comment ça se fait ?

-Il a été condamné à 8 ans de prison et ils ont raccourci sa peine…..pour bonne conduite en plus. Comment peut-on prétendre que ce type a eut une bonne conduite après ce qu’il….Oh, merde Antoine, j’en peux plus….

Si le début de sa phrase reflétait sa colère, la dernière partie, elle, avait été débitée d’une voie lasse, usée…on aurait dit un vieillard fatigué de la vie, et je sentis mon ventre se contracter sous l’angoisse de le revoir plonger à nouveau dans une spirale infernale.

Après une révélation pareille 99.9% de la population aurait tenté bon grès malgré de trouver des mots de réconforts et de soutient pour aider la personne aimée. C’est d’ailleurs ce que je fis, pendant un long moment. Il était déjà tard et mon brillant cerveau devait être en surchauffe car je me levai en tirant sa main et lui dit :

-Viens avec moi.

Il était surpris, mais me suivit sans broncher. Ce n’est qu’en arrivant devant le bâtiment qu’il écarquilla les yeux.

-Antoine…..je viens t’annoncer que la personne qui a bousillé ma vie vient de sortir de taule et toi, tu m’emmènes….EN BOITE ???!!!

-Euh….oui, c’est sur que dit comme ça, ça peut paraître bizarre. Mais s’il te plait, fais moi confiance. Tu as besoin de te défouler, et la danse est un bon moyen d’évacuer.

-Je ne pense pas que….et puis un orage se prépare, ça va péter cette nuit, je ne veux pas être dehors quand….

-Arrête de penser mon ange, et viens. On va essayer, si vraiment ça ne te plait pas, on rentre, ok ?

Marc semblait partager entre l’incompréhension du stratagème et l’énervement contre la folie du stratège, mais il finit par soupirer, hausser les épaules et ajouter :

-Très bien, allons-y. Mais je te préviens je ne sais pas danser.

Je l’entraînais par la main et après avoir payé nos entrées, nous entrâmes dans la salle de danse plutôt surchauffée. Pour nous détendre un peu, je nous dirigeai directement vers le bars. Et après quelques verres, Marc semblait déjà un peu plus vaillant. Je l’entraînais alors sur la piste.

-Je t’ai dit que je ne savais pas danser.

-C’est pas grave, je vais t’apprendre. Regarde c’est très simple

Je le collai alors contre moi, une de mes jambes entre les siennes, posant mes mains sur ses flancs. Il soupira un instant puis posa ses mains sur mes épaules. Je commençai alors à onduler doucement et quand Marc fut à mon rythme, j’augmentais la cadence jusqu’à atteindre le rythme donné par le boum boum de la musique.

J’étais assis au bar tandis que Marc se déhanchait sur la piste. Il m’avait épuisé à enchaîner les danses sans s’arrêter, alors je l’avais laissé sur la piste et avais trouvé une table dans un coin. Et il disait ne pas savoir danser….Je l’observais bouger….il était plus qu’attirant et le plus étonnant était qu’il ne semblait pas s’en rendre compte. Il portait un jean noir très bien coupé et la sueur collait sa chemise sur son torse. Les deux boutons du haut étant déboutonnés et laissant apercevoir son torse, il avait tout de la bombe sexuelle…le seul léger problème étant que je n’étais pas le seul à l’avoir remarqué et qu’un groupe de mecs de plus en plus importants commençaient à s’agglutiner autour de lui. Je me forçais pourtant à rester à ma place. Après tout Marc ne devait pas s’être amusé depuis longtemps et le fait de se sentir désirable ne pouvait lui faire que du bien. Je m’accrochai donc à mon siège, forçant ma volonté à avoir confiance en lui et à attendre qu’il veuille bien me rejoindre….Mais une sournoise angoisse vint prendre place au creux de mon estomac. Après tout, Marc allait beaucoup mieux maintenant. Et même si il n’avait pas encore passé le cap de l’acte sexuel pur, il était indéniable qu’il s’était lâché. Une petite voie chantait dans ma tête qu’il n’aurait bientôt plus besoin de moi et qu’il partirait. Je tentais de repousser cette idée, mais elle s’agrippait à moi comme un chewing-gum sous une chaussure (désolée, j’ai pas pu m’en empêcher…). Je sentais la nausée me gagner et je n’allais pas tarder à aller aux toilettes quand je relevai la tête vers Marc….Il était maintenant collé contre plusieurs personne, on aurait dit un essaim d’abeille autour de leur reine. Mais lui n’avait pas l’air de s’y plaire vraiment. Il tentait de repousser en vain les corps et les mains qui tentaient de se balader sur lui, mais face au nombre, il n’avait aucune chance. Son regard croisa alors le mien et je pus y lire la même détresse que celle qu’il avait eu quand je l’avais retrouvé dans les toilettes du lycée ou que j’avais tenté une approche trop rapide. Il me suppliait du regard de venir le sortir de là. J’envoyais bouler toutes mes idées noires. Il avait encore besoin de moi. Et même si il devait me quittait un jour, ça n’était pas pour aujourd’hui, et pour l’heure je devais le sortir de ce guêpier. Je bondis de mon coin et me dirigeai vers lui bousculant un nombre incalculable de mâles en rut, pour finir par atteindre l’homme de mes pensées. Je le pris doucement dans mes bras et il s’agrippa à mon cou.

-Désolé messieurs, la place est prise.

Je reçus beaucoup de regards qui tuent, mais les gars de dispersèrent petit à petit en grommelant des « dommage » ou des « c’est toujours pareil » voire même des « espèce d’allumeur » directement adressés à Marc…mais je n’y prêtais pas attention. Je serrai mon homme en attendant que sa respiration se calme…

-Eh bien, tu as eu un sacré succès !!!

Il releva la tête et me fit un petit sourire gêné.

-On peut rentrer maintenant ?

-Oui si tu veux, je vais prendre nos vestes.

Je les récupérais à la consigne et rejoignis Marc aux portes de la boite.

-Antoine….

Je m’arrêtais et regardais Marc, il avait pillé net, semblant fixer quelque chose. Je suivis son regard et constatais que l’orage avait éclaté pendant que nous étions à l’intérieur. Et si le bruit de la musique nous l’avait caché, il était maintenant impossible de le nier.

-Euh…si tu veux, on peut attendre un peu.

-Oui….oui, je veux bien.

Je le pris à nouveau dans mes bras et m’installai debout près de la porte, dans un recoin. Marc enfoui sa tête dans mon cou, et tandis qu’il tressaillait à chaque coup de tonnerre, je repensais à ce qu’il m’avait dit. Si chaque fois qu’il entendait le tonnerre il revivait son viol, je comprenais qu’il ne le supporte pas. Il faudrait que quelque chose détourne ses pensées…il faudrait que quelque chose de bien pour lui se produise lors d’un orage, quelque chose d’assez bien pour oublier le reste, quelque chose….

Je sentis mes lèvres s’étirer en un petit sourire. Je relevais doucement son menton avec mes doigts et posais mes lèvres sur les siennes. Rapidement, ma langue passa le barrage de ses dents et le baiser se fit langoureux . Mes mais parcoururent le haut de son corps, et l’une d’elle retira sa chemise de son pantalon et passa en dessous. Celles de Marc se perdaient sur ma nuque et dans mes cheveux, je sentais son souffle s’accélérer, mais quand je passais ma main sur son érection grandissante, il s’éloigna un peu.

-Qu’est-ce qu….
-Shhhtt, laisse toi faire.
-Mais…on pourrait nous voir.

-Non ne t’inquiète pas, nous sommes dans un recoin, et si tu restes bien collé contre moi, on ne verra rien…

Je passais mon bras dans ses reins et le collais contre moi tout en dégrafant son jean. Je fis pénétrer ma main à l’intérieur et caressai lentement son sexe au moment ou un énième coup de tonnerre retentit, et c’est avec plaisir que je découvris que Marc n’avait pas sursauté…à peine tressaillit. Il était maintenant accroché à mon cou, la tête enfouie dedans, tentant tant bien que mal de ne pas gémir sous mes vas et viens de plus en plus rapides. Et dans un dernier coup de tonnerre, il se laissa venir dans ma main dans un soupire étouffé par ma bouche qui avait retrouvé la sienne. Je lui fis un petit sourire satisfait, et l’attirait dans les toilettes pour nous nettoyer un peu. Ses joues étaient rougies par le plaisir et l’alcool et il dut se passer un peu d’eau sur le visage pour reprendre contenance.

Puis nous retournâmes dans le coin près de la sortie et je le resserrai contre moi. Au bout d’un moment je m’aperçus que l’orage ne grondait plus.

-Marc ?
-Mmmmhhh

Il s’était à moitié endormi sur mon épaule…comment peut-on s’endormir debout ?

-Allez viens, on va rentrer.
-Hum, oui, d’accord.

Je passais mon bras autour de ses épaules et nous dirigeai vers mon appartement. Arrivé là bas, j’eus à peine le temps de le poser sur mon lit qu’il dormait déjà. J’enlevai ses chaussures mais hésitai pour le reste. Il était clair que Marc était mal à l’aise avec son corps, mais je n’allais pas le faire dormir tout habillé. J’optais pour le laisser en sous vêtements, après tout il dormait comme ça d’habitude, et je l’avais déjà vu. Je me déshabillai ensuite pour le rejoindre et il vint se blottir dans mes bras….cette nuit là, je n’eus aucun mal à m’endormir.

Le lendemain je fus réveillé par une main qui se baladait sur mon torse, et quand j’ouvris les yeux, je tombais sur ceux de Marc, toujours aussi bleus, toujours aussi beaux, toujours aussi lui… Quand il s’aperçut que je ne dormais plus, il se pencha sur moi et m’embrassa tendrement.

-Bonjour !
-Bonjour. Tu as bien dormi ?

-Comme une masse…je ne me souviens pas vraiment de la fin de soirée. Tu me racontes ?

-Oui, on a fait l’amour comme des bêtes et après tu t’es endormi comme un bébé. On l’a fait trois fois de suite…je ne savais pas que tu étais si insatiable !!!

Marc me regarda quelques instants semblant réfléchir à si il devait me croire ou pas puis finit par pouffer de rire et il décréta que je n’étais qu’un gamin immature.

-Oui, c’est possible. Mais moi en tout cas je tenais debout hier soir, c’est pas le cas de tout le monde.

-Peut être mais je…….Oh mon dieu !!!!

-Quoi ?? qu’est-ce qui se passe ?

-ANTOINE !!! Dis moi que tu ne m’as pas masturbé devant tout le monde hier !!!!

-Euh….je ne t’ai pas masturbé devant tout le monde hier.

-Oh j’y crois pas, mais comment t’as pu faire ça ?

-Oh mais c’est pas grave, personne n’a rien vu, on était bien caché, et puis c’est de ta faute, t’avais cas ne pas te coller comme ça à moi.

-Tu…tu n’es qu’un petit pervers !!!

-Et fier de l’être !!! Et puis ne fait pas ton petit saint, tu as adoré ça !

Et toc, je lui avais cloué le bec. Oh, il était en train de rougir.

-Tu es trop mignon quand tu rougis, tu sais ça !!!

-Arrête, c’est pas comme ça que je vais retrouver une couleur normale !!!

-Très bien j’arrête, mais ça n’empêche pas que tu es quand même trop mignon.

Il me sourit et se cala à nouveau contre moi. Je passai mes doigts dans ses cheveux et lui caressai mon torse.

-Merci de m’avoir sortit hier. Ca m’a fait du bien de me vider la tête.

-Y’a pas de quoi.

Je sentais que la conversation qui allait suivre serait sérieuse. Marc avait l’air de me dire quelque chose d’important et j’espérais qu’il arrive à le faire. Il faudrait que j’arrive à trouver les mots justes et ça, ce n’était pas gagner. La sortie de prison de son oncle l’avait forcement beaucoup touché, et j’avais pour rôle de l’épauler…croyez moi, c’est un rôle qui fou la frousse.

-Ca va aller mon ange ?

-Oui…je crois. Je suis bien avec toi.

-Moi aussi mon ange. Ne t’inquiète pas, je serai là pour t’aider.

Un silence pesant s’installa. Je savais qu’il allait parler, il fallait juste attendre qu’il se décide, et ça ne semblait pas être une tache évident. Au bout d’un bon quart d’heure, je croyais qu’il s’était rendormit, mais il reprit la parole.

-A la fin de mon année de cinquième, pour me récompenser de mes bonnes notes, mes parents m’ont envoyé faire du camping avec mon oncle. J’étais hyper heureux, je ne partais pas souvent en vacances et en plus j’y allais avec lui. Il avait toujours été extrêmement gentil et prévenant avec moi. Il était un peu comme un grand frère. J’étais vraiment fou de joie, il m’avait dit que nous ferions de l’équitation, de l’escalade, des grandes marches. Pour moi c’était l’aventure. Et j’ai passé les meilleures vacances de ma vie. Quand il a fallut rentrer, je ne voulais plus le quitter. Alors il m’a promis qu’on se reverrait, qu’il passerait me voir à la maison. Et il l’a fait. Il venait régulièrement les week-end et m’emmenait au parc d’attraction, au zoo, au cirque…il trouvais toujours un moyen de m’impressionner….

Marc s’arrêta pour reprendre un peu sa respiration. Je n’osais plus bouger. Il était lancé dans son récit, mais au fur et à mesure, il se tendait contre moi. Finalement, il reprit.

-Un jour il m’a proposé de repartir camper, juste pour le week-end, histoire de se rappeler de bons souvenirs qu’il disait. Moi bien sur, j’étais enchanté. Bien sur, ça ne serait pas aussi loin ni aussi long que pendant les vacances, mais c’était paraît-il un coin très sympa, et en plus il faisait très beau. Je suis partit me coucher, j’avais des étoiles plein les yeux. C’est vrai que c’était un endroit magnifique, nous étions sur le flanc d’une montagne et la nature y était presque sauvage, on avait observé plein d’animaux de toutes sortes pendant la journée. Et en liberté, ils étaient encore plus beaux que ceux qu’on avait pu voir dans le zoo. Je commençais à m’endormir quand il m’a rejoint dans ma tente. Il m’a dit qu’il restait contre moi pour qu’on se réchauffe parce qu’il commençait à faire froid dehors. Je ne comprenais pas parce que dans les duvets, il faisait très bon…mais il l’a ouvert et a prit mes mains. Il a commencé à les frotter entre les siennes et il me disait que ça allait aller mieux comme ça. Il avait ce regard….le regard d’un fou. Et j’ai commencé à avoir peur…j’ai cru qu’il était malade, qu’il avait vraiment froid, et qu’il fallait que j’appelle une ambulance….Mais il a passé sa main sous mon haut de pyjama….et il a….il a commencé à me caresser et…à m’embrasser, je …. Je ne voulais pas, je voulais le repousser, mais il m’a dit de me laisser faire, que tout était normal et que tout le monde faisait ça pour se prouver leur amitié…mais moi je ne trouvai rien de normal. Je me suis mis à me débattre et à crier….alors… il ma giflé….tellement fort, ça m’a coupé net…j’étais mort de trouille, je ne savais pas quoi faire, et lui…il continuait à me toucher, à….je voulais pas…j’ai essayé de le repousser, mais il était trop fort…je l’ai supplié d’arrêter, mais il ne m’entendait pas…je voulais pas, je te jure que je ne voulais pas….

Je sentais sa main crispée sur mon torse et ses larmes couler contre moi…et bientôt je sentis les miennes glisser aussi le long de mes joues.

-Tu….tu n’es pas obligé mon ange…si tu n’es pas prêt à ma raconter ça, tu…

-SI !!! Si, je veux que tu le saches. Je veux te le dire…Il le faut…

-…

-Plus il me touchait et plus je criais, mais plus je criais, plus il me frappait alors je me suis mis à pleurer….Il m’a retourné brutalement, je sentais ses ongles s’enfoncer dans mon dos, c’était affreux, et au moment où il m’a baissé mon pantalon…seulement à ce moment là, j’ai compris….j’ai cru que j’allais mourir…et d’ailleurs j’ai voulu mourir quand il m’a….Ca faisait tellement mal….j’avais l’impression d’être complètement déchiré de l’intérieur et il s’est mis à me dire que j’aimais ça, que je l’avais cherché parce que je lui tournais tout le temps autour…Il disait que c’était ce que je voulais et ce que je méritais…..mais moi je voulais pas…. j’ai essayé de le repousser, mais il était trop fort…je l’ai supplié d’arrêter, mais il ne m’entendait pas…je voulais pas, je te jure que je ne voulais pas….

-Bien sur que tu ne voulais pas mon ange. Je le sais très bien…Ce…ce n’est pas de ta faute…

-Quand il a eu finit il m’a dit que je n’étais qu’une salope bonne à baiser…et que si je racontais ça à qui que ce soit, il me tuerai….et il est sortit. Le lendemain matin il a fait comme si rien ne s’était passé….il m’a ramené chez moi, et à pris l’apéro avec mes parents pendant que je me cloîtrait dans ma chambre. Je suis resté toute la semaine qui a suivit dans ma chambre, dans mon lit. Je n’en sortais que pour aller vomir….Je ne voulais rien dire, j’avais peur qu’il me tue…ou pire, qu’il recommence…mais mes parents n’étaient pas stupides…ma mère venait tous les jours pour me parler pour essayer de me faire raconter ce qui n’allait pas…elle a finit par me demander si mon oncle m’avait fait quelque chose de mal…j’ai finit par craquer et je lui ai tout raconter….L’après midi même nous étions dans un bureau de police avec une psychologue à mes côtés….J’avais moins de quinze ans alors je n’ai pas été obligé d’assister au procès. Mon oncle a pris huit ans de prison et moi j’ai commencé à consulter une psy…je me suis coupé de tout et de tout le monde. J’avais trop honte, j’avais l’impression qu’on pouvait lire sur mon visage ce qui s’était passé…dans tous les regards que je croisai je croyais que les gens me trouvaient sale autant que moi je pensais l’être…je prenais plusieurs douches par jour, mais malgré mes nombreux frottements, cette sensation n’est jamais partie….sauf….

-Sauf ??…

-Sauf avec toi….Quand tu me regardais au début, j’étais…flatté, mais j’étais sur que si tu apprenais ce qui s’était passé je te dégoûterait toi aussi…alors j’ai voulu te repousser loin, comme les autres, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas réussi….j’étais attiré par toi, j’avais envie de te voir et de te parler…et puis quand je t’ai avoué…j’ai cru….mais j’avais tort. Tu es resté, et ton regard n’avait pas changé. J’avais toujours l’impression d’être important à tes yeux…quand tu me regardes…je me sens revivre, comme avant, comme si il ne m’avait jamais touché…Et je ne pourrais jamais assez te remercier pour ça Antoine.

-…

-Voilà….je voulais juste que tu le saches. Je t’aime, et je suis désolé de ne pouvoir être celui que tu voudrais, mais au moins maintenant tu sais tout.

-Je…tu…tu n’as pas à me remercier Marc, ni à être désolé. Tu es un homme superbe aussi bien physiquement que mentalement…et j’ai beaucoup de chance d’être avec toi. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie. Jamais tu ne me dégoûteras, tu es un ange…tu es mon ange et ça ne changera pas. Je t’aime tellement. Et…merci…merci de t’être confié à moi. C’est une preuve énorme que tu viens de me faire, et même si je sais que tu n’oublieras jamais ce qui s’est passé, j’aimerai être à tes côtés pour te voir tourner la page…Je t’aime Marc, je t’aime mon ange, mon bel ange…

Marc se redressa et sa bouche vint chercher la mienne. Ce fut un baiser avide, profond, qui me retourna les tripes. Marc tremblait légèrement alors je le serrai contre moi tout en essuyant ses larmes. J’étais transporté dans un autre monde. Plus rien d’autre n’existait que Marc et sa langue qui dansait un ballet avec la mienne. Au bout d’un moment Marc mit fin au baiser et je gémis de frustration….frustration qui fut brutalement coupée quand je l’entendis murmurer ces mots…

-Fais moi l’amour Antoine
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Jeudi 22 novembre 2007
Alors , alors, pour répondre à Yue, je suis...(prise d'un gros doute...vérification...) oui, c'est bien ça, je suis une fille!!! M'enfin si ça vous arrange, je peux me renseigner sur la chirurgie esthétique.....quoique....

Merci à Camscoums pour ton petit mot qui m'a fait très plaisir!!! Et à vous tous (toutes plutôt) pour vos coms.

Malheureuysement, j'ai eu la mauvaise idée de faire des études, et ces prochaines semaines vont être particulièrement difficiles....je pense donc ne pouvoir écrire mes suites que le week-end...et encore, peut être pas tous les week-end.....non mais qu'elle idée j'ai eu de faire des études aussi???!!!

Je ferai de mon mieux. Merci beaucoup pour vos encouragements, c'est très motivant!!!!

A bientôt!!!


Edit du 23/11/07 à 19h16 (ce n'est  pas être maniaque, c'est être précise!!!)

Yue: Pourquoi l'aurais-je mal pris?? Tu ne pouvais pas le savoir, derrière un écran, ça complique les choses, donc pas de problème à ce niveau là!!! Je suis ENFIN en week-end et je suis super naze (non ce n'est pas un nouveau super héros), mais je  vais quand même continuer un peu mon histoire...j'espere faire deux chapitres....J'espere trouver la motivation necessaire!!!
A bientôt!!

Merci à La ptite miss qui m'a fait pensé à chifonner les draps du second lit pour faire style que quelqu'un avait dormi dedans...j'avais oublié ce "petit" détail, et ça aurait pu être génant  pour ces jeunes hommes....



Edit du  27/11/07

Je vous avais dis que j'allais essayer de faire deux chapitres pendant le week-end, résultat...j'en ai fait la moitié d'un....je suis impardonable!!! Toutes mes excuses, et j'espère  le finir assez rapidement pour vous le mettre en ligne...

Merci à vous, bisous!!!bug_fck
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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