Les cours avaient repris depuis quelques semaines, et j’étais incontestablement devenu le number one de la masturbation, le gourou du plaisir en solitaire…Je voyais Marc régulièrement et nos
câlins étaient à chaque fois un peu plus poussés, mais jamais je ne retentai de le pénétrer autrement qu’avec mes doigts ou ma langue. C’est pour cette raison que j’étais devenu le champion du
monde de la branlette, je devais évacuer le plus possible mon désir avant de le retrouver, et jusque maintenant, ça marchait plutôt bien. Marc prenait de l’assurance, chaque jour un peu plus. Ses
caresses étaient plus pressées, ses baisers plus fougueux, il prenait souvent l’initiative des câlins et m’avait même pris plusieurs fois sans que je dirige tout. Il ne sursautait plus quand on
le touchait par surprise, mais surtout, il resplendissait. Il avait le sourire aux lèvres presque tous les jours et avait retrouvé une vie sociale normale. Il passait beaucoup de temps avec
Gaston, j’en aurai presque était jaloux si il ne compensait pas entièrement avec les moments que nous passions seuls. J’avais retrouvé mon appartement que Marc squattait allègrement, il n’avais
pas encore eu l’occasion de se servir de sa clé, mais il la conservait toujours sur lui, et j’en était enchanté. Et même si il rentrait chez lui le soir en semaine, il passait souvent des
week-ends entiers blottis dans mes bras à me murmurer des mots d’amour dont je me délectais sans modération. Même si les rêves que je faisais chaque nuit étaient, il faut l’avouer, les meilleurs
films pornographiques que j’avais vu (et pourtant, j’en avait vu un paquet), ma frustration sexuelle s’était un peu calmée quand je découvris que Marc devenait un maître dans l’art de la
fellation…Il était revenu d’un week-end chez ses parents et le lundi soir, il était venu chez moi, et m’avait littéralement sauté dessus. Lorsque j’avais commencé à le déshabiller, il m’avait
prié de le laisser faire….et je n’avais pas du tout regretté. Il était stressé, maladroit mais diablement doué. Et à chaque fois qu’il m’offrait le plaisir de sa bouche et sa langue, je jouissais
plus fort encore que la fois d’avant.
Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes, et comme toujours dans ces moments là, ça n’allait pas durer.
Un jour de fin de semaine de classe normale (donc un jour ennuyeux), Marc n’était pas venu. Je ne m’inquiétais pas vraiment mais je me maudissait d’avoir oublié mon portable chez moi et de ne pas
pouvoir prendre des nouvelles de mon ange qui devait sans doute être cloué au lit, ayant sûrement prit un coup de froid. Je sortais de mon dernier de la journée, en me disant que la seule chose
que j’avais retenu était que notre plafond de salle comprenait 65 plaques de contre plaqué., et je rentrai chez moi, pressé de prendre des nouvelles d’un certain blond qui hantait mes pensées.
J’eus la surprise de le retrouver chez moi, assis sur mon sofa, les bras reposant sur ses genoux repliés. Mon sourire s’effaça quand il le va la tête et croisa mon regard. Il semblait bouleversé,
et ses joues étaient striées de larmes. Je me précipitai vers lui pour le prendre dans mes bras et m’asseoir contre lui. Ses sanglots redoublèrent. Voyant qu’il n’était pas en état de parler, je
me contentais de le serrer contre moi en le berçant, passant mes doigts dans ses cheveux qui avaient beaucoup poussés depuis le début de l’année, tombant sur ses épaules. Il ressemblait plus que
jamais à un ange. Lorsqu’il se calma un peu, je tournai son visage vers moi et l’embrassai.
-Qu’est-ce qui se passe mon ange ?
Marc me regarda un instant puis baissa les yeux.. Il murmura quelque chose que je ne compris pas tout de suite. Je lui demandai tendrement de répéter.
-Il est sortit.
-Quoi ? Comment ça ? Qui est sortit ?
-Mon oncle…..mon oncle est sortit de prison…
-Comment ça se fait ?
-Il a été condamné à 8 ans de prison et ils ont raccourci sa peine…..pour bonne conduite en plus. Comment peut-on prétendre que ce type a eut une bonne conduite après ce qu’il….Oh, merde Antoine,
j’en peux plus….
Si le début de sa phrase reflétait sa colère, la dernière partie, elle, avait été débitée d’une voie lasse, usée…on aurait dit un vieillard fatigué de la vie, et je sentis mon ventre se
contracter sous l’angoisse de le revoir plonger à nouveau dans une spirale infernale.
Après une révélation pareille 99.9% de la population aurait tenté bon grès malgré de trouver des mots de réconforts et de soutient pour aider la personne aimée. C’est d’ailleurs ce que je fis,
pendant un long moment. Il était déjà tard et mon brillant cerveau devait être en surchauffe car je me levai en tirant sa main et lui dit :
-Viens avec moi.
Il était surpris, mais me suivit sans broncher. Ce n’est qu’en arrivant devant le bâtiment qu’il écarquilla les yeux.
-Antoine…..je viens t’annoncer que la personne qui a bousillé ma vie vient de sortir de taule et toi, tu m’emmènes….EN BOITE ???!!!
-Euh….oui, c’est sur que dit comme ça, ça peut paraître bizarre. Mais s’il te plait, fais moi confiance. Tu as besoin de te défouler, et la danse est un bon moyen d’évacuer.
-Je ne pense pas que….et puis un orage se prépare, ça va péter cette nuit, je ne veux pas être dehors quand….
-Arrête de penser mon ange, et viens. On va essayer, si vraiment ça ne te plait pas, on rentre, ok ?
Marc semblait partager entre l’incompréhension du stratagème et l’énervement contre la folie du stratège, mais il finit par soupirer, hausser les épaules et ajouter :
-Très bien, allons-y. Mais je te préviens je ne sais pas danser.
Je l’entraînais par la main et après avoir payé nos entrées, nous entrâmes dans la salle de danse plutôt surchauffée. Pour nous détendre un peu, je nous dirigeai directement vers le bars. Et
après quelques verres, Marc semblait déjà un peu plus vaillant. Je l’entraînais alors sur la piste.
-Je t’ai dit que je ne savais pas danser.
-C’est pas grave, je vais t’apprendre. Regarde c’est très simple
Je le collai alors contre moi, une de mes jambes entre les siennes, posant mes mains sur ses flancs. Il soupira un instant puis posa ses mains sur mes épaules. Je commençai alors à onduler
doucement et quand Marc fut à mon rythme, j’augmentais la cadence jusqu’à atteindre le rythme donné par le boum boum de la musique.
J’étais assis au bar tandis que Marc se déhanchait sur la piste. Il m’avait épuisé à enchaîner les danses sans s’arrêter, alors je l’avais laissé sur la piste et avais trouvé une table dans un
coin. Et il disait ne pas savoir danser….Je l’observais bouger….il était plus qu’attirant et le plus étonnant était qu’il ne semblait pas s’en rendre compte. Il portait un jean noir très bien
coupé et la sueur collait sa chemise sur son torse. Les deux boutons du haut étant déboutonnés et laissant apercevoir son torse, il avait tout de la bombe sexuelle…le seul léger problème étant
que je n’étais pas le seul à l’avoir remarqué et qu’un groupe de mecs de plus en plus importants commençaient à s’agglutiner autour de lui. Je me forçais pourtant à rester à ma place. Après tout
Marc ne devait pas s’être amusé depuis longtemps et le fait de se sentir désirable ne pouvait lui faire que du bien. Je m’accrochai donc à mon siège, forçant ma volonté à avoir confiance en lui
et à attendre qu’il veuille bien me rejoindre….Mais une sournoise angoisse vint prendre place au creux de mon estomac. Après tout, Marc allait beaucoup mieux maintenant. Et même si il n’avait pas
encore passé le cap de l’acte sexuel pur, il était indéniable qu’il s’était lâché. Une petite voie chantait dans ma tête qu’il n’aurait bientôt plus besoin de moi et qu’il partirait. Je tentais
de repousser cette idée, mais elle s’agrippait à moi comme un chewing-gum sous une chaussure (désolée, j’ai pas pu m’en empêcher…).
Je sentais la nausée me gagner et je n’allais pas tarder à aller aux toilettes quand je relevai la tête vers Marc….Il était maintenant collé contre plusieurs personne, on
aurait dit un essaim d’abeille autour de leur reine. Mais lui n’avait pas l’air de s’y plaire vraiment. Il tentait de repousser en vain les corps et les mains qui tentaient de se balader sur lui,
mais face au nombre, il n’avait aucune chance. Son regard croisa alors le mien et je pus y lire la même détresse que celle qu’il avait eu quand je l’avais retrouvé dans les toilettes du lycée ou
que j’avais tenté une approche trop rapide. Il me suppliait du regard de venir le sortir de là. J’envoyais bouler toutes mes idées noires. Il avait encore besoin de moi. Et même si il devait me
quittait un jour, ça n’était pas pour aujourd’hui, et pour l’heure je devais le sortir de ce guêpier. Je bondis de mon coin et me dirigeai vers lui bousculant un nombre incalculable de mâles en
rut, pour finir par atteindre l’homme de mes pensées. Je le pris doucement dans mes bras et il s’agrippa à mon cou.
-Désolé messieurs, la place est prise.
Je reçus beaucoup de regards qui tuent, mais les gars de dispersèrent petit à petit en grommelant des « dommage » ou des « c’est
toujours pareil » voire même des « espèce d’allumeur » directement adressés à Marc…mais je n’y prêtais pas attention. Je serrai mon homme en attendant que sa respiration se
calme…
-Eh bien, tu as eu un sacré succès !!!
Il releva la tête et me fit un petit sourire gêné.
-On peut rentrer maintenant ?
-Oui si tu veux, je vais prendre nos vestes.
Je les récupérais à la consigne et rejoignis Marc aux portes de la boite.
-Antoine….
Je m’arrêtais et regardais Marc, il avait pillé net, semblant fixer quelque chose. Je suivis son regard et constatais que l’orage avait éclaté
pendant que nous étions à l’intérieur. Et si le bruit de la musique nous l’avait caché, il était maintenant impossible de le nier.
-Euh…si tu veux, on peut attendre un peu.
-Oui….oui, je veux bien.
Je le pris à nouveau dans mes bras et m’installai debout près de la porte, dans un recoin. Marc enfoui sa tête dans mon cou, et tandis qu’il
tressaillait à chaque coup de tonnerre, je repensais à ce qu’il m’avait dit. Si chaque fois qu’il entendait le tonnerre il revivait son viol, je comprenais qu’il ne le supporte pas. Il faudrait
que quelque chose détourne ses pensées…il faudrait que quelque chose de bien pour lui se produise lors d’un orage, quelque chose d’assez bien pour oublier le reste, quelque chose….
Je sentis mes lèvres s’étirer en un petit sourire. Je relevais doucement son menton avec mes doigts et posais mes lèvres sur les siennes.
Rapidement, ma langue passa le barrage de ses dents et le baiser se fit langoureux . Mes mais parcoururent le haut de son corps, et l’une d’elle retira sa chemise de son pantalon et passa en
dessous. Celles de Marc se perdaient sur ma nuque et dans mes cheveux, je sentais son souffle s’accélérer, mais quand je passais ma main sur son érection grandissante, il s’éloigna un
peu.
-Qu’est-ce qu….
-Shhhtt, laisse toi faire.
-Mais…on pourrait nous voir.
-Non ne t’inquiète pas, nous sommes dans un recoin, et si tu restes bien collé contre moi, on ne verra rien…
Je passais mon bras dans ses reins et le collais contre moi tout en dégrafant son jean. Je fis pénétrer ma main à l’intérieur et caressai
lentement son sexe au moment ou un énième coup de tonnerre retentit, et c’est avec plaisir que je découvris que Marc n’avait pas sursauté…à peine tressaillit. Il était maintenant accroché à mon
cou, la tête enfouie dedans, tentant tant bien que mal de ne pas gémir sous mes vas et viens de plus en plus rapides. Et dans un dernier coup de tonnerre, il se laissa venir dans ma main dans un
soupire étouffé par ma bouche qui avait retrouvé la sienne. Je lui fis un petit sourire satisfait, et l’attirait dans les toilettes pour nous nettoyer un peu. Ses joues étaient rougies par le
plaisir et l’alcool et il dut se passer un peu d’eau sur le visage pour reprendre contenance.
Puis nous retournâmes dans le coin près de la sortie et je le resserrai contre moi. Au bout d’un moment je m’aperçus que l’orage ne grondait
plus.
-Marc ?
-Mmmmhhh
Il s’était à moitié endormi sur mon épaule…comment peut-on s’endormir debout ?
-Allez viens, on va rentrer.
-Hum, oui, d’accord.
Je passais mon bras autour de ses épaules et nous dirigeai vers mon appartement. Arrivé là bas, j’eus à peine le temps de le poser sur mon lit
qu’il dormait déjà. J’enlevai ses chaussures mais hésitai pour le reste. Il était clair que Marc était mal à l’aise avec son corps, mais je n’allais pas le faire dormir tout habillé. J’optais
pour le laisser en sous vêtements, après tout il dormait comme ça d’habitude, et je l’avais déjà vu. Je me déshabillai ensuite pour le rejoindre et il vint se blottir dans mes bras….cette nuit
là, je n’eus aucun mal à m’endormir.
Le lendemain je fus réveillé par une main qui se baladait sur mon torse, et quand j’ouvris les yeux, je tombais sur ceux de Marc, toujours aussi
bleus, toujours aussi beaux, toujours aussi lui… Quand il s’aperçut que je ne dormais plus, il se pencha sur moi et m’embrassa tendrement.
-Bonjour !
-Bonjour. Tu as bien dormi ?
-Comme une masse…je ne me souviens pas vraiment de la fin de soirée. Tu me racontes ?
-Oui, on a fait l’amour comme des bêtes et après tu t’es endormi comme un bébé. On l’a fait trois fois de suite…je ne savais pas que tu étais si
insatiable !!!
Marc me regarda quelques instants semblant réfléchir à si il devait me croire ou pas puis finit par pouffer de rire et il décréta que je n’étais
qu’un gamin immature.
-Oui, c’est possible. Mais moi en tout cas je tenais debout hier soir, c’est pas le cas de tout le monde.
-Peut être mais je…….Oh mon dieu !!!!
-Quoi ?? qu’est-ce qui se passe ?
-ANTOINE !!! Dis moi que tu ne m’as pas masturbé devant tout le monde hier !!!!
-Euh….je ne t’ai pas masturbé devant tout le monde hier.
-Oh j’y crois pas, mais comment t’as pu faire ça ?
-Oh mais c’est pas grave, personne n’a rien vu, on était bien caché, et puis c’est de ta faute, t’avais cas ne pas te coller comme ça à
moi.
-Tu…tu n’es qu’un petit pervers !!!
-Et fier de l’être !!! Et puis ne fait pas ton petit saint, tu as adoré ça !
Et toc, je lui avais cloué le bec. Oh, il était en train de rougir.
-Tu es trop mignon quand tu rougis, tu sais ça !!!
-Arrête, c’est pas comme ça que je vais retrouver une couleur normale !!!
-Très bien j’arrête, mais ça n’empêche pas que tu es quand même trop mignon.
Il me sourit et se cala à nouveau contre moi. Je passai mes doigts dans ses cheveux et lui caressai mon torse.
-Merci de m’avoir sortit hier. Ca m’a fait du bien de me vider la tête.
-Y’a pas de quoi.
Je sentais que la conversation qui allait suivre serait sérieuse. Marc avait l’air de me dire quelque chose d’important et j’espérais qu’il
arrive à le faire. Il faudrait que j’arrive à trouver les mots justes et ça, ce n’était pas gagner. La sortie de prison de son oncle l’avait forcement beaucoup touché, et j’avais pour rôle
de l’épauler…croyez moi, c’est un rôle qui fou la frousse.
-Ca va aller mon ange ?
-Oui…je crois. Je suis bien avec toi.
-Moi aussi mon ange. Ne t’inquiète pas, je serai là pour t’aider.
Un silence pesant s’installa. Je savais qu’il allait parler, il fallait juste attendre qu’il se décide, et ça ne semblait pas être une tache
évident. Au bout d’un bon quart d’heure, je croyais qu’il s’était rendormit, mais il reprit la parole.
-A la fin de mon année de cinquième, pour me récompenser de mes bonnes notes, mes parents m’ont envoyé faire du camping avec mon oncle. J’étais
hyper heureux, je ne partais pas souvent en vacances et en plus j’y allais avec lui. Il avait toujours été extrêmement gentil et prévenant avec moi. Il était un peu comme un grand frère. J’étais
vraiment fou de joie, il m’avait dit que nous ferions de l’équitation, de l’escalade, des grandes marches. Pour moi c’était l’aventure. Et j’ai passé les meilleures vacances de ma vie. Quand il a
fallut rentrer, je ne voulais plus le quitter. Alors il m’a promis qu’on se reverrait, qu’il passerait me voir à la maison. Et il l’a fait. Il venait régulièrement les week-end et m’emmenait au
parc d’attraction, au zoo, au cirque…il trouvais toujours un moyen de m’impressionner….
Marc s’arrêta pour reprendre un peu sa respiration. Je n’osais plus bouger. Il était lancé dans son récit, mais au fur et à mesure, il se tendait
contre moi. Finalement, il reprit.
-Un jour il m’a proposé de repartir camper, juste pour le week-end, histoire de se rappeler de bons souvenirs qu’il disait. Moi bien sur, j’étais
enchanté. Bien sur, ça ne serait pas aussi loin ni aussi long que pendant les vacances, mais c’était paraît-il un coin très sympa, et en plus il faisait très beau. Je suis partit me coucher,
j’avais des étoiles plein les yeux. C’est vrai que c’était un endroit magnifique, nous étions sur le flanc d’une montagne et la nature y était presque sauvage, on avait observé plein d’animaux de
toutes sortes pendant la journée. Et en liberté, ils étaient encore plus beaux que ceux qu’on avait pu voir dans le zoo. Je commençais à m’endormir quand il m’a rejoint dans ma tente. Il m’a dit
qu’il restait contre moi pour qu’on se réchauffe parce qu’il commençait à faire froid dehors. Je ne comprenais pas parce que dans les duvets, il faisait très bon…mais il l’a ouvert et a prit mes
mains. Il a commencé à les frotter entre les siennes et il me disait que ça allait aller mieux comme ça. Il avait ce regard….le regard d’un fou. Et j’ai commencé à avoir peur…j’ai cru qu’il était
malade, qu’il avait vraiment froid, et qu’il fallait que j’appelle une ambulance….Mais il a passé sa main sous mon haut de pyjama….et il a….il a commencé à me caresser et…à m’embrasser, je …. Je
ne voulais pas, je voulais le repousser, mais il m’a dit de me laisser faire, que tout était normal et que tout le monde faisait ça pour se prouver leur amitié…mais moi je ne trouvai rien de
normal. Je me suis mis à me débattre et à crier….alors… il ma giflé….tellement fort, ça m’a coupé net…j’étais mort de trouille, je ne savais pas quoi faire, et lui…il continuait à me toucher,
à….je voulais pas…j’ai essayé de le repousser, mais il était trop fort…je l’ai supplié d’arrêter, mais il ne m’entendait pas…je voulais pas, je te jure que je ne voulais pas….
Je sentais sa main crispée sur mon torse et ses larmes couler contre moi…et bientôt je sentis les miennes glisser aussi le long de mes
joues.
-Tu….tu n’es pas obligé mon ange…si tu n’es pas prêt à ma raconter ça, tu…
-SI !!! Si, je veux que tu le saches. Je veux te le dire…Il le faut…
-…
-Plus il me touchait et plus je criais, mais plus je criais, plus il me frappait alors je me suis mis à pleurer….Il m’a retourné brutalement, je
sentais ses ongles s’enfoncer dans mon dos, c’était affreux, et au moment où il m’a baissé mon pantalon…seulement à ce moment là, j’ai compris….j’ai cru que j’allais mourir…et d’ailleurs j’ai
voulu mourir quand il m’a….Ca faisait tellement mal….j’avais l’impression d’être complètement déchiré de l’intérieur et il s’est mis à me dire que j’aimais ça, que je l’avais cherché parce que je
lui tournais tout le temps autour…Il disait que c’était ce que je voulais et ce que je méritais…..mais moi je voulais pas…. j’ai essayé de le repousser, mais il était trop fort…je l’ai supplié
d’arrêter, mais il ne m’entendait pas…je voulais pas, je te jure que je ne voulais pas….
-Bien sur que tu ne voulais pas mon ange. Je le sais très bien…Ce…ce n’est pas de ta faute…
-Quand il a eu finit il m’a dit que je n’étais qu’une salope bonne à baiser…et que si je racontais ça à qui que ce soit, il me tuerai….et il est
sortit. Le lendemain matin il a fait comme si rien ne s’était passé….il m’a ramené chez moi, et à pris l’apéro avec mes parents pendant que je me cloîtrait dans ma chambre. Je suis resté toute la
semaine qui a suivit dans ma chambre, dans mon lit. Je n’en sortais que pour aller vomir….Je ne voulais rien dire, j’avais peur qu’il me tue…ou pire, qu’il recommence…mais mes parents n’étaient
pas stupides…ma mère venait tous les jours pour me parler pour essayer de me faire raconter ce qui n’allait pas…elle a finit par me demander si mon oncle m’avait fait quelque chose de mal…j’ai
finit par craquer et je lui ai tout raconter….L’après midi même nous étions dans un bureau de police avec une psychologue à mes côtés….J’avais moins de quinze ans alors je n’ai pas été obligé
d’assister au procès. Mon oncle a pris huit ans de prison et moi j’ai commencé à consulter une psy…je me suis coupé de tout et de tout le monde. J’avais trop honte, j’avais l’impression qu’on
pouvait lire sur mon visage ce qui s’était passé…dans tous les regards que je croisai je croyais que les gens me trouvaient sale autant que moi je pensais l’être…je prenais plusieurs douches par
jour, mais malgré mes nombreux frottements, cette sensation n’est jamais partie….sauf….
-Sauf ??…
-Sauf avec toi….Quand tu me regardais au début, j’étais…flatté, mais j’étais sur que si tu apprenais ce qui s’était passé je te dégoûterait toi
aussi…alors j’ai voulu te repousser loin, comme les autres, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas réussi….j’étais attiré par toi, j’avais envie de te voir et de te parler…et puis quand
je t’ai avoué…j’ai cru….mais j’avais tort. Tu es resté, et ton regard n’avait pas changé. J’avais toujours l’impression d’être important à tes yeux…quand tu me regardes…je me sens revivre, comme
avant, comme si il ne m’avait jamais touché…Et je ne pourrais jamais assez te remercier pour ça Antoine.
-…
-Voilà….je voulais juste que tu le saches. Je t’aime, et je suis désolé de ne pouvoir être celui que tu voudrais, mais au moins maintenant tu
sais tout.
-Je…tu…tu n’as pas à me remercier Marc, ni à être désolé. Tu es un homme superbe aussi bien physiquement que mentalement…et j’ai beaucoup de
chance d’être avec toi. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie. Jamais tu ne me dégoûteras, tu es un ange…tu es mon ange et ça ne changera pas. Je t’aime tellement.
Et…merci…merci de t’être confié à moi. C’est une preuve énorme que tu viens de me faire, et même si je sais que tu n’oublieras jamais ce qui s’est passé, j’aimerai être à tes côtés pour te
voir tourner la page…Je t’aime Marc, je t’aime mon ange, mon bel ange…
Marc se redressa et sa bouche vint chercher la mienne. Ce fut un baiser avide, profond, qui me retourna les tripes. Marc tremblait légèrement
alors je le serrai contre moi tout en essuyant ses larmes. J’étais transporté dans un autre monde. Plus rien d’autre n’existait que Marc et sa langue qui dansait un ballet avec la mienne. Au bout
d’un moment Marc mit fin au baiser et je gémis de frustration….frustration qui fut brutalement coupée quand je l’entendis murmurer ces mots…
-Fais moi l’amour Antoine…