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  • : 13/10/2007
Samedi 17 novembre 2007

Marc ruisselait. La chaleur de la pièce était déjà bien chauffée par les radiateurs allumés jours et nuits, et le fait d’être sous une épaisse couette rembourrée de plume n’aidait pas à faire descendre la température. Je l’entendis gémir…Si quelqu’un le voyait à ce moment là, il aurait pu le croire malade tant son visage était rouge et transpirant…mais si cette personne s’approchait un peu plus près, elle me verrait sous la couette occupé à torturer son bas ventre successivement avec mes mains, ma bouche et ma langue…Mais personne n’était rentré dans cette chambre depuis que la mère de Marc était venue nous souhaiter une bonne nuit, et je pouvais aisément continuer mon petit manège qui durait déjà depuis une bonne dizaine de minutes.

Nous avions installé un matelas par terre pour faire bonne figure, mais Marc m’avait invité à le rejoindre dans son lit aussitôt qu’il fut certain que toute la maisonnée dormait. Il s’était assoupi contre moi tandis que je tentais vainement de calmer une érection de plus en plus importante et douloureuse. A un moment, j’avais abdiqué et commençai à caresser tout doucement la peau de mon ange en frôlant ses lèvres avec les miennes. Il avait déjà commencé à gémir avant même d’être totalement réveillé. Et quand ses yeux avaient croisé les miens, il avait rougit brutalement mais avait sourit et finit par se contenter de profiter de mes soins. J’en étais maintenant au point où ma langue avait parcouru chaque millimètre de son corps…ou plutôt avait parcourut chaque millimètre de son corps sauf celle qui était encore emprisonnée sous un léger tissus. Je n’avais qu’une envie c’était lui arracher son boxer, mais je prenais mon mal en patience. Je sentais son corps se tendre et frémir sous l’assaut de mes caresses. Sa respiration saccadée, ses gémissements rauques prenaient possession de mon être et me rendaient fou. J’étais entré dans une sorte de transe, passionnée et incontrôlable qui dirigeait chacun de mes mouvements. J’étais plus qu’excité, mon érection était de plus en plus douloureuse, mais je tentais de me contrôler….de plus en plus difficilement. A mon grand soulagement, ce fut Marc qui me demanda d’approfondir. Il me l’avait demandé entre deux gémissements poussés et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’enlevais le dernier rempart à sa nudité. Je me redressai sur les genoux et admirait le corps de mon amant couvert des sillons humides que ma langue avait tracé. Marc ouvrit les yeux et tentât de cacher sa nudité. J’attrapai ses mains et les replaçai de chaque côté de son corps.

-Antoine….

Marc était gêné. Je continuais pourtant de détailler son corps. Je brûlai intérieurement.

-Antoine, s’il te plait….
-Tu es beau !
Marc semblait surpris.

-Je… je n’aime pas trop….Arrête s’il te plait.

-Quoi ?

-Arrête de me regarder. Ca me gène.

Je me rallongeai doucement sur lui et plongeai vers son oreille.

-Tu es magnifique mon ange. Moi je l’aime ton corps.

Marc se détendit une fois que j’eus recouvert son corps avec le mien et j’entrepris de reprendre mon exploration là où je l’avais laissé. Je laissai ma langue caresser sensuellement chaque partie de son sexe tandis qu’avec une main je baissai mon propre caleçon qui était devenu clairement et douloureusement trop serré. Ma langue glissa lentement jusqu’à une cavité située un peu plus au sud et au vu de la cambrure du dos de mon homme, ça ne lui déplaisait pas particulièrement. Après l’avoir bien humidifié, je remontais au niveau de sa verge, sans m’appesantir dans mes mouvements, le faisant languir pour le plaisir d’entendre ses cris étouffés. Au moment ou Marc agrippa mes cheveux, j’engloutis son membre et il lâcha un cri très peu viril mais délicieusement excitant. J’entamais alors un vas et viens et glissai mon doigt autour de son anus, caressant doucement cette partie sensible. En dehors d’un cri qu’il laissa échapper, Marc ne fit pas vraiment de commentaire sur ma tentative d’approche. Alors j’accélérai les mouvements de ma bouche, et fis pénétrer lentement mon index dans cette cavité chaude et étroite qui m’était jusque là refusée. Marc cria franchement cette fois, plus par surprise que par douleur, mais j’immobilisai quand même mon doigt tout en accentuant le contact de ma langue sur son gland. Sa main avait resserré un peu plus son étreinte sur mes cheveux, mais il ne dit toujours rien. Et quand je sentis ses doigts relâcher un peu leur prise, je commençai à bouger légèrement le mien. Ma bouche n’avait pas quitté une seule fois son sexe et sa taille avait encore augmenté quand j’avais commencé à mouvoir mon doigt en Marc. Je lâchai alors sa verge et retirai mon doigt, et ignorant ses gémissements d’insatisfaction, je remontai vers son oreille.

-J’ai envie de toi Marc.

Je sentis ses muscles se raidirent sous mon corps.

-Antoine….non…je…
-Mon ange s’il te plait…je…regarde…

J’attrapai sa main et la posai sur mon sexe qui me semblait-il n’allait pas tarder à exploser.

-…regarde ce que tu me fais…..tu me rends fou, Marc, s’il te plait, laisse moi te prendre. Je ne veux pas te faire de mal, je veux juste….je t’en prie….laisse moi faire, j’ai trop envie de toi…laisse moi….

Je n’arrivai plus à aligner deux mots tellement ma respiration était saccadée. Je le voulais, mon corps entier me hurlait de le prendre sans attendre, mais si je l’avais écouté, Marc ne m’aurait pas pardonné. La situation était absurde, je demandais la permission à Marc, mais je savais dans le fond que si il refusait je ne pourrais pas m’arrêter. Moi qui lui jurai quelques heures plus tôt que j’attendrai le temps qu’il faudrait, j’étais maintenant nu tout contre lui à le supplier de me laisser lui faire ce qu’il redoutait le plus. J’allais tenter d’entamer une autre phrase un peu plus argumentée quand Marc me coupa l’herbe sous le pied.

-D’accord…

J’étais littéralement bouche-bée. Ce n’était pas possible, Marc ne venait pas de me donner son accord, il n’était pas en train de prendre ma main et de la diriger vers ses fesses, il n’était pas en train de mordiller mon cou…..Oh mon dieu…

Ma bouche retrouva la sienne tandis que mon doigt le pénétrait à nouveau doucement. Je ne devais pas me laisser envahir par mon impatience et le pénétrer directement, ce que réclamait pourtant mon corps. Je voulais lui offrir quelque chose de parfait, d’unique, et pour cela, je restai très concentré sur mes mouvements. Lorsque son bassin ondulât sous ma main, j’envoyais précautionneusement un deuxième doigt rejoindre le premier. Cette deuxième intrusion le fit couiner un peu et la douleur était visible sur son beau visage. A nouveau, j’arrêtai les mouvements, tandis que ma bouche partait à la recherche d’un point de son cou que je savais particulièrement sensible. J’entamais de lents mouvements de va et viens. Que j’accélérai progressivement. Lorsque la respiration saccadée de mon amant se transforma en râles rauques et suggestifs, je retirai mes doigts, et m’installai entre sas cuisses, plaçant un coussin sous son bassin pour un plus grand confort. Marc malgré mes soins restait assez tendu. Je me penchai vers lui et repris ses lèvres.

-Détends toi mon ange. Je vais y aller.

Je savais qu’à la place de cette affirmation j’aurai du lui demander si il était prêt à ce que j’y aille, mais j’avais bien trop peur de sa réponse pour oser le faire. Alors je posai doucement mon gland sur l’entrée de sa cavité et en fit quelques tours avant de m’enfoncer le plus délicatement possible en lui. Marc était beaucoup trop tendu, et sa réaction fut immédiate. Tout son corps de raidit et il grimaça tandis que s’échappait de sa gorge un cri de douleur que je tentais d’atténuer avec ma main. Ses mains s’agrippèrent à mes épaules et firent en sorte de labourer la moindre parcelle de peau. J’étais à deux doigts de me joindre à Marc dans un cri de douleur, mais j’étais bien trop occupé à regarder les larmes jaillirent des ses yeux si bleus. J’étais à peine entré en lui, mais je n’osais déjà plus bouger. Il arracha ma main de sa bouche et les mots que je redoutais sortirent dans un mélange de cris et de larme.

-Arrête Antoine…arrête, ça fait trop mal, s’il te plait….

Je ne bougeais pas, j’en étais incapable, c’était plus fort que moi, je voulais le sentir, je voulais bouger dans son corps, et pour le moment, je restai tétanisé alors que Marc paniquait de plus en plus.

-Antoine, je t’en prie….. je t’en supplie retire toi….. Tu me fais mal!!!

Ses paroles me firent sortir de ma torpeur. Et je rassemblai ce qu’il me restait de force mentale pour réussir à me retirer dans un grognement bien plus animal qu’humain. Marc était en larme recroquevillé au bord du lit. J’étais mortifié de le voir comme ça, mais la frustration prit le dessus sur tout le reste et les deux seuls mots que je parvins à sortir furent :

-MARC…MERDE !!!

Et sur cette brillante déclaration, je claquai la porte de la salle de bain sur moi, laissant l’homme de ma vie en position fœtale et j’entrai dans la douche tout en commençant à me masturber.

Trois fois….il a fallut que je me masturbe trois fois d’affilé avant de sentir revenir peu à peu le calme en moi. Je n’avais pas vraiment été discret, et je remerciai le ciel…ou plutôt l’architecte de la maison d’avoir placé la chambre de Marc à l’opposé de celle des parents ou de la chambre d’amis. Je sortis de la douche, il était plus que temps que j’aille m’excuser pour mon comportement. Je redoutais la réaction de Marc. Il allait m’en vouloir, et je ne pouvais pas le blâmer. Je retournais dans la chambre de Marc et enfilai mon boxe resté par terre. Marc semblait être toujours roulé en boule, mais il avait rabattu la couette sur lui, le mouvement de ses épaules me montrait qu’il pleurait toujours. Je fis le tour du lit et m’allongeai de mon côté tout en restant accoudé pour tenter de l’apercevoir.

-Marc ?…..mon ange….

Je tentai de me faxai sous la couverture et m’approchai de marc, sans toutefois le toucher. Je pouvais maintenant voir son visage, et je m’administrai une baffe mentale monumentale, m’en promettant une bien réelle quand j’aurai tiré mon ange de son état.

                       

Je tendis une main vers lui, mais il se crispa et laissa échapper un petit cri plaintif. Je rapprochai alors encore un peu mon corps, toujours sans le toucher.

-Shhhhhhttt, Marc, c’est moi. Calme toi mon ange, je te demande pardon. Marc regarde moi.

Il s’exécuta et son regard croisa le mien. Je n’allais pas me mettre une baffe, j’allais me flagellais, je ne méritait pas mieux. Je ne supportait pas de voir la douleur dans ses yeux.

-Je suis vraiment désolé mon amour, tu n’étais pas prêt, je n’aurai pas du essayer de faire l’amour avec toi. Et je te demande pardon pour mon comportement d’après….je…c’était minable. Je me suis laissé emporté par la frustration…j’aurai du rester avec toi pour te consoler….et je suis parti. Mais si tu veux bien, je voudrais me rattraper….un peu…

J’avais ajouté ma dernière phrase en ouvrant un peu les bras pour l’y inviter. Les yeux de Marc firent quelques allers-retours entre mes yeux et mes bras puis après quelques minutes qui semblèrent durer des siècles, il se déplaça finalement vers moi, et je pus enlacer son petit corps chaud. Je l’embrassai sur le front, caressant ses cheveux, et je lui murmurait des mots doux. Marc releva la tête et posa ses lèvres sur les miennes.

-Je suis vraiment désolé Marc, si tu savais….je t’aime…je t’aime tellement.

-Je sais. Ne pleure pas. Ce n’est pas ta faute. Je t’avais dit que tu pouvais.

-Peut être, mais je savais que tu ne le pensais pas. Tu n’étais pas prêt…j’ai l’air malin avec mes beaux discours et après…

-Je le pensais. J’en avais vraiment envie. Je n’ai pas réussi à dépasser ma peur c’est tout. Tu n’y es pour rien. Je t’aime aussi Antoine.

-Roh, regarde moi, ça devrait être moi qui te console, pas l’inverse….

Il me fit un petit sourire et nos lèvres se trouvèrent encore une fois.

-Tu verras, la prochaine fois sera la bonne, j’y arriverai.

-On verra mon ange. Dors maintenant, tu dois être fatigué.

-Tu restes avec moi hein ?
-Oui, ne t’inquiète pas. Je suis là.
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Samedi 17 novembre 2007
Bon, ben euh que dire de plus que...désolééééeeee!!!!! Encore une fois!!!  Je me rends compte que les études ça prend tu temps (c'est même pas drôle), donc  pas de mise  à jour depuis un petit moment.... Mais en tout cas merci pour vos commentaires, ça réchauffe mon petit coeur!

Yue:  La mère d'Antoine est bien rentrée, j'avoue avoir pensé à la tuer, mais bon en ce moment je dois avoir des pulsions sadiques parce que je me suis même demandé si j'allais pas faire mourir Marc....Aïe, non tapez pas, j'vais pas le faire...promis!!!

Max: Encore désolée pour le prénom....je vais aller faire taper sur les doigts par quelqu'un pour me punir. 


Sinon,  j'ai une idée pour une nouvelle fic (un éclair a traversé mon esprit....et ça fait mal...), je ne sais pas si elle va aboutir, mais je vous tiendrai au courant. D'ailleurs ça sera peut être une one-shot!!!! J'verrai!!!

Quoiqu'il en soit, voici le nouveau chapitre. Il n'est pas très long, mais mieux vaut ça que rien. Et puis, il est en grande partie consacré à.....enfin je vous laisse découvrir.
A très bientôt!!!
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Dimanche 4 novembre 2007

La semaine qui suivit passa très rapidement. Je devais rattraper tous les cours que j’avais manqué, et il y en avait un bon paquet. Marc venait régulièrement à la maison pour m’aider, mais nous passions tout ce temps à bosser. Quel gâchis quand j’y pense…nous aurions été beaucoup mieux à nous retrouver bien au chaud sous ma couette à….passer du bon temps. Mais il n’en fut rien, et à chacune de mes tentatives, Marc refusait catégoriquement. Le travail avant tout, le plaisir viendra plus tard. Sauf que le plaisir ne venait pas…je finissais donc la semaine à genoux, et plutôt frustré. Au moins, j’avais rattrapé mon retard, et je pourrais reprendre les cours après les vacances sans trop de problème. J’avais à peine eu le temps d’aller en ville faire mes achats pour les fêtes de fin d’année.


Enfin noël arriva. Henri et Agathe passait la journée à la maison avec nous, mais Marc restait avec sa famille. J’aurais aimé passer cette journée avec lui, mais noël reste noël, et tradition familiale oblige : c’était chacun chez soi. Alors je pris mon mal en patiente car nous avions prévu de nous voir le lendemain pour nous échanger nos cadeaux. Et pour être tout à fait honnête, même sans Marc, je passais une très bonne journée. Agathe était une gamine adorable et je m’entendais très bien avec elle. Elle avait un peu de mal à se faire au fait que ses parents n’étaient plus ensemble, mais ne rejetait pas ma mère pour autant. Elle semblait très intelligente et réfléchie, peut être un peu trop pour une gamine de son âge…mais la vie fait parfois grandir trop vite. Henri l’adorait, ça se voyait dans ses yeux et lui et son ex-femme avait tout fait pour que la séparation se fasse en douceur, et ils gardaient de bons contacts. Ma mère semblait être vraiment accro à Son Jules et je ne fus donc pas vraiment surpris quand elle m’annonça qu’il n’allait pas tarder à venir vivre avec elle. La soirée se fit au coin du feu tandis que l’orage grondait dehors. Je pensais à Marc, si il avait été là, j’aurai pu le serrer contre moi pour l’empêcher de trembler. Je m’en voulus un peu de n’avoir presque pas pensé à lui de la journée, et j’espérais que son réveillon s’était aussi bien passé que le mien. Je lui envoyais un message avant de me coucher :


J’espère que t’as passé une bone journé, tu m’mank, a 2m1, je t’aime.


Dans la minute qui suivit j’eus sa réponse :

Chui réfugié ss ma couette…G peur…où sont dc tes bras ? Tu m’mank et j’t’M ossi.


Nous continuâmes quelques minutes puis je me couchai épuisé de ma semaine.


Le lendemain, le temps n’était pas meilleur, une sorte de tempête s’était levée durant la nuit et n’avait pas l’air de vouloir se calmer. Je m’habillai en vitesse et me préparait à partir. Ma mère râla un moment, mais finit par accepter de m’emmener quand même chez Marc. Après une route bien plus longue que prévue due aux intempéries, j’arrivai enfin, en milieu de matinée.


-Te voilà enfin.

Marc venait d’ouvrir la porte et se jeta dans mes bras. Il m’embrassa rapidement et m’entraîna rapidement à l’intérieur. Je m’étonnais de ce manque d’affection, mais je compris en arrivant dans le salon ses parents étaient là ainsi que deux autres couples plus âgés. Sûrement ses grands parents. Je restai un moment sur place, assez gêné. J’avais six paires d’yeux posées sur moi. Je sentais la chaleur monter à mes joues…c’était pourtant pas le moment. Heureusement Marc prit la parole.


-Je vous présente Antoine. Antoine, tu connais ma mère, et voilà mon père.


Il se leva et me serra la main

-Bonjour monsieur.

-Et voilà mes grands parents.

Je serrai les mains des hommes, embrassais les femmes, j’étais définitivement écarlate.


-Bon, on vous laisse, on monte dans ma chambre. A tout à l’heure.


A ce moment un grondement sourd se fit entendre à l’extérieur et les lumières de la maison faiblirent un moment. Je vis Marc pâlir et se recroqueviller sur lui même tandis qu’il lâchait un petit cri plaintif. Un lourd silence se fit dans la pièce. Sa mère sembla tenter de se lever mais un regard de son mari l’en dissuada.


-Ce n’est que le tonnerre Marc, ressaisis-toi un peu !

Marc se redressa aussi vite que s’il s’était fait frappé.

-Oui, désolé papa. On y va Antoine.

Sur ces mots, il m’attrapa le bras et nous nous dirigeâmes vers sa chambre. Il s’assit sur son lit et je le rejoignais.


-Pourquoi tu ne m’as pas dit qu’il y avait tant de monde ?


Il me sourit tristement.

-C’était pas prévu. Ils devaient repartir ce matin, mais avec le temps, mes parents ont jugé plus prudent de reporter leur départ. Même mon père devait repartir bosser.


-Un lendemain de noël ?

-Ben oui, il bosse beaucoup.

-Il…il n’a pas été très sympa avec toi.

-C’est pas grave.

Un nouveau coup de tonnerre se fit entendre. Marc ferma les yeux et se crispa à ses draps. Un autre petit cri s’échappa de ses lèvres tandis qu’un larme coulai sur sa joue. Je plaçais mes jambes autour de lui et refermai mes bras autour de ses épaules. Il enfoui sa tête dans mon cou et s’accrocha à ma chemise. Je lui embrassai le front et lui murmurai à l’oreille :


-Pourquoi as-tu si peur de l’orage mon ange ?

Marc se serra un peu plus contre moi. Je lui caressai les cheveux, et relevai sa tête. Je cherchai ses lèvres et passai les miennes dessus.


-Réponds moi mon ange.

-Je…c’est rien. C’est mon oncle.

-Qu’est-ce qu’il t’a encore fait ce salop ?

-Oh, rien…enfin rien de plus…Ce qu’il m’a fait…le viol. Ca s’est passé un soir d’orage. Et même si j’arrive à peu près à gérer ces souvenirs en tant normal, quand j’entends l’orage…j’ai des images qui me sautent au visage…et…j’arrive pas à me contrôler, j’arrête pas de le revoir me….J’en peux plus Antoine. Pourquoi il a fallut que ça m’arrive à moi ? Qu’est-ce que je lui ai fait pour qu’il….


Je sentis mon cœur se serrer. Est-ce qu’un jour Marc pourrait oublier ce que lui avait faire subir son oncle ? J’en doutais, mais si cinq ans après il tremblait encore pendant un orge, combien de temps lui faudrait-il pour pouvoir vivre sans avoir sans cesse les images de son viol en tête ?


-C’est pour ça que mon père n’aime pas la manière dont je réagis aux coups de tonnerre. Il voudrait oublier et faire comme si ça n’était jamais arrivé. Il a honte….il a honte de moi….


-Chuuut mon ange, calme toi. Tu n’y es pour rien. Tu n’es pas responsable de ce qui s’est passé. Calme toi.


Marc colla ses lèvres contre les miennes et passa ses mains derrière mon cou. Sa lèvre vint à la rencontre de la mienne dans un ballet sensuel. Je sentis ses mains trembler légèrement et les emprisonnai dans les miennes. Je l’allongeai sur le lit et me serrai contre lui en reprenant mes caresse dans ses cheveux. Ses mains passèrent sous ma chemise et vinrent caresser mon torse. Je sentais déjà mon bas-ventre s’embraser, nous n’avions pas eu de relation intime depuis la soirée surprise à mon retour de l’hôpital et mon corps entier le réclamait. Le baiser se fit plus passionné, tandis que Marc était déjà en train s’affairer sur les boutons de mon jean.


-Fais moi l’amour Antoine.

-Quoi ? Tu es sur ?

-Oui.

Marc reprit sa tache de baisser mon pantalon. Il avait l’air pressé, peut –être un peu trop. Ses gestes étaient fébriles mais je ne le sentais pas vraiment excité pour autant. De plus ses yeux étaient toujours remplis de larmes.


-Marc, attends…arrête… je croyais que…

Marc me fusilla du regard et me repoussa violemment.

-Je croyais que s’était ce que tu voulais ?

-Mais qu’est-ce….

-Ben quoi, c’est pas c’que tu voulais, me baiser ?

-Marc….

J’avais du rater un épisode quelque part, quoiqu’il en soit j’étais perdu. Marc se leva et se prit la tête entre les mains, je me levais hésitant entre aller le consoler et ne pas bouger pour ne pas le froisser d’avantage. Un nouveau coup de tonnerre éclata et Marc s’effondra à genoux. Je m’approchai de lui doucement et m’agenouillai à ses côtés.


-Marc…

-Pardon Antoine, je suis désolé. Je voulais pas….

J’attirais Marc contre moi, il se laissa faire.

-Je t’aime Marc. Ne dis plus jamais un truc pareil.

-Je sais Antoine. J’te demande pardon.

-Allez viens, relève toi.

Je m’assis sur le lit et Marc vint s’asseoir sur mes jambes, me faisant face. Il entoura ses bras autour de mon cou pendant que les miens enserraient sa taille.


-Je…je ne le pensais pas Antoine, tu le sais hein ?

-Oui, ne t’inquiète pas. C’est pas grave.

-Aime moi, je t’en prie aime moi.

-Je t’aime mon ange, je n’aime que toi. Ne mets pas en doute mes sentiments s’il te plait.


-Ne me quitte pas.

-Je ne veux pas te quitter Marc, ne t’inquiète pas. Ca va aller, je suis là.


Marc pleurait toujours, mais silencieusement, et il semblait plus calme. J’essuyai ses larmes et embrassai les endroits où elles avaient coulé. Je frôlai ses lèvres avec les miennes puis avec ma langue, avant de passer le barrage conduisant à sa bouche. Marc approfondit de lui même ce baiser et il saisit mes cheveux, les tirant légèrement en arrière. Il me regardait dans les yeux tout en caressant ma joue de son autre main. Je n’arrivait pas à déchiffrer les expressions de son visage. Si je devais le décrire je dirai qu’il représentait à la fois le désir, la peine, le désespoir, mais aussi l’amour profond. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine quand je m’aperçus que Marc me souriait tendrement. Cette fois le désir se fit plus présent.


-Je ne suis pas encore tout à fait prêt, mais quand le moment viendra, je veux que ce soit toi qui me fasse découvrir l’amour physique. Quand le moment viendra, je voudrais que tu me prennes comme tu n’as jamais prit personne et que tu me fasses l’amour jusqu’à ce que tu n’en puisses plus. Ce sera toi ma première fois, peut-importe ce qui a pu se passer auparavant, ce sera toi. D’accord ?


-D’accord. Je serai ta toute première fois et toi, tu es mon tout premier amour. Je ferai ce que tu veux. Quand tu te sentiras prêt, on fera l’amour, je veux te donner le meilleur. Tu verras, tout se passera bien.


-Je sais, j’ai confiance en toi.

Il relâcha sa prise sur mes cheveux et reprit ma bouche. Soudain il se releva et se dirigea vers son armoire.


-Je ne t’ai même pas donné ton cadeau.

           
-Oui, c’est vrai, j’ai aussi quelque chose pour toi.

Il sortir de l’armoire un paquet rectangulaire et revint vers moi en me le tendant.


-Joyeux noël mon cœur.

Je pris le paquet et l’ouvris en me retenant d’arracher le papier cadeau. Je tombais sur une sorte de mallette en bois décorée de gravures, avec d’un côté un cœur et de l’autre un ange. J’ouvris la mallette sur un ensemble d’accessoires à dessin ainsi que différentes peintures des crayons plus ou moins gras et des fusains. Je restai bouche bée.


-Ca ne te plais pas ?

-Je…si, au contraire, c’est magnifique….je…mais t’es malade, ce genre de matériel coûte une fortune…je ne peux pas….


-Ah non tais toi. Tu n’as pas le droit de refuser un cadeau, ça ne se fait pas.


Il me faisait une petite moue enfantine totalement craquante. J’allais rétorquer mais il ne m’en laissa pas le temps.


-Oh Antoine s’il te plait, ça me fait plaisir de te l’offrir. Tu as beaucoup de talent, c’est juste un coup de pouce pour ta future immense carrière d’artiste !!!


-Ca va, t’emballes pas, j’ai encore pas mal de progrès à faire avant d’intégrer les beaux arts. Mais je ne sais pas, c’est vraiment un beau cadeau…


-De toutes manières tu n’as pas le choix, c’est pas remboursable.


Je lui souris et l’embrassai tendrement.

-Merci mon ange. Tiens, c’est pour toi.

Je sortis de mon sac un petit boîtier et lui tendis. J’étais assez stressé, j’avais passé un bon moment dans le magasin à hésiter, avant de me décider. Maintenant c’était trop tard, les dés étaient jetés.


Il ouvrit le boîtier sur la montre que j’avais mit tant de temps à choisir. Elle m’avait coûté presque toutes mes économies mes sans me vanter, elle était particulièrement belle, et très classe.


-Et c’est moi que tu traitais de malade, mais t’as vu ça…elle est, super belle Antoine, c’est…ouahou… Je ne sais pas quoi dire….


-J’ai autre chose pour toi.

-Quoi ? Mais t’as dévalisé une banque ou quoi ?

-Oh, non, ne t’inquiète pas, ce cadeau là ne m’a rien coûté.

-Ah ?? Intéressant, et c’est quoi ?

-Eh bien…je sais que ça peut te paraître un peu prématuré, mais je voulais savoir si tu voulais bien accepter ça.


Je lui tendais un trousseau.

-C’est ?…

-Un double des clés de mon appart’. Je sais que c’est pas grand chose, mais…je…je voulais te les proposer, histoire que tu puisses venir quand tu veux….


Marc regardait les clés longuement, le visage impassible.

-T’es pas obligé d’accepter…je voulais juste…enfin j’ai pensé que tu aimerais peut être….non, écoute, c’est pas grave, c’était pas une bonne idée, j’ai….


Marc sembla réagir enfin et il me sauta au cou.

-Marc ?

-Bien sur que j’accepte Antoine, je…merci. Je t’aime tellement.


-Je t’aime aussi mon ange. Pendant un moment, tu m’as fait peur tu sais. Je pensais que ça ne te plaisait pas.


-Au contraire, il me fallait le temps de réaliser ce que tu me disais. J’arrivais pas à y croire.


Sur ce, il m’embrassa passionnément. Et en quelques secondes, on se demande comment, on se retrouvait allongés sur le lit.


La journée continua dans la même ambiance complice. Nous restâmes dans la chambre hormis pour les deux repas. Au cours de la journée, la tempête avait plus que doublée, et il y avait des chutes de neige permanentes. J’étais coincé chez Marc au moins pour la nuit si ce n’est plus…même si la présence d’une partie de sa famille me gênait légèrement, j’étais plutôt content de « subir » ces intempéries.
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Mardi 23 octobre 2007

Un bip-bip régulier me tira lentement de ma torpeur. Je tentais de comprendre où j’étais, ce qu’il s’était passé. Mes idées revenaient doucement à leur place en même temps que la douleur s’emparait de mon corps entier. Dès que je tentais d’esquisser le moindre geste, un mal lancinant me lançait des pieds à la tête. J’ouvris les yeux le plus doucement possible. Marc était assis à mes côtés, me tenant la main, en larme. Je tentais de lui parler mes quelques chose m’empêchait de bouger la mâchoire, ainsi que la tête. Marc du s’apercevoir que je remuai légèrement parce qu’il releva la tête.


-Ne bouge pas Antoine, tu es à l’hôpital. Je suis là.

J’essayais de lui faire comprendre que je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas bouger. Etais-je paralysé ?


-Tu as une minerve qui pars de tes épaules jusqu’à ta tête pour te maintenir droit ainsi qu’un bandage qui t’entoure la mâchoire. Tu ne peux pas parler ni bouger mais ne t’inquiète pas, ça va aller. Tu as la mâchoire fracturée, et trois cotes cassées.….en dehors de ça, ce ne sont que des bleus et des blessures superficielles…tu comprends ce que je te dis ? Si tu comprends cligne une fois des paupières.


Je clignai.

-Très bien. Ta mère est là, elle est en train de s’occuper de la paperasse, mais elle va revenir très vite. Oh Antoine, je suis tellement désolé, je voulais t’aider, j’aurais jamais du te laisser tout seul…


Il éclata en sanglot.

-J’ai appelé la police et les pompiers, mais ils sont arrivés trop tard, les types étaient déjà partis, je…..j’ai cru que tu étais mort. Je te demande pardon.


Je fermai doucement ma main sur la sienne, et la caressai légèrement avec le pouce. Curieusement j’arrivais à bouger facilement ma main droite et un peu le reste de mon bras droit. Tout le reste de mon corps n’était que douleur. Je voulus lui faire un sourire, mais j’abandonnais vite l’idée, voyant bien que la chose était impossible. Mais comment pourrais-je alors lui expliquer que la seule chose qui m’importait était qu e lui s’en soit tiré indemne. Qu’il avait fait la seule chose intelligente à faire c’est à dire appelé les secours. Comment pouvais-je lui faire comprendre tout ça si je ne pouvais pas parler ni bouger ? Je commençais à m’agiter un peu. Il fallait que j’arrive à trouver un moyen de communiquer. Ce n’est pas parce qu’un type avait réussi à écrire un bouquin entier rien qu’en remuant les paupières que je me sentais capable d’en faire autant. Antoine semblait avoir compris mon problème.


-Quand on te pose des questions tu peux répondre par oui ou non avec tes yeux, sinon le médecin m’a parlé d’un autre moyen pour que tu puisses parler, mais il faut d’abord qu’il voit si tu peux te servir sans douleur de ton bras droit, c’est celui qui a le moins été atteint dans l’attaque. C’est un système d’ordinateur. Tu tapes ta phrase et l’ordi parle pour toi, c’est un moyen qui fait fureur aux Etats-Unis.. La police m’a déjà posé plein de question, et il faudra que j’y retourne pour finaliser ma déposition et ils vont venir te poser des questions à toi aussi. J’ai du faire des portraits robots des agresseurs, mais je ne savais plus trop à quoi il ressemblaient tous, j’ai peur de pas avoir été assez précis.


Marc continua à parler encore et encore, il n’avait jamais été aussi loquace, mais il semblait en avoir besoin. Je le laissais continuer…de toutes manières, je n’aurai rien pu faire pour l’en empêcher. Au bout de quelques minutes, il sembla à court de récit, il semblait lessivé. La soirée avait du être éprouvante pour lui aussi. Je me demandais depuis combien de temps j’étais là car il faisait jour. Je tapotais alors sa montre avec mon index.


-Il est 16h, tu es là depuis cette nuit. Tu n’es pas tombé dans le coma, mais tu es resté inconscient plusieurs heures, et comme tu as eu des anti-douleur et des calmants, ça n’a pas arrangé les choses.


Marc tenait toujours ma main droite. Il avait toujours les mêmes vêtements qu’hier, qui au passage lui allaient drôlement bien. Mais ça voulait dire qu’il n’était pas rentré chez lui depuis…il n’avait peut être même pas dormi.


-Tu as mal partout Antoine ?

Je clignai des yeux.

-Tu m’en veux ?

Deux clignements.

-Je suppose que tu as eu peur ?

Un clignement.

Marc se tut un instant. Il me regarda longuement. Je connaissais ce regard, il était rempli de désir. C’était pas vraiment le moment, mais ça me réchauffa le cœur.


-Je peux t’embrasser ?

Je fus surpris un moment puis….

Un clignement.

Il s’approcha et se pencha lentement au dessus de moi sans lâcher ma main. Il posa très délicatement ses lèvres sur les miennes. Jamais elles n’avaient été aussi douces. J’avais l’impression qu’il m’insufflai la vie, je me sentais mieux. Il s’écarta doucement, se rassis sur sa chaise, et la porte de la chambre s’ouvrit en grand.


-MON POUSSIN !!!

Je souriais intérieurement, elle était incorrigible. Elle se précipita sur moi mais s’arrêta juste à côté du lit. Elle passa le bout de ses doigts sur ma joue.


-Oh comme j’ai eu peur. Mais quelle idée tu as de me faire des coups pareils hein ? tu veux que j’ai un infarctus c’est ça ? Tu veux tuer ta vieille mère ?


Elle plaisantait bien sur, en réalité elle était bouleversée, chacun prend sur lui comme il peut. Le médecin apparut derrière elle.


-Monsieur Salier, heureux de vous revoir parmis nous, vous nous avez fait une belle frayeur, et honnêtement il s’en ait fallu de peu. A quelques centimètres près, votre cote cassée perforait votre estomac et c’était l’hémorragie interne assurée….je vous laisse imaginer la suite.


-Oh docteur arrêtez ça s’il vous plait, c’est atroce.

-Je ne fais que dire la vérité madame. Votre fils est presque un miraculé.


-En tout cas si votre ami n’avait pas appelé la police à temps, je n’aurai pas donné cher de votre peau.


Je regardai le médecin sans comprendre.

-D’après le rapport des policiers, ce sont les sirènes qui ont fait fuir vos agresseurs, sans cela, ils ne se seraient sans doute pas arrêté en si bon chemin.


Je regardai Marc. Il m’avait dit que les types étaient déjà partis quand la police était arrivée.


-Oh Marc, je ne pourrais jamais assez te remercier. Dit ma mère dans un sanglot.


-Vous voulez rire ? Marc semblait en colère.
Je l’ai laissé tombé face à cette bande de types. Je me suis enfui, j’ai été le pire des lâches, si j’étais resté, j’aurai pu aider Antoine, et on en serait pas là aujourd’hui.

Je plantai le plus profondément possible mes ongles dans sa main pour le faire taire.


-AIE !!!

Le médecin reprit la parole.

-Votre ami ne semble pas d’accord avec vous jeune homme, et moi non plus. Si vous étiez resté, nous aurions sans doute deux cadavres de plus à la morgue. Vous ne vous êtes peut être pas battu, mais vous lui avez sauvé la vie…réfléchissez-y.


Marc se tut.

-C’est juste que…j’ai eu peur de le perdre.

-Tu as fait ce qu’il fallait Marc, et je t’en remercie. Dit ma mère.


-Bien, si vous voulez bien, il va falloir laisser ce jeune homme récupérer maintenant. Je vais donc vous demander de sortir.


Marc allait s’éloigner quand je rattrapais sa main. Je tentais de mimer l’écriture avec ma main valide. Au début il ne sembla pas saisir ce que je voulais lui dire puis ses yeux s’illumièrent.


-Docteur ?

-Oui ?

-J’ai parlé à Antoine de l’ordinateur pour communiquer, il voudrait en savoir plus, et surtout, il voudrait communiquer.


-Eh bien…je constate qu’il n’en a pas besoin avec vous en tout cas. Dit-il en souriant.


Quoiqu’il en soit, nous verrons tout ça demain, je vous le promets. En attendant, rentrez chez vous et reposée vous. Vous êtes là depuis cette nuit, vous devez être extenués tout les deux. Vous ne pouvez pour le moment rien faire de plus pour Antoine.


Le docteur partit. Ma mère m’embrassa doucement sur la joue. Je voyais bien que Marc mourrait d’envie de l’imiter, mais je savais qu’il ne le ferait pas devant ma mère. Elle dit alors :


 
-Marc, je t’attends dehors, tu as deux minutes.

-Oh ? Je…très bien. Ajoutât-il en souriant.

Ma mère sorti en fermant la porte. Marc s’approcha de moi et m’embrassa le front, les joues, la bouche. Je ne pouvais répondre en rien, j’étais terriblement frustré.


-Je reviens demain mon cœur…ne pars pas sans moi !!

Et en plus il se foutait de moi, c’était la meilleure. Il éclata de rire, me reposa un baiser sur les lèvres et s’éloigna. Il me lança un dernier « je t’aime » et sortit à son tour.


Je ne pensais pas en être incapable, et pourtant je m’endormis presque dans l’immédiat.


Le lendemain, le médecin vint m’expliquer le fonctionnement de l’ordinateur, c’était spectaculaire. Il suffisait de taper la phrase voulue et la voix artificielle la répétait. J’allais enfin pourvoir parler avec les personnes qui passaient. Ma mère passa me voir dans la matinée, et resta là jusqu’à l’arrivée de Marc dans l’après midi.


-Désolé, je me suis réveillé très tard, j’ai pas fait gaffe à l’heure, j’aurai voulu venir plus tôt.


-C’est pas grave marc, Antoine a pu apprendre à utiliser sa machine en t’attendant, j’ai servi de cobaye. Je vais vous laisser. Antoine, j’ai plusieurs choses à faire donc je ne pourrais sûrement pas venir avant demain. Je t’embrasse mon poussin !!


Je lui fis un petit signe de la main, elle sortit en fermant la porte. Marc s’approcha de moi et s’assis sur le bord du lit. Il se pencha pour m’embrasser.


-Salut beau brun !

Je pianotai sur mon ordinateur.

-Salut toi !


-Comment tu te sens aujourd’hui ?

-Mieux qu’hier. Mais c’est pas encore aujourd’hui que je vais pouvoir te prendre.


Marc rougit.

-T’as pas honte de faire dire des choses pareilles à une machine innocente !!


-Non, pas du tout.

-Les policiers sont passés ?

-Oui, ce matin. Mais j’ai bien peur de ne pas leur avoir été très utile. Il m’ont demandé des portraits robots des agresseurs, et ils le son comparés aux tiens. Nos deux descriptions étaient assez ressemblante, mais leur visage sont plutôt communs, ça ne va pas être évident.


-Ne t’inquiète pas, ils le retrouveront. Ce genre de types doit avoir déjà un casier de plusieurs kilomètres de long. Ca va aller.


-J’espère. Ce que tu disais hier était stupide. Je ne voulais pas que tu vives ça. C’est la raison pour laquelle je t’ai demandé de partir. En plus de ça, le médecin avait raison, en partant, tu as pu me sauver la vie. Alors je ne veux plus jamais t’entendre dire des âneries pareilles…et tu as de la chance, l’ordinateur ne connaît pas de gros mots.


Marc sourit faiblement.

-Je sais bien ça, mais tu ne m’empêcheras pas de me sentir coupable. C’est comme ça, c’est tout.


Je soupirai.

-Viens là.

Marc se pencha en avant et vint se poser sans s’appuyer sur mon torse. Je lui caressai les cheveux de ma main droite.


-Je ne pourrais plus venir te voir en journée parce que je vais devoir retourner en cours. Mais je reviendrai le soir et le week-end. Et je t’apporterais les cours.


-Quel intérêt d’être à l’hôpital si je ne peux même pas manquer les cours.


-Allez fais pas ta tête de mule, c’est pour ton bien, comme ça tu n’auras pas à redoubler, et tu resteras avec moi l’année prochaine.


-Oui, tu as raison.

Marc resta encore un petit moment à mes côtés, puis il du partir.


Les jours puis les semaines s’écoulèrent. Ma bouche était toujours maintenue fermée et je ne pouvais pas bouger. Je commençai sérieusement à en avoir marre. Même si ma mère et Marc passait tous les jours, que Gaston et Kathy environ tous les 2 ou 3 jours et que d’autres amis venaient de temps en temps, je désespérais de pouvoir rentrer chez moi un jour. Enfin un matin, deux semaines avant noël, la nouvelle tomba. On allait me libérer ma mâchoire. J’allais enfin pouvoir parler….Ca c’est ce que je croyais…je n’avais plus aucune mobilité, depuis le temps que ma bouche restait close, je ne la contrôlais plus. J’eus droit à plusieurs séances de rééducation avant de maîtriser à peu prêt ma bouche. Il en fut de même pour l’alimentation et la marche. Mes jambes ne me portaient plus. En plus ne pouvant pas m’alimenter, j’avais été nourri par sonde gastrique, et j’avais perdu beaucoup de poids. Les débuts furent périeux, mais, entouré de Marc et de ma mère qui me soutenaient à chaque faux pas, je progressai un peu plus chaque jour. Enfin vint le jour de ma sortie. Je n’en croyais pas mes yeux. Enfin, j’allais rentrer chez moi, j’allai quitter ces chambres blanches. Le jour J, ma valise était prête, les infirmièr(e)s et les médecins me saluèrent en partant. J’en avais rencontré du monde là bas…et ils avaient été formidables, tous autant les uns que les autres.


Ma mère était là mais Marc n’avait pas pu venir. J’étais un peu déçu, mais je comprenais qu’il n’avait pas que ça à faire. Il en avait déjà bien assez fait depuis près de deux mois. Ma mère me ramena chez elle. Je ne retrouverai mon appartement qu’après les vacances de noël, si tout allait bien, pour reprendre les cours. Nous arrivions enfin devant la maison. J’entrai dans le salon quand :


-SURPRISE !!!!

Tous mes amis, Henri, et une petite fille qui devait être la sienne étaient présents avec des ballons, des serpentins, un gâteau géant….Marc s’approcha de moi, et m’embrassa, devant tout le monde. C’était juste un petit baiser, mais je savais que c’était déjà beaucoup pour lui. Nous entendions des cris d’encouragement de la part des invités tandis que sa bouche vint me susurrer des mots à l’oreille qui me donnèrent chaud.


-Ne t’inquiète pas, tu auras mieux quand on sera seuls.

-Il me tarde d’y être.

-Je sais, en attendant, profite de ta fête.

Je serrai mes mais dans mes bras les uns après les autres. Henri me présenta sa fille, qui était vraiment adorable. Cet après midi là, ce fut noël avant l’heure. Je me sentais bien, entouré de ceux qui m’aimaient et que j’aimais. Une fois les invités partis, ma mère nous dit qu’elle se chargerait de ranger tout ça avec l’aide d’Henri. La petite Agathe s’était endormi sur le canapé, il était tard. J’entraînai Marc dans ma chambre. A peine le loquet était fermé que je me jetais sur ses lèvres. Nos langues se rencontraient enfin, pour la première fois depuis presque deux mois. Elle se redécouvraient fiévreusement, ne voulant pas se lâcher. J’arrachai presque sa chemise, et la mienne suivit le même chemin. Je bandais déjà comme un fou, et il semblait dans le même état. Je le poussai sur le lit et le rejoignis. Je caressai son corps, j’étais fébrile, il était…anxieux ? Je m’arrêtai un moment…


-Qu’est-ce qui se passe ?

-Rien…

-Dis moi Marc.

-C’est rien c’est juste que…je suppose que tu as envie de…de le faire.


-Oui, j’aimerai bien, mais si tu ne veux pas….

Qu’est-ce que j’allais dire…que ce n’était pas grave ? Ce n’était pas vrai. Je crevai d’envie de le prendre maintenant. J’avais déjà pas mal attendu, j’en pouvais plus. Ca faisait deux moi que je n’avais pas eu de sexe du tout, et ça n’arrangeait pas les choses. Je m’assis à côté de lui.


-Marc s’il te plait….j’en ai vraiment envie…

-Je sais….je suis désolé….je…

Je ne laissai pas finir, je me levai, il fallait que je me change les idées. J’allais ramasser ma chemise quand il me retint.


-Attends Antoine….je….c’est d’accord….

-Quoi ?

-Viens, je… je veux bien le faire….avec toi.

-Tu es sur de toi ?

-Ou….oui, je le suis.

Je le regardais un moment. Ses yeux démentaient tout ce qu’il venait de dire. Il était prêt à se forcer pour moi, et moi j’étais prêt à le violer pour mon plaisir personnel…Je me donnais une gifle mentale. Je n’avais qu’une envie c’était le prendre sur place, il avait dit oui après tout….mais je ne pourrai jamais lui infliger de coucher avec moi par peur de me perdre. J’avais envie qu’il le fasse par envie. Soudain j’eus une idée.


Je m’approchai de lui lascivement, le recouchai sur le lit et montait à califourchon au dessus de lui. Ma langue alla titiller son oreille et je lui dit :


-J’ai une meilleure idée. Puisque tu n’es pas prêt à ce que je te prenne, c’est toi qui va me prendre.


-Quoi ? Mais, je peux pas, je….je ne sais pas le faire….


-Ne t’inquiète pas, tu me laisses faire, je m’occupe de tout. Toi, tu profites. Qu’est-ce que tu en dis ?


Je ne l’avais pas lâché des yeux en disant ça, ni arrêté de caresser la bosse qui pointait sous son pantalon. Le feu du désir s’était rallumé dans ses yeux. La réponse fut brève…mais explicite.


-Ok.

Je retournai à la recherche de sa langue. Je finis de le déshabiller et de me déshabiller, puis je me rallongeai sur lui. Ma langue partit à l’aventure sur son corps et fini sur son sexe, je me mis à le sucer un moment, mais j’arrêtai avant qu’il ne vienne. Je remontai alors vers sa bouche. Nos intimités collées l’une à l’autre, nous mimions déjà ensemble les mouvements de l’acte sexuel. Les gémissements de Marc me rendaient fou. Il s’accrochait aux draps, s’arc-boutait à chaque mouvement de rein. Nous transpirions tout les deux, mais à aucun prix je ne me serai arrêté. Je ne savais même pas si j’en aurais été capable. Je n’attendais plus qu’une chose, atteindre la jouissance, et la partager avec l’homme que j’aimais.


-Aaahh Antoine… j’en peux plus.

-Attends encore un peu mon ange.

Ma langue lâcha son corps et je positionnait au dessus de lui.


-Tu ne veux pas de préparation ? dit-il dans un souffle.


-Non, c’est pas grave, j’ai trop envie de toi.

Je m’empalai alors assez brusquement sur son membre dressé. Je mordis ma lèvre pour ne pas crier. Marc lui cria de surprise. Mais j’étais bien trop excité pour m’arrêter là. J’attendis un peu que la douleur passe. Je n’avais pas vraiment l’habitude de faire ça sans préparation, mais avec marc s’était différent. Le fait de coucher avec lui m’excitait d’avantage que toutes les préparations que mes ex avaient pu me faire. Très vite je me mis à faire de petits mouvements qui s’accélérèrent au fur et à mesure. Je gémissait de plus en plus fort, ne me préoccupant plus de savoir si on pouvait m’entendre ou non. Marc lui ne se retenait plus depuis un moment déjà. J’accéléraient encore mes mouvements, mais je commençais à sentir la fatigue venir. Je saisis les mains de mon amant et les posais sur mes hanches.


-Haa…Marc, aide moi.

Il commença à me soulever un peu et à donner faire des mouvements de bassins, mais ça ne semblait pas lui suffire. A mon grand étonnement, il me retourna et se retrouva sur moi. Il saisit une de mes jambes, et la plaça au dessus de son épaule. Il accéléra ses mouvements, me donnant des coups de reins de plus en plus profonds, de plus en plus jouissifs, j’étais au bord de l’explosion. Jamais je n’aurai cru qu’il était si doué.


-Antoine…je vais…

-Oui, moi aussi….ensemble Marc.

Il accéléra une dernière fois ses coups de bassins et nous nous libérâmes en même temps, épuisés, trempés de sueur…et pas que de sueur, mais heureux d’être à nouveau unis, et d’avoir enfin pu mélanger nos corps. Marc se retira et lécha le sperme qui avait atterri sur mon ventre. Puis il vient partager ma semence. Nos langues jouèrent un peu, puis Marc s’allongeât sur moi, nicha sa tête dans mon cou et tentât de reprendre un peu sa respiration.


-Marc, c’était…

-C’était pas bien ? Désolé.

-Tu veux rire, c’était….c’était WAHOU !!! J’ai adoré….jamais j’aurai pensé que tu pourrais faire ça….t’es sur que c’est ta première fois ?


En entendant ça, Marc se mit à rire…j’adorais son rire, clair, cristallin…


-Oui, t’inquiète pas, c’était bien ma première fois…mais pour être honnête, je me suis un peu documenté.


-Comment ça ?

-J’ai regardé des pornos, je suis allé sur le net. Je savais qu’à ta sortie d’hôpital tu serais en manque alors, j’ai voulu me préparer, je voulais être prêt pour toi….désolé de ne pas avoir su dépasser mon….enfin tu sais…


-C’est pas grave mon ange. Ce que tu m’as fait c’était génial. J’ai tout le temps de te prendre. Quand tu seras prêt tu me le diras.


Nous étions allongés l’un contre l’autre. Reprenant notre souffle, laissant la fatigue nous envahir.


-Marc ?

-Huumm…quoi ?

-Tardes pas trop quand même !

Il rit à nouveau, je le rejoignis. Nous finîmes par nous endormir.
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Dimanche 21 octobre 2007

Les rayons du soleil filtrés par mes rideaux tombaient sur le visage endormi de Marc. Il avait l’air assez serein, et il était super sexy… La « gole du matin » n’arrangeant pas les choses, je me retrouvai vite très excité. Je ne pouvais pas rester là plus longtemps. J’embrassai doucement Marc sur le front et me levai pour aller dans ma salle de bain. Il y en a deux dans la maison, et j’ai eu la chambre qui a sa propre salle de bain…merci maman. J’entrai dans la douche et tentai de faire le vide dans ma tête. Peine perdue…je ne voyais que ses lèvres, son corps, ses reins, je le revoyais se cambrer sous mes coups de langue. C’est pas comme ça que j’allais calmer mon érection. J’ouvris d’avantage le robinet d’eau froide. Le contraste fut saisissant. J’étais partagé entre les souvenirs des gémissements de Marc et l’eau limite glacée de ma douche. Et puis comment pourrais-je me calmer avec une main qui me caresse le dos et se dirige vers mes fesses. Une main ?


Je me tournai brusquement. Marc avait entrouvert la porte de la douche et avait passé son bras à l’intérieur. Il était nu. Ses yeux se posèrent sur mon sexe.


-Je te dérange peut-être. Dit-il avec un grand sourire.

-Pas du tout, en fait, je pensais à toi….et si tu pouvais m’aider à régler mon…petit problème, tu me rendrais service.


-Hum….il n’est pas si petit que ça ton problème….mais bon, si ça peut te rendre service.


Je me poussai un peu pour lui faire de la place, et il entra. Je réchauffait un peu la température de l’eau pour qu’il n’ai pas froid. La douche étant assez petite, nous étions presque collés l’un à l’autre.


-Ah, je n’avais pas pensé à ça…tu ne risques pas d’arranger mon problème en étant si près.


-C’est toi qui a voulu que je vienne, assume. Et puis au lieu de résoudre un problème, nous risquons d’en avoir un deuxième sur les bras.


 Je souris en constatant que effectivement, le sexe de Marc gonflait assez rapidement. Il passa un bras derrière mon cou et m’attira contre lui. Nous échangeâmes un baiser passionné.


-Peut-être qu’on peut s’aider mutuellement. Murmura-t-il alors à mon oreille.


Je souris. J’étais sur qu’une fois passé le blocage de son traumatisme passé, Marc pouvait être chaud comme la braise. J’étais pressée d’y être rien qu’à l’idée. En attendant, Marc avait passé sa langue dans mon cou et sa main sur mon sexe.


-Tu n’es qu’un petit dévergondé.

-J’ai un bon professeur. Alors, que dis-tu de ma proposition ?


-L’entraide hein ?!! Allons-y, et vive la solidarité !


A mon tour je passai une main derrière sa nuque et l’autre vers son sexe dressé. Nos bouches ne se lâchèrent plus tandis que nos mains s’activaient tranquillement un peu plus bas. A un moment Marc se serra un peu plus contre moi. Nous accélérâmes alors nos vas et viens en même temps. Marc nicha sa tête dans mon cou tandis que je rejetai la mienne en arrière. J’avais du mal à tenir sur mes jambes, d’autant plus que Marc s’appuyait presque entièrement sur moi. Marc se libéra dans ma main et je le rejoignis quasi immédiatement. L’eau balaya nos semences tandis que nos bouches se retrouvèrent pour commencer un ballet endiablé.


-Marc…hum…arrête, sinon, je te jure que je ne réponds plus de rien.


-Désolé. Tu veux que je te savonne ?

-Oui, vas-y, mais gare à toi si tu laisses traîner tes mains n’importe où !


-Je ferai attention.

Et effectivement il fit très attention à l’endroit où il plaçait ses mains, il ne fit pas un geste de travers. Je commençai à croire que je lui avais fait peur en lui disant que je ne répondrai plus de rien, et je culpabilisais un peu.


-A mon tour.

Je commençais à lui savonner les épaules, le dos, et en arrivant aux fesses, j’en profitai pour les malaxer légèrement.


-Je sais ce que tu essayes de faire, tu n’es qu’un obsédé.

-J’y peux rien si tu m’excites.

-Mais je n’ai rien fait…

-T’as pas besoin, j’ai quelques images en mémoires, que je ne suis pas prêt d’oublier.


Il rougit violemment.

-Bon, je vais sortir. Dit-il, de plus en plus rouge.

-Ok, je te suis. A tout de suite.

Il m’embrassa une dernière fois et sortit de la douche. Je profitai encore un peu de l’eau et décidai de le rejoindre. Quand j’arrivai dans la chambre, il était habillé et refaisait le lit. Je me séchais et m’habillais rapidement sous son regard intéressé.


-Ne me regarde pas comme ça, tu vas me redonner des chaleurs.


-J’aime te regarder, tu n’as cas pas t’exciter pour rien.

Il s’approcha de moi d’une démarche féline. Il frôla mes lèvres avec les siennes tout en glissant une main dans mon pantalon. Il saisit mon sexe et commença de tout petits mouvement très lents, je ne mis pas longtemps à réagir, et tentais d’attraper sa bouche en entier. Mais il ne semblait pas l’entendre de cette oreille car il tourna la tête. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait. Il me poussa alors lentement en arrière, jusqu’à ce que je sois coincé entre lui et le mur. Là seulement, il permit à ma langue de venir chercher la sienne. Il avait réussi à me ré exciter en quelques secondes. J’attrapai sa tête pour approfondir le baiser. Il me laissa faire un moment puis approcha sa bouche de mon oreille et murmura d’une voix très sensuelle :


-Je t’avais bien dit que tu me le paierais.

Et sur ce, il s’éloigna vite de moi et avant même que je comprennes quoi que ce soit, il était dans le couloir à me crier :


-Je t’attends dans la cuisine, dépêche toi.


Je restai un moment hébété, et toujours autant excité. Il avait joué à mon propre jeu…et il avait gagné. Il m’avait bien eu. J’adorais ça, ça prouvait qu’il se laissais aller de plus en plus. Et même si j’étais sur le moment très, très frustré, je savais que le moment ou nous pourrions fondre nos deux corps se rapprochait inexorablement. Je tentais de me calmer du mieux possible avant de le rejoindre à la cuisine. Il y avait un mot de ma mère disant qu’ils étaient partit au marché et qu’ils seraient de retour pour manger ce midi. Marc avait sortit deux bols et fouillais dans les placards. En m’entendant arriver, il se retourna. Il avait un petit sourire de victoire aux lèvres.


-Je cherches de quoi manger. C’est où ?

-Le placard sur ta droite au dessus du frigo.

Il se pivotât et j’en profitai pour m’approcher vite fait et le plaquer sur a porte du frigo.


-AAAAHH, Antoine c’est super froid, arrête.

-Tu m’as bien excité tout à l’heure.

-S’il te plait, c’est vraiment froid.

Je le retournai alors et le recollai en veillant à mettre mes bras derrière son dos afin qu’il ne touche plus la paroi de l’appareil.


-C’est mieux ?

-Oui. Mais pour tout à l’heure, ce n’était que justice.

-Ah ? Je croyais que je m’étais fait pardonner hier soir ?


-Presque, mais maintenant, c’est bon nous sommes quittes.

-Mouais…t’as de la chance d’avoir une gueule d’ange.

-Et oui, que veux tu, je suis irrésistible.

Il avait dit ça en papillonnant des paupières, et nous partîmes dans un fou rire. Le reste de la journée se passa très bien ? Après le repas nous sommes sortis tous les quatre faire un tour dans la forêt voisine. J’appréciai de plus en plus Henri, et il semblait qu’il en était de même entre Marc et ma mère. En fin d’après midi, ma mère nous ramena chez moi.


-Alors, tu montes un peu avant de rentrer chez toi ?

-Non, je vais y aller.

-Pourquoi ?

-Parce que si je monte, je risque de ne pas redescendre.

-Ah…ok très bien. On se voit demain alors.

-Oui, à demain.

-A demain.


Il m’embrassa une dernière fois, et s’éloigna. Je le regardait partir un sourire au lèvre. Comment pouvais-t-on tomber amoureux d’une personne aussi facilement. Avant de rencontrer Marc j’avais eu des liaisons, mais jamais je n’étais tombé amoureux. Bien sur quand elles duraient, j’avais beaucoup de tendresse pour mes partenaires, mais ce n’était pas comparable avec ce que je ressentais pour Marc. J’étais raide dingue de lui, rien qu’en y pensant, je sentais tout un remue ménage à l’intérieur de mon ventre, à la fois une grande joie, une grande sérénité, et l’envie de crier au monde entier ce que j’éprouvais…j’avais découvert ce qu’était l’amour, et c’était magique. Toutes à mes pensées, je me retrouvais devant la porte de mon appartement. J’entrai et me dirigeai vers la cuisine. J’avais une faim de loup et j’étais fatigué, je ne ferai pas long feu ce soir. Je mangeais devant la télé, et parti me coucher sans demander mon reste, laissant les couverts dans l’évier….

Le lendemain, le réveil me tira du lit beaucoup trop tôt. Je me levai pourtant avec le sourire en repensant au week-end passé. Mais une pensée m’arrêta. Qu’est-ce que lui en pensait ? Si ça se trouve il regrettait, après tout, il n’avait pas vraiment eu le temps d’y réfléchir, les choses s’étant enchaînées assez vite. Et puis, tout ça s’était passé chez moi, ou chez ma mère, mais comment se comporterait-il au lycée ? Bien sur je ne m’attendais pas à ce qu’il s’exhibe devant tout le monde comme un homo fier de sa condition, mais est-ce qu’au moins il allait m’adresser la parole ? Cette idée me coupa net dans ma bonne humeur, j’étais maintenant inquiet. Je retardais le moment de me retrouver à ses côtés, et bien sur j’arrivai au lycée en retard.


-Monsieur Salier, il faudra vous enlever cette habitude d’arriver en retard, ce n’est pas la première fois, mais je vous préviens que ça a intérêt d’être la dernière. La prochaine fois, c’est la colle. La prof d’anglais était assez pimbêche, mais je n’y fis pas attention, trop absorbé par l’homme qui hantait mes pensées. Mes craintes étaient confirmées, Marc avait sa casquette visée sur la tête alors qu’il ne l’avait pas mise une seule fois du week-end, et il écrivait toujours dans son cahier.


Je m’approchais de notre table, une boule au ventre et les larmes aux yeux. Marc n’avait pas levé les yeux une seule fois sur moi. Comment pouvait-il occulter si facilement les moments que nous avions partagé. Je m’assis à ma place, bouleversé.


Lorsque je regardais enfin Marc, je vis qu’il avait les yeux posés sur moi, il avait un petit sourire. En plus, il se moquait de moi.


-Quoi ? dis-je alors agacé par son comportement.

-Je…non rien.

Il replongeât alors dans son cahier. J’étais enragé contre lui, mais je ne pouvais rien faire coincé dans cette foutue classe. A l’intercours, je me dirigeai vers les toilettes pour me passer un peu d’eau sur le visage. Marc m’y rejoint et ferma la porte avec le loquet. Il n’avait pas l’air bien.


-Qu’est-ce que je t’ai fait Antoine ?

-Qu’est-ce que tu m’as fait ? C’est la meilleure celle la. Comme si tu le savais pas. Comment tu peux faire comme si rien ne s’était passé ce week-end. Comme si il n’y avait rien eu entre nous. J’étais sincère moi, merde.


-Mais enfin de quoi tu parles ?

-Tu m’as ignoré en classe.

-Mais ne dis pas n’importe quoi, j’allais te dire bonjour quand tu m’as envoyé boulé. Ca m’a fait mal, je pensais que tu regrettais tout, que tu ne voulais plus me parler. Alors quand je t’ai vu rentrer ici, je me suis dit que je devais mettre les choses au clair avec toi. Comment t’as pu croire que j’allais t’ignorer alors que je….


Marc baissa la tête et rougit légèrement.

-Tu quoi Marc ?

-…

Je m’approchai de lui et posai ma main sur sa joue. Je repris plus doucement.


-Tu quoi ?

-Je t’aime Antoine.

J’étais le plus grand abruti que la terre ait porté. J’avais cru qu’il allait m’abandonner. Tsss, quelle idiotie. Ca m’avait tellement fait peur qu’au final, c’est moi qui l’ait repoussé, avant même de savoir ses intentions. Je le serrai fort dans mes bras.


-Je t’aime aussi Marc. Je t’aime comme un fou.

Je laissai sa langue rechercher la mienne avec douceur. Je fus vite excité, et je sentais bien que lui aussi. Mais la cloche nous sortit de notre monde. Nous dûmes nous résoudre à retourner en classe.


En sortant ce soir là, Marc me tint la main en sortant du lycée. J’étais surpris qu’il soit si à l’aise, si rapidement, mais je ne m’en plaignais pas. Quelques personnes nous lançaient des regards curieux, mais Marc semblant s’en contre faire, et moi aussi. Je me sentais bien.


-Eh oh, les amoureux !!!

Gaston et kathy nous rejoignaient en courant.

-Salut vous deux.

-Ca vous dit de passer la soirée avec nous, on ferait une sortie de couple. On pourrait se faire, je sais pas moi, un restau et un ciné, ou un bowling, ou un truc du genre.


Je regardais Marc, il me sourit.

-Ca te dit ?

-Oui, pourquoi pas, ça promet d’être sympa.

-Alors ça marche. On se dit quelle heure ?

-On a cas se retrouver sur la place à 20h.

-Ok, à plus tard.

-Ouais à tout’ !!

Je me retournai vers Marc.

-Alors, en attendant, qu’est-ce qu’on fait ?

-Eh bien, on a pas mal de boulot, il faudrait travailler un peu.


-Ah très bien. Tu vas rentrer chez toi alors ?

-Oui, mais j’aimerai que tu viennes.

-Quoi ?

-Tu n’as cas venir chez moi, on bossera ensemble. Et puis, je pourrais te présenter à mes parents.


-Eh bien…d’accord.

J’étais plutôt surpris. Est-ce que Marc avait dit à ses parents qu’il était homo, j’en doutais. Alors que nous nous dirigions vers chez lui, je pris la parole.


-Marc, tes parents, est-ce que….

-Quoi ?

-Est-ce qu’ils sont au courant pour …ton viol.

-Oh….oui, ils le sont. J’ai réussi à porter plainte, et il a fallut que j’aille au procès. Alors, forcement, ils le savent.


-Ca n’a pas du être facile pour toi de leur dire.

-Non. Mais il m’ont cru. A aucun moment ils n’ont mis ma parole en doute, même quand toute la famille s’est retournée contre moi en me traitant de menteur, de salopard…Eux ils ont toujours prit ma défense. Pas une fois ils ont baissé les bras. Et quand je n’en pouvais plus, c’est eux qui me portaient à bout de bras. C’est grâce à eux si aujourd'hui je suis toujours vivant.


Je passais mon bras sur son épaule.

-Merci Marc.

-Pour quoi ?

-Pour me dire tout ça, pour me faire confiance. A ta place, je ne sais pas si j’en serais capable.


Pour toute réponse, il posa sa tête sur mon épaule.

-Et….pour nous.

-Non, ils le savent pas. Ils ne savent même pas que je suis homo….je….je compte leur dire ne t’inquiète pas, mais, je me sens pas vraiment prêt.


-Oui, bien sur je comprends. Chaque chose en son temps.

-Voilà, on est arrivé. Bienvenu chez moi.

Nous étions devant une petite maison. Elle ne payait pas de mine, mais elle semblait très chaleureuse. Le jardin était rempli de toutes sortes de fleurs, donnant une couleur arc-en-ciel au terrain, on aurait dit un tableau.


-C’est très joli.

-Oui, ma mère adore le jardin, c’est un peu son exutoire. Tu sais, cette histoire n’a épargné personne ici. Chacun s’en sort comme il peut.


-Oui, en tout cas elle a la main verte ça se voit. On se sent tout de suite très bien ici.


-Tu verras au printemps, tout fleuri, c’est magnifique.

Je ne répondit rien, mais le fait qu’il parle d’un éventuel future ensemble me gonflait le cœur.


-J’ai droit à un dernier baiser avant de n’être qu’un ami ?


Il me regarda un peu inquiet, mais voyant que je plaisantai, il sourit à son tour.


-Bien sur.

Il posa ses lèvres sur les miennes avec une grande douceur. Nos lèvres se retrouvèrent tendrement. Il n’y avait aucune arrière pensée sexuelle, juste une grande douceur dans se baiser, et j’eus l’impression qu’il nous faisait beaucoup de bien à tout les deux.


Il se décolla légèrement et me caressa la joue.

-Je crois bien que vous me rendez fou monsieur Salier.

Je souris et repris ses lèvres.

-Crois bien que c’est réciproque.

-Allez, viens, on y va.

Il me lâcha la main à contre cœur, et se dirigea vers la porte d’entrée. Je le suivis. Une femme vint à notre rencontre.


-Bonjour maman.

-Bonjour mon chéri, comment s’est passé ta journée ?

-Bien…j’te présente Antoine, il est dans ma classe.

-Bonjour madame.

-Je suis ravie de te rencontrer Antoine, pour une fois que Marc ramène quelqu’un à la maison !!


Elle semblait sincèrement ravie que son fils reprenne doucement le chemin de la vie.


-Vous avez un jardin magnifique madame Liské.

-Oh, oui, c’est mon petit péché mignon à moi…

 Elle nous servit une collation et nous discutâmes un moment, elle avait l’air d’une femme très gentille, mais on voyait que les épreuves de la vie avait marqué son visage. Elle avait du être une très belle jeune femme. Enfin, elle nous laissa pour repartir à son jardin.


-Ta mère est très jolie.

-Tu trouves ? Je ne sais pas, c’est ma mère, je peux difficilement avoir un avis la dessus. Je dois être jaloux ?


-Non, tu n’as rien à craindre, t’inquiète pas.

Il caressa le dos de ma main posée sur la table.

-Tu viens dans ma chambre ?

-Oouuh, c’est une proposition ?

-C’est pour bosser idiot.

-Dommage, j’avais envie de galipettes.

-Tu as toujours envie de galipettes !!

-Eh oui que veux-tu, moi aussi j’ai un péché mignon.

Je visitai sa chambre, elle était sobre, pour ne pas dire vide. Il n’y avait que le strict minimum en meuble, aucune photo, aucun poster, aucune note de vie.


-C’est….

-Oui, je sais, c’est triste…..j’ai juste voulu effacé mes souvenirs à ma façon….pour rebâtir quelque chose de meilleur par dessus, mais rien ne valait vraiment le cou….jusqu’à maintenant.


Sur ces mots, il se dirigea vers un placard, et en sortit un appareil photo numérique. Il me regarda à travers l’objectif.


-Qu’est-ce que tu fais ?

-Qu’est-ce que j’ai l’air de faire.

-Non s’il te plait, je suis pas très fan des photos. Dis-je en mettant mes mains devant mon visage.


-Allez Antoine, s’il te plait. L’autre jour tu m’as dit que tu m’aiderais à faire face. C’est le moment, aide moi à remplir à nouveau ce mur.


La, il marquait un point. J’avais promis d’être là, et de l’aider du mieux que je pouvais.


-Bon très bien, mais je te préviens, je ne suis pas très photogénique.


-Ca, c’est à moi d’en juger. Et puis l’important, c’est que MOI, je te trouve sexy.


Je souris. Il en profita pour me mitrailler. Au bout d’une dizaine de clichés, je demandais grâce.


-Oh encore une petite dernière s’te plait Antoine.

-Bon, ok, à une condition.

-Laquelle ?

-Tu mets le déclencheur automatique et tu viens à côté de moi.


-Euh…si tu veux.

Il installa son appareil sur son bureau, régla les détails et vint près de moi. Je le serrai, nous étions face à face, nos têtes tournées vers l’objectif. Le flash se déclencha.


-Allez, une dernière.

-Ce n’était pas sensé être celle la, la dernière ?

-Oui, mais là, je veux que tu m’embrasses.

-Quoi ?

-Ben oui, ça te choques ?

-Euh, non, mais tu n’as pas peur que quelqu’un tombe dessus ?


-T’inquiète pas pour ça.

Il régla à nouveau son appareil, et s’approcha de moi.

-Embrasse moi maintenant, embrasse moi comme tu n’as jamais embrassé personne.


Je saisis son visage entre mes mains et mes lèvres allèrent trouver les siennes. Ma langue passa rapidement le barrage et joignit la sienne. Ses bras entourés mon ventre et mes côtes, ses mains s’agrippaient à mon dos. Le flash partit, on ne s’en préoccupait plus, nos corps restaient collés, il passa une jambe entre les miennes, tandis qu’une de mes mains passait sous son tee-shirt. Ma langue passait dans son cou quand sa main me repoussa gentiment mais fermement.


-Arrête Antoine.

-Pourquoi ?

-Y’a plein de raisons. Ma mère peut arriver d’un moment à l’autre, je n’ai pas de verrou à ma porte, on doit bosser, j’…


-J’ai trop envie de toi.

Il me sourit.

-Je sais mon cœur, mais on s’abandonnera au péché de la luxure plus tard. Pour le moment on doit préparer notre devoir de maths.


Je soupirai bruyamment.

-Si tu y tiens, allons-y, mais tu me dois un moment de pure jouissance, souviens-t-en.


-T’inquiète pas, ça viendra.

-Oui, je sais.

Nous passâmes la fin de l’après midi à bosser, puis nous allâmes retrouver Gaston et Kathy pour 20h. La soirée commença très bien, nous étions allés dans un restaurant….enfin bon, un restaurant pour le Mc do, c’était vite dit…mais ça n’avait pas d’importance, nous étions tous les quatre et passions un bon moment. Ensuite nous sommes allés voir les programmes ciné et nous avons fait le choix d’aller voir Ratatouille…très culturel me direz vous, mais nous n’avions surtout pas envie de nous prendre la tête.


Après la séance, on se sépara. Il avait été convenu avec sa mère que Marc dormirait chez moi, nous nous dirigeâmes donc dans la direction de mon appartement. Marc prit ma main, et je la serrai, lorsque nous entendîmes des voix derrière nous.


-Alors les tapettes, on se promène ?

Je continuai de marcher, entraînant Marc avec moi, espérant sans grande conviction que ça suffirait à faire taire les personnes qui semblaient nous suivre. Peine perdue :


-Oh les PD, on vous a causé.

Je me tournai alors vers eux. Marc serai ma main encore plus fort, je sentais bien qu’il avait peur, et je n’en menait pas beaucoup plus large que lui. Ils étaient cinq, nous étions deux, et n’ils n’avaient pas franchement l’air de faire la cosette. Je me décidai de prendre la parole, sachant bien que Marc en était incapable.


-Qu’est-ce que vous voulez ? J’avais presque réussi à ne pas faire trembler ma voix, ça ne les impressionnât pas pour autant.


-On s’ennuyait un peu, alors on s’était dit qu’on irait bien cassé du PD, et comme par magie, vous arrivez à ce moment là. Faut croire que vous êtes là pour ça.


-Non, on ne fait que rentrer chez nous, on ne gène personne.

-Si, nous, vous nous gênez. On aime pas les tantouze, vous êtes des gros dégueulasses et des pédophiles.


-Vous délirez complètement l’homosexualité n’a rien à voir avec la pédophilie, et puis d’ailleurs….


-TA GUEULE, pédale, c’est moi qui cause.

Je savais bien que c’était peine perdue. Discuter ne servait à rien, ils voulaient nous casser la gueule et c’est tout. Même si nous n’avions pas été homos, ils nous auraient sauté dessus. Nous étions juste au mauvais moment au mauvais endroit. Il se rapprochaient inexorablement.


Je sentais Marc qui s’accrochaient désespéramment à ma main, il tremblait de tout son être. Je ne pouvais imaginer dans quel état il devait être. Il avait subi un viol et au moment où il commençait à sortir la tête de l’eau, il allait se faire massacrer par une bande de merdeux sans foi ni loi. Je devais le sortir de là, je ne savais pas exactement pourquoi, mais j’étais certain que si je les laissais le toucher, cette fois ,il mourrait. Je me tournai vers lui et tentait de lui parler discrètement.


-Marc, cours.


-Quoi ? Ca va pas, je vais pas te laisser là.


-Oh fermez la les tapettes, sinon on vous massacre.

-Fais ce que je te dis, cours, et appelle les flics.


-Mais….

-FERMEZ LA j’ai dit, sinon on vous massacre.


Je poussais Marc.

-Allez, tires toi MAINTENANT !!!

Enfin Marc parut réagir et s’enfuit à toutes jambes. Un des types de la bande voulut se lancer à sa poursuite, mais je me jetai sur lui. Ils me tombèrent alors tous dessus. Je fus vite projeté à terre. Je me recroquevillai du mieux que je pouvais, priant pour que Marc ait pu s’enfuir, et pour que ses furieux ne me tuent pas sur place. Les coups pleuvaient. Je ne sentais plus mes jambes, les bras et les pieds tombaient les uns après les autres, je sentis mes côtes se briser ainsi qu’une grosse douleur dans la mâchoire. Et soudain, le noir….

Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Dimanche 21 octobre 2007
Désolée pour le retard,  j'ai pas mal de boulot (ah les études, je vous jure), mais voilà enfin la suite. J'ai quelques idées pour ce qui va arriver à nos deux tourteraux...pas que des bonnes choses (ça serait trop facile), si vous avez des idées de suite, n'hésitez pas à me les proposer. Merci beaucoup pour vos commentaires, ça me fait très plaisir.
A++
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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Jeudi 18 octobre 2007

Je sortis de la douche, et m’accrochai une serviette autour de la taille. Marc était installé sur le sofa, il regardait la télé. J’allais dans ma chambre et m’habillai « correctement ». Je rejoignis ensuite Marc sur le sofa pour attendre ma mère. Il ne me jeta pas un seul coup d’œil. Je m’approchai de lui tel un prédateur, et lui murmurai à l’oreille :


-Tu me fais la gueule ?

-Bien sur que oui, tu as vu ce que tu m’as fait subir !!!


J’éclatai de rire, bientôt rejoints par Marc.

-Non sérieusement, évite ce genre de coups….c’est terriblement….


-Oui…

-C’est très frustrant. Et…je suis désolé pour hier soir.

-Comment ça ?

-Eh bien, j’ai compris ce que tu as du ressentir quand je t’ai repoussé…et je suis désolé.


-Oh, ne t’inquiète pas pour ça, ce n’est pas grave. Et ce n’est pas la raison pour laquelle je t’ai fait ça. Je voulais juste que tu ais envie de moi.


-Tu sais, tu n’avais pas besoin de me torturer pour que j’ai envie de toi.


Je lui souris et l’allongeait doucement sur le sofa, me plaçant au dessus de lui. Nos bouches allaient se rejoindre quand j’entendis l’interphone…


-Et mer…credi…

-Tu sais, je crois que nous sommes maudits.

Je rigolai et déposai un léger baiser sur ses lèvres avant de me lever. Je tendis ma main à Marc, il la saisit et je l’aidai à se relever. Nous nous dirigeâmes vers la sortie.


Ma mère nous attendait en bas.

-Salut maman !

-Bonsoir mon poussin !

-MAMAN !!!

-Oups désolé, c’est sorti tout seul. Alors, tu ne me présentes pas à ton ami ?


-Si, maman je te présente Marc. Marc, ma mère.

-Bonsoir madame !

-Oh je t’en prie, appelle moi Karen.

-Euh, oui, bonsoir Karen.

-Oooh tu es trop mignon quand tu rougis, comme Antoine, vous vous êtes bien trouvés.


-Maman, s’il te plait, pas de commentaire. Allez on y va.

Ma mère s’installa au volant de sa voiture, et nous à l’arrière.


-Qu’est-ce qui te fais rire toi ? J’avais remarqué que Marc rigolait doucement.


-Moi ? Rien, ne t’inquiète pas….poussin.

-Va te faire voir. J’aimerai t’y vois avec une mère comme ça.


-J’aimerai bien, elle a l’air cool.

-Elle l’est…mais elle est complètement folle.

-Je t’entends fils indigne, je te signale que tu tiens beaucoup de moi alors pas de sarcasmes.


-Très bien mère.

J’attrapai la main de Marc et lui caressai la paume avec mon pouce. Le reste du trajet se fit sans plus d’encombre.


 Sans m’en rendre compte, je m’étais endormi. La main de Marc sur ma joue me réveilla. Nous étions arrêté devant une petite maisonnette.


-Où est ma mère ?

-Elle est rentrée, elle m’a chargé de te réveiller. Elle nous attends à l’intérieur avec son copain.


-Hum…ça veut dire que nous sommes seuls dans cette voiture ?


-Euh, oui.

-Intéressant…

-Rêve pas, ils nous attendent.

-Ils peuvent bien attendre un peu plus longtemps.

-Ils pourraient peut être…mais je me les gèle. Allez viens, on y va.


Je le suivis hors de la voiture, mais le tirait par le bras avant qu’il ne franchisse la porte de la maison, et me collai un peu à lui.


-J’ai pas le droit à un petit remontant avant d’affronter la tempête ?


-Hum, je ne suis pas sur que tu le mérites, je t’en veux toujours pour tout à l’heure.


-Alors laisse moi me faire pardonner !

Je caressai ses lèvres du bout des doigts. Il les enleva pour saisir mes lèvres. Sa langue vint chercher la mienne et elles jouèrent un moment ensemble. Puis il me donna un dernier baiser.


-Ca c’est pour te donner du courage pour cette soirée, mais sache que tu n’es pas encore pardonné. Tu devras faire bien mieux que ça…


-Ca sera avec plaisir.

La porte s’ouvrit sur ma mère en pétard.

-Bon les tourtereaux, vous êtes bien mignons, mais nous, on a faim. Vous roucoulerez plus tard.


Marc rougit et posa sa tête sur mon épaule. Ma mère me fit un clin d’œil et nous précéda à l’intérieur.


Le dîner fut très agréable. Le nouveau Jules de ma mère était bien moins stupides que certains spécimen qu’elle avait trouvé avant, plutôt beau mec et avait une petite fille de 6 ans, qui passait une semaine sur deux chez son ex-femme. Tandis que ma mère prenait un café avec son Jules qui par ailleurs se prénommé Henri, je décidai de faire visiter la maison à Marc.


Elle n’était pas très grande, mais elle était douillette, et surtout, c’est là que j’avais passé toute mon enfance. Et j’en avais presque que des bons souvenirs.


-Et pour finir, voilà ma chambre.

-Elle est sympa. Je vais pouvoir découvrir tous tes petits secrets !!!


-Tu peux chercher, y’a pas grand chose à dire. J’ai eu une petite vie tranquille jusque là.


-Oooohh c’est toi là ?

Il était tombé sur une vieille photo de moi enfant, qui était sur ma commode.


-Oui, je dois avoir environ 5 ans. C’était à Eurodisney, j’avais adoré ça.


-Tu étais trop mignon ….et t’avais de la glace partout autour de la bouche.


-Oui, je sais, j’ai toujours été très soigneux !!!

-Et sur celle là c’est qui ?

-C’est mon père.

-Ah, et il est où maintenant ?

-Je n’en sais rien, je ne l’ai jamais connu.

-Ah bon ? mais…et la photo ?

-C’était avant ma naissance, quand mes parents sortaient ensemble, mais quand il a apprit qu’elle était enceinte, il s’est fait la malle.


-Oh, je suis désolé.

-C’est pas grave, j’ai une mère super qui l’a parfaitement remplacé.


-En tout cas tu ressembles beaucoup plus à ta mère qu’à ton père.


-Et c’est très bien comme ça. Allez, ça suffit les souvenirs. On a mieux à faire.


J’allai alors vers la porte de ma chambre, fermai le verrou, et me retournai. Marc me regardait sans comprendre.


-Qu’est-ce que tu fais ?

-Il me semble que je dois me faire pardonner de quelque chose.


-Quoi t’es fou, pas ici !

-Ah ? Et pourquoi pas ?

-Mais, ta mère…et Henri…enfin, je veux dire, ils sont juste en bas.


-Eh bien je compte sur toi pour être très discret.

J’en profitai qu’il soit bouche bée pour m’approcher et l’enlacer.


-Embrasse moi.

Il ne se fit pas prier et nos bouches se retrouvèrent une fois de plus. Ses mains passèrent derrière ma nuque, et les miennes commencèrent à déboutonner sa chemise. Je la fit glisser le long de ses bras, puis la jetai à l’autre bout de la chambre. Je pouvais enfin balader mes mains le long de son torse.


-Viens.

Je saisis sa main et l’emmenai vers le lit. Je l’y poussai doucement, et m’allongeai sur lui afin de retrouver sa bouche. Sa respiration était rapide, mélange d’excitation et de peur. Je l’embrassai longuement et tendrement tentant de le détendre. Je le savais stressé, mais j’avais envie de plus que sa bouche. Mon jean était déjà bien trop étroit pour mon sexe. Je commençai à faire glisser la fermeture éclaire du sien. Il arrêta mon geste.


-Antoine…

-N’ai pas peur mon ange, je ne ferai rien que tu ne veuille pas. Je t’en prie fais moi confiance, je ne te veux que du bien.


-….D’accord….

Je voyais dans ces yeux que s’il acceptait c’était plus pour moi que pour lui, mais j’allais le faire changer d’avis.


-Détends toi, tout va bien.

Je l’embrassai partout sur le visage puis rejoint sa bouche. Je fis glisser son jean et son boxer, et me repositionnai de la même manière afin de pouvoir toujours le regarder dans les yeux et l’embrasser. Lorsque je pris son sexe en main, il ne put retenir un gémissement, et ses ongles s’enfoncèrent dans mon dos. Ma bouche dévia alors dans son cou tandis que ma main entamait des vas et viens réguliers. Je glissai alors ma langue sur sa peau, descendant lentement sur son torse. Je fis progressivement connaissance avec ses pectoraux, ses côtes, son nombril, son bas ventre. Les gémissements de Marc étaient bien plus rauques qu’avant et ses mains avaient agrippées les draps. Il avait les yeux fermés, la bouche entre ouverte, il était plus que désirable et surtout, il s’offrait à moi. J’embrassai son sexe à plusieurs reprises avant d’y ajouter ma langue. J’en profitai pour en faire profiter ses bourses, puis revenir à son sexe. Je le sentais se cambrer à chaque coup de langue, j’étais en extase. J’avais du mal à retenir mes gémissements. Je pris alors son sexe en bouche, Marc lâcha un cri, qu’il couvrit par sa main. J’entamais les mouvement, d’abord lents, puis de plus en plus vite. Marc criait un peu plus à chaque mouvement, et malgré sa main, il n’était pas très discret.


-An…toine….je….vais….

Il tenta de repousser ma tête, mais je virai sa main, et engloutit son sexe le plus profondément possible, recueillant sa semence, que j’avalai avec délectation. Je remontai vers lui et l’embrassai, il se nicha dans mon cou.


-Ca a été ?

-Tu veux rire, c’était …parfait…répondit-il en reprenant son souffle.


-J’ai eu peur que ça ne te plaise pas.

-J’ai adoré.

-Alors c’est bien.

Je sentis sa main descendre vers mon entre-jambe.

-J’en connais un qui reste sur sa faim.

-Oh t’inquiète pas, c’est juste que tu m’as beaucoup excité.

-Ecoute, je ne pense pas être prêt à te rendre ce que tu viens de me donner, mais, si tu veux je peux essayer de…te soulager un peu.


-Oohh, c’est demandé si gentiment….

Marc déboutonna alors mon jean et le fit glisser à mi-cuisse. Mon boxer subit rapidement le même sort, et Marc prit mon sexe en main. Il commença de lents vas et viens.


-Hum…vas-y Marc, accélère, c’est bon….

Il accéléra jusqu’à ce que je jouisse dans sa main, qu’il lécha consciencieusement, à ma plus grande surprise.


-Merci.

-Bah, je te devais bien ça.

J’enlevai ce qui me restait de vêtements et me glissai dans le lit, vite suivi par Marc. Je le serrai dans mes bras et fermai les yeux. Nous méritions bien un peu de repos. J’allais m’endormir quand sa petite voix me fit rouvrir les yeux. Il semblait m’observer depuis un petit moment.


-Dis Antoine ?

-Oui, quoi.

-Tu…tout à l’heure, tu…tu m’as appelé « mon ange ».


-Oui, c’est sortit tout seul.

-c’est sortit tout seul deux fois alors….

Je souris. Ca m’avait échappé, mais je ne regrettait pas, il était vraiment mon ange.


-Désolé, si ça te gène je ferai attention à ne pas recommencer.


-Non au contraire….ça me plait beaucoup.

Il approcha ses lèvres des miennes et m’embrassa tendrement.

-Très bien, alors bonne nuit mon ange.

-Bonne nuit.

Et nous nous laissâmes aller à un profond sommeil.
Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Mardi 16 octobre 2007

Lorsque je me réveillai, à mon grand soulagement il était toujours contre moi. Il avait les yeux ouverts et semblait plongé dans ses pensées. Je relevai doucement son menton avec ma main et lui sourit. Il me le rendit et approcha ses lèvres des miennes. Je ne me fis pas prier pour l’embrasser un long moment.


-J’avais peur que tu ne sois plus là à mon réveil. Lui avouais-je alors.


-J’y est pensé… mais j’étais bien contre toi, je n’avais pas envie partir.


Je repris alors ses lèvres. Moi aussi j’étais bien, j’aurai voulu que cet instant dure le plus longtemps possible. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et c’est la sonnerie de mon téléphone qui me le fit comprendre.


-Tu ne réponds pas ?

-Non, je n’ai pas envie de bouger.

-Tu devrais y aller, ça pourrait être important…

-Pffff, t’as raison, j’y vais….

Je me sortis de ses bras et de mon lit à regret. Je maudissais déjà la personne au bout du fil.


-Allo !!

-Bonjour mon poussin !!!

-Ooohhh maman….t’as vu l’heure qu’il est ?

-Il est plus de neuf heures poussin, tu devrais être levé depuis longtemps.


-Mais maman, on est samedi, j’aimerai dormir le week-end, je te rappelle que je ne peux pas le faire en semaine.


-Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt poussin !!!


-Et arrête de m’appeler comme ça.

-Si tu veux. Je t’appelles pour savoir si tu voulais manger à la maison ce soir….et y dormir par la même occasion. Ca fait un petit moment que je ne t’ai pas vu.


-Eh bien…

Je regardais par la porte de ma chambre, Marc était en train d’enfiler ses vêtements de la veille.


-En fait, je ne suis pas seul ce week-end.

-Oh tu as de la compagnie !! Eh bien propose lui de venir aussi, plus on est de fous moins y’a de riz
(désolée…piteuse expression familiale, promis c’est la dernière, je sors !!!)


-Euh écoute je sais pas, je vais voir avec lui, je t’appelle après.


En entendant mes mots, Marc sortit de la chambre et m’interrogea du regard.


-A plus tard maman.Bisous.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre pour raccrocher.


-Qu’est-ce qui se passe ?

-Ma mère veut qu’on aille dîner chez elle ce soir, et y passer là nuit car elle vit assez loin d’ici.


-Ta mère sait que tu es homo ?


-Oui bien sur…un jour elle m’a surpris avec un gars, je pouvais difficilement nier les faits…Elle a eu un peu de mal au début, mais elle s’y est faite. Elle milite même dans une association de parents de gays et lesbiennes.


-Tu en as de la chance. Moi je ne suis pas sur qu’ils accepteraient.


-Alors ce dîner, ça te tente ?


-Oui, pourquoi pas. J’appellerai mes parents pour les prévenir, ça fera quand même deux jours que je ne rentre pas, il vont se poser des questions…Oh et puis non, j’irai directement chez moi, comme ça je prendrai des affaires.


-Marc…est-ce que tu….est-ce que tu veux qu’on parle d’hier soir ?


Il pâlit légèrement.

-Non. Pas maintenant. Ne gâchons pas notre journée. Un jour tu sauras tout. Pas tout de suite.


-Très bien.

Un silence pesant s’abattit sur nous.


-Tu veux prendre ton petit dèj’ ?


Il retrouva un petit sourire.


-Oui, bien sur, je meurs de faim.

-Je t’interdis de mourir. Alors nous avons des céréales, du pain…et euh…ben c’est tout.


-Des céréales ça sera bien…..Merci Antoine.


-Bah c’est que des céréales premiers prix, je…


-Non, merci pour le reste. Merci pour tout.


-Je t’en prie Marc.

La fin du petit déjeuner se fit en silence. Mais c’était un silence serein. Après avoir fait la vaisselle, Marc me prévint qu’il partait chez lui prévenir ses parents et se changer.


-Eh, tu n’as pas oublié quelque chose.


Marc se retourna alors qu’il se dirigeait vers la porte. Il me regarda sans comprendre puis, il s’approcha de moi et déposa un léger baiser sur les lèvres. Je n’eus pas le temps d’approfondir que déjà il s’éloignait.


-C’est tout ?

-Tu es trop gourmand. Je t’en garde pour tout à l’heure.


Il me lança un regard aguicheur….

-Va-t-en vite avant que je ne te saute dessus.


-A tout à l’heure.

Il partit, et heureusement, je commençais à sentir mon ventre se réchauffer dangereusement.


Je profitai de son absence pour ranger et nettoyer un peu mon appartement, ce qui n’était pas vraiment du luxe…Je n’avais pas fait de gros ménage depuis que j’avais emménagé, seulement quelques petites taches vite fait pour dégrossir. J’avais du boulot.


Il était midi et demi, j’en étais à un peu plus de trois quart du travail, je voyais enfin la petite lumière au bout du tunnel, quand mon portable sonna. C’était Gaston.


-Salut mec, j’te dérange pas ?


-Salut Gaston, non j’étais en plein ménage, une petite pause me fera du bien.


-Oh alors t’es une vrai p’tite fée du logis !


-Euh pas vraiment…disons que si je l’avais pas fait, on m’aurait retrouvé asphyxié dans ma crasse. Il faut bien le faire de temps en temps, alors j’me suis lancé.


-Ouais t’as raison. J’t’appelle parce que y’a une super soirée ce soir au « Privé » et je voulais avoir si tu voulais venir avec nous.


-Oh écoute ça aurait été avec plaisir, mais ce soir on va chez manger chez ma mère.


-On ?? Tu y vas avec qui ?


Aïe, la boulette, j’avais parlé sans réfléchir une fois de plus…Roh, moi et ma grande bouche !! Au point ou j’en étais, je me jetais à l’eau.


-Euh, j’y vais avec Marc.

-…

-Gaston ? T’es toujours là ?


-Oui, oui, je suis là. Tu l’as revu alors ?


-Ouais, il est passé chez moi hier soir.


-OUUUUHHHAAAAA !!!! Mais c’est géniaaaaaallll !!!! Kathy, devine quoi ? Marc est allé voir Antoine hier !!!


J’entendis le long hurlement de joie de Kathy derrière, puis Gaston reprit.


-On est très content pour vous….alors ???


-Alors quoi ?

-ben raconte, vous avez fait quoi ? J’veux tout savoir. Non, attends. On peut passer chez toi ?


-Euh, écoute…

-Allez, tu feras ton ménage plus tard.


-Ce n’est pas le problème, mais y’a pas grand chose à dire en fait.


-C’est pas grave on arrive. T’as mangé ?


-Euh, non pas encore.

-Alors on vient avec la bouffe. La mère de Kathy a fait une salade composée du tonnerre, tu m’en diras des nouvelles. Tu n’as pas le droit de dire non, on arrive tout de suite. Et puis ça nous donnera l’occasion de voit ton appart’ espèce d’ami indigne, tu ne nous l’as jamais montré. Rappelle moi ton adresse.


Je lui donnai…de toutes façons je n’avais pas le choix, j’aurai pu dire non qu’il seraient venus quand même. Et puis, ça me faisait plaisir de les voir. C’était vrai que je ne les avais jamais invités chez moi.


Je fignolais quelques détails de mon ménage laissé en plan , et attendit qu’ils arrivent….La fin du ménage attendrai bien un mois de plus. Ils ne furent pas long, quelques minutes plus tard, j’entendis sonner à l’interphone. Je leur ouvris la porte.


Ils montèrent les escaliers quatre à quatre et arrivèrent enfin devant ma porte.


-Vous avez fait vite !!

-Ouais on a couru tout le long !!


-C’est vrai ? Vous êtes maboules !!


-Ouais euh en fait, le père de Kat nous a déposé.


-Ah, ok.

-Entrez, bienvenu dans mon humble chez moi !!


-Ouais, c’est sympa, t’as de la chance, je suis pressé de m’installer dans mon appart’ !!


-Eh, tu m’oublierais pas un peu là ? S’écria alors Kathy.


-Oui, je voulais dire notre appart’, ne t’inquiète pas mon amour. Et il revint lui rouler une méga pelle.


-Ca va je ne vous dérange pas trop ?


-Oh désolé, dit Kathy. Alors, raconte nous tout.


-Si vous voulez bien, on va s’installer d’abord.


On se mit tout les trois sur le sofa et j’installai les ouverts pendant que Kathy sortait le saladier de salade de son sac.


Je leur racontais en gros la soirée que nous avions passé tout les deux. J’omis quelques détails comme l’épisode du lit et bien sur le passé de Marc.


Nous avions déjà bien entamés l’après midi et n’arrêtions pas de discuter de tout et de rien, quand l’interphone sonna. Je me levai.


-Oui ? c’est qui ?

-Antoine, c’est moi.

Je restai un moment pétrifié. Marc était déjà là. Comment réagirait-il en voyant que Gaston étais présent.


-Monte.

Je lui ouvris et me tournai vers mes invités.


-Je sors deux minutes, attendez moi là.

Je sortis l’attendre sur le pallier. Il apparut en bas des marches, et les montai rapidement. Arrivé à ma hauteur, il m’enlaça tendrement, ce qui me fit chaud au cœur…oui, bon pas qu’au coeur…mais ça me fit plaisir. Je l’embrassai laissant sa langue venir chercher la mienne.


Après quelques secondes, il interrompit notre baiser.


-Tu ne me fais pas rentrer ?


-Eh bien…je ne suis pas seul Marc.


Il se détacha aussitôt de moi.


-Quoi ? Tu es avec quelqu’un ?

Son regard était froid et triste à la froid. Je mis un quart de seconde à comprendre.


-Oh, non ne t’inquiète pas, je ne suis pas accompagné dans ce sens là….c’est Gaston qui est là. Gaston est Kathy, sa copine.


Il sembla rassuré, mais commença à s’éloigner.


-Bon, je vais vous laisser alors, je reviendrai pour ce soir.


-Non, viens rentre.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.


-Marc, tu me disais toi même hier que Gaston te manquait. C’est l’occasion ou jamais ! Lance toi, c’est ton meilleur ami oui ou non ?


-Oui, mais…

-Il n’y a pas de mais. Viens on y va.


J’attrapai sa main, mais il résista. Je m’approchais alors et le serrai dans mes bras tout en caressant doucement ses lèvres avec les miennes.


-Ca va aller Marc, je suis là.


-Embrasse moi.

Je m’exécutai. Nos langues étaient en train de bien s’amuser dans nos bouches quand la porte s’ouvrit sur Gaston. Il avait un grand sourire aux lèvres.


-Je vous dérange peut-être ?!!


Marc rougissait jusqu’aux oreilles, mais ne baissa pas les yeux, et surtout, il resta dans mes bras.


-Salut Gaston. Dit marc timidement.


-Bon et bien moi je vais vous laisser, vous pourrez revenir dans l’appart' quand vous aurez mis les choses au point.


Et je les plantai là…et sans aucun scrupule. Je rejoignis Kathy dans le salon. J’appelai ma mère pour confirmer ma venue et celle de Marc au dîner. Elle m’informa que son petit ami du moment serait là aussi, et qu’elle passerait nous prendre vers 18h30. Je me mis à discuter avec Kathy. Je l’appréciai beaucoup mais la voyant toujours avec Gaston, je ne savais pas beaucoup de choses sur elle seule. J’appris donc qu’elle était l’aînée de 4 enfants et que le cinquième était en route, qu’elle adorait la littérature et en particulier les romans à l’eau de rose (ah les femmes !!!), qu’elle ne passait pas une journée sans prendre 2 carreaux de chocolat, noir le chocolat…c’est pour la ligne…bref, nous fîmes plus ample connaissance. La nuit commençai à tomber, je décidai de m’inquiéter un peu. J’allais ouvrir la porte, et tombai sur mon Marc et Gaston assis par terre contre le mur d’en face, en pleine discussion. Marc avait les yeux rougis…il avait pleuré, mais semblait heureux. Même avec moi, il n’avait jamais parut aussi serein…je sentis une pointe de jalousie vite remplacée par le bonheur de le voir sous sa vrai nature.


Assez vite cependant, Gaston et Kathy durent partir, pour que chacun nous puissions nous préparer pour nos soirées respectives. Après s’être promis de rattraper le temps perdu, Gaston salua Marc, puis moi même, Kathy en fit de même, puis ils franchir la porte. En la refermant derrière eux, Marc me fit un radieux sourire.


-Je ne sais pas comment je pourrais te remercier un jour, jamais je n’aurai imaginé que ça se passe si bien.


-Hum…moi j’ai bien une petite idée sur la manière dont tu pourrais me remercier.


En disant cela, je m’étais rapproché de lui.


-Tu n’es qu’un obsédé Antoine.


-Oui, et tu adores ça.

Je le poussai légèrement contre le mur et levai ses bras au dessus de sa tête. Je commençais à titiller ses lèvres avec les miennes, puis avec ma langue. Il attrapa ma bouche et nos langues se retrouvèrent à l’unisson. Je maintiens ses poignets avec une seule main, et avec l’autre je lui caressai le dos, puis le torse. Je lâchai sa bouche pour descendre vers son cou, tout en passant ma main sous sa chemise. Sa respiration s’accéléra, j’adorais le sentir s’exciter sous mes doigts. Je rapprochai mon bassin du sien, et put sentir son érection grandissante, il émit un petit gémissement. Je le lâchai alors.


-Bon, je vais prendre ma douche.


-Qu….quoi ?

-Je vais me doucher, ma mère arrive dans un peu moins d’une heure, et même si toi tu es tout beau, moi j’ai pas mal sué en faisant mon ménage, et je dois pas sentir la rose.


-Mais…et…et moi ? Tu vas pas me laisser comme ça. Tu vas pas m’exciter pour me lâcher après…


Je lui fis un grand sourire aguicheur…


-Laisse moi réfléchir….si, je crois bien…


Il me sourit alors à son tour et dit en rigolant…et en reprenant son souffle :


-Tu es vraiment…..tu me le paieras.

-Je prends le risque !! A tout à l’heure. Ah, et tu devrais te passer un peu d’eau sur le visage, tu as l’air d’avoir un peu chaud…

 

Je me dirigeai vers la salle de bain en l’entendant rire et me traiter d’enfoiré. Je rentrai dans la douche. J’avais bien fait de le laisser, je savais que je n’aurai pas pu m’empêcher bien longtemps de lui faire l’amour. J’en mourrai d’envie, mais lui n’était pas prêt. Et puis j’aimai bien ce petit jeu. Le jour où il n’en pourrait plus, il me sauterai dessus, et là…

Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Lundi 15 octobre 2007

Je l’invitai à monter. Il me suivit sans commentaire. Une fois dans l’appartement, je ne savais plus trop quoi faire.


-Tu devrais aller dans la salle de bain prendre une serviette et te sécher. Je vais te prêter des affaires.


-D’accord. Merci.

Il se dirigea vers la salle d’eau. J’allais dans ma chambre pour lui prendre des affaires, et changer les miennes. J’avais aussi profité de l’averse.


Une fois changé, j’apportais des affaires propres à Marc. Je frappais à la porte de la salle de bain.


-Entre.

J’obéis, et tombais sur Marc entouré d’une serviette, ses cheveux mouillés tombant sur ses épaules. Mon bas-ventre et mes joues s’enflammèrent immédiatement. Je lui tendis mes affaires et sortit de la pièce. Il fallait à tout prix que je me calme. J’allais à la cuisine.


-Tu veux un chocolat chaud ?

Il me répondit de la salle de bain.

-Oui, merci.

Il sortit enfin avec mes vêtements sur le dos.

-Ca te va bien ça.

Il sourit faiblement. Je remarquai qu’il avait les cernes creusées sous ses yeux. Son regard était toujours aussi triste, ça me fendit le cœur. Quel secret pouvait-il cacher pour ne pas pouvoir vivre sans y penser sans arrêt.


-Tiens, ça va te réchauffer. Dis-je en lui tendant une tasse fumante.


-Oui, merci.

-Viens, on va s’asseoir.

Je m’installai sur le sofa et curieusement il s’installa à côté de moi. Après quelques dizaines de secondes de silence, je décidai de briser la glace.


-Marc, je suis désolé pour l’autre jour….dans les toilettes. Vraiment je ne voulais pas te faire peur. Je voulais juste comprendre…je suis désolé.


-Ce n’est pas grave. Ce n’est pas de ta faute, je…je réagis comme ça avec tout le monde, j’ai du mal avec les contacts physiques trop proches.


-Gaston m’a dit… non rien.

-Quoi ? Dis moi.

-Il m’a dit que tu n’avais pas toujours été la personne que tu es aujourd’hui. Que tu avais changé brutalement, et que tu ne lui avais jamais donné d’explication.


Marc baissa la tête, les larmes commençaient à tomber sur ses joues.


-Qu’est-ce qui s’est passé Marc. Comment es-tu passé du jeune homme charmant à….à celui que tu es aujourd’hui…ou plutôt celui que tu prétends être. Parce que tu n’es pas cet homme là Marc. Tu as beau te cacher derrière ta carapace, tu n’es pas comme ça, et tu ne seras jamais heureux en continuant à te cacher.


-Tu ne peux pas comprendre.

-Je voudrai essayer, s’il te plait, dis moi, laisse moi t’aider.


-Pourquoi ? Pourquoi tu veux à tout prix m’aider ?


-Marc…je…l’autre jour quand je t’ai dit que tu me plaisais, c’était vrai, je…


-Alors c’est tout ? Tu veux coucher avec moi c’est tout ce qui t’intéresse? C’est tout ce que je représente…Je….je me suis trompé sur ton compte, je dois partir, tu me dégoûtes, je croyais que tu …..oh et puis laisse tomber, j’me tire.


Il se levai. Je l’attrapai par la manche et le tirai en arrière pour qu’il se rassoit. Je continuait calmement, tout en tenant fermement son bras.


-Laisse moi finir Marc. Oui tu me plais, et pour être honnête, j’aimerai beaucoup coucher avec toi. Mais ce n’est pas pour ça que je veux t’aider. J’ai envie de te connaître Marc. Je suis sur que tu es un garçons très intéressant, et….ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas que physique. Bien sur que tu me plais, tu es beau comme un dieu, mais…je veux plus que ça. Je ne veux pas que ton corps, c’est toi dans ta totalité que je veux.


J’avais sorti tout ça sans prendre le temps de respirer…Marc me regardait avec de grands yeux, ses iris bleus métalliques me fixait. Je jouais le tout pour le tout. Soit il m’acceptait maintenant, soit je le perdait à jamais. Il se tut pendant un moment qui me parut une éternité.


-Tu…tu me fais mal Antoine…

Je le regardais sans comprendre. Il baissa les yeux et je suivis son regard. J’avais resserré ma prise sur son bras et je le serrai très fort. Je le lâchai tout de suite.


-Désolé…

-C’est vrai que tu me trouves beau ?

Je rougis. Je venais de lui révéler mes sentiments et je n’en avais pas l’habitude. Aux souvenirs de tout ce que je lui avait dit, j’étais très gêné.


-Bien sur que c’est vrai… Tu es magnifique Marc et…

Je n’eus pas le temps de finir, ses lèvres se posèrent sur les miennes. D’abord surpris, je répondis bien vite à son baiser, trop heureux de voir la tournure que prenaient des évènements. A regret, je me détachai de sa bouche.


-Parles moi Marc. Que s’est-il passé ?

-Je…je ne peux pas Antoine pas maintenant…c’est trop tôt…je…

-Alors mets moi sur la piste, donne moi un indice, je ne sais pas, mais ne me laisse pas dans l’ignorance, c’est insupportable…


-Je…

Il semblait hésiter à m’avouer son secret. Un secret qu’il portait depuis 5 longues années.


-Quand j’avais treize ans, j’étais très attaché à une personne…et…cette personne m’a fait beaucoup de mal. Depuis j’avais décidé de ne plus faire confiance à personne. Et ça marchait plutôt bien…jusqu’à…jusqu’à toi…Je suis désolé je ne peux pas t’en dire plus pour le moment…S’il te plait laisse moi du temps.


Les larmes étaient à nouveaux là…il avait fait un pas en avant, je compris que je ne devais pas le brusquer…je devais prendre sur moi et attendre qu’il se livre de lui même.


-Très bien, j’attendrai Marc. Ne t’inquiète pas, ça va aller, je suis là maintenant. Ne pleure pas.


J’essuyais ses larmes avec ma main et repris sa bouche tendrement. Je voulais qu’il sente à quel point je tenais à lui. Jamais je n’avais ressenti ça pour personne, bien sur j’avais eu des aventures, parfois de plusieurs mois, mais jamais je n’étais tombé amoureux. Marc était différent, j’avais succombé dès le premier jour, j’étais fou de lui…C’est tout ça que je tentais de lui faire comprendre par ce baiser.


Au bout d’un moment je m’éloignais à nouveau.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Je pensais à Gaston…

-Ah …

-Il….tu lui manques beaucoup tu sais.

-Tu crois ?

-Bien sur que oui, il est inquiet depuis que tu ne lui parles plus.


-Je…je ne voulais pas lui faire du mal, mais …oohh, je ne vois pas comment il pourrait me pardonner…


-Je crois qu’il te suffit d’aller le trouver.

-Oh non, je ne peux pas, il va me rejeter…et c’est normal, je comprends bien.


-Tu sais je pensais la même chose à ton sujet avant de te trouver devant ma porte…


-Oui, mais là, c’est différent….ça fait si longtemps, comment pourrait-il passer l’éponge là-dessus ?


-Marc, va le voir. Crois moi, il n’attends que ça.

-Tu es sur ?

-Certains. Maintenant viens on va manger. Et c’est toi qui m’invite.


-Tu t’embêtes pas toi !!! Mais c’est d’accord. Ce soir, tu es mon invité.


-Alors on va où ?

-Je t’emmènes dans un petit resto où j’allais avant. Il est très bon. Tu aimes manger chinois ?


-Oui, j’aime presque tout, je ne suis pas difficile là dessus.


-Alors en route !!

Marc m’emmena dans le centre-ville, dans un petit restaurant très agréable, les lumières étaient légèrement tamisées, et le thème principal de la décoration était les dragons, tout ça était de très bon goût. Le dîner se passa calmement, Marc me posa beaucoup de questions sur moi…et parlât très peu de lui. Mais ça n’avait pas d’importance, je savais que le moment viendrait.


-Tu sais, le parc où on s’est vu le premier jour, j’allais souvent là avec Gaston, on passait des heures à discuter de tout et de rien, on se marrait bien…. Tu veux bien aller y faire un tour avec moi ?


-Bien sur, j’aime beaucoup ce parc, surtout de nuit.

Nous nous dirigeons donc vers ce fameux parc, je me souviens de notre premier « rendez-vous »…C’était il y a tout juste un mois, et pourtant ça me paraît si loin.


Marc me prend la main, je le regarde surpris, il la retire.

-Désolé, je ne voulais pas te gêner.

Je m’arrête et me tourne vers lui.

-Remets tout de suite ta main où elle était. Dis-je avec un petit sourire.


-Oh…très bien.

Il reprend ma main et nous continuons notre marche. Nous faisons un tour du parc, mais ne nous arrêtons pas, l’air est frais.


Nous prenons la direction de mon appartement. Sa main est toujours dans la mienne, avec mon pouce je lui caresse le dos de la main. Arrivé devant chez moi, je m’arrête un moment, j’hésite…dois-je lui proposer de monter ? La dernière fois, ça ne s’était pas très bien fini. Je suis encore dans mes réflexions quand marc me murmure à l’oreille :


-Tu comptes nous faire mourir de froid ou tu m’invites à monter ?


Tant pis pour les réflexions, nous montons, advienne que pourra. Nous sommes maintenant dans l’appartement, je me sens assez fatigué, et Marc semble l’être aussi.


-Ecoute, je crois que je vais aller me coucher….je vais t’apporter des couvertures pour le sofa.


-Tu ne veux pas que je vienne avec toi ?

-Euh….eh bien…si bien sur, je pensais que toi tu ne voudrais pas.


-Si je le veux.

-Très bien…mais peut-être que tu ne veux pas te coucher tout de suite ?


-Si, si, moi aussi je suis fatigué.

Je me dirige vers ma chambre, Marc sur les talons.

-Tu veux que je te prête quelque chose pour dormir ?

-Non ça va aller je dors en boxer.

Le rouge me monte aux joues. Dormant moi aussi en boxer et mon lit n’étant pas extra large, il risquait de faire très chaud.


Marc du remarquer ma gêne car il enchaîna :

-Si tu préfères je peux rester en T-shirt.


-Non, je te préfèrerai sans rien…mais le boxer fera l’affaire.

Je suis encore plus rouge, mais il m’a tendu la perche…après tout c’est la stricte vérité.


Marc rougi à son tour…je me sens moins seul. Ce n’est pourtant pas la première fois que je vais dormir avec un mec…oui mais là c’est Marc. La dernière nuit j’ai réussi à me contenir, mais là je ne pense pas en être capable…Il le faudra bien pourtant. Marc enlève ses vêtements…enfin les miens, je détaille son corps finement musclé. Il n’est pas très costaud, mais assez pour pouvoir s’imposer. Son torse imberbe m’attire indubitablement, je m’accroche à ma chaise de bureau pour ne pas lui sauter dessus. Je suis tellement occupé à le regarder que je ne me rends pas compte qu’il m’a repéré.


-Alors je te plais toujours ? il avait dit ça d’un ton joyeux, tout en se glissant dans les draps.


-Hein…oh que oui !!! Je…

-Alors à ton tour.

-Quoi ?

-Déshabille toi, il n’y a pas de raison que tu ais le droit à un strip et pas moi.


-Arrête ce n’était pas un strip, tu t’es déshabillé pour te coucher.


-Peut-être, mais ça ne t’a pas empêché de mater.

Là, il marquait un point. Je commençait à enlever mes vêtements, un à un, en prenant exprès mon temps. Lorsque je relevai les yeux vers lui, il me fixai. Je ne rêvai pas, son regard était chargé de désir. J’avais voulu l’exciter en prenant mon temps, et j’avais l’air d’avoir bien réussi mon coup.


-Et moi, je te conviens.

-…oui…

Il avait dit ça dans un souffle, rauque, sensuel, il ne me lâchait pas des yeux. Je le rejoignais dans mon lit et m’approchait de sa bouche sans lâcher son regard.


-Qu’est-ce que tu fais….

Bon sang cette voix….si il continuait à me parler comme ça, je le prenais directement. Je réussis à ma calmer en voyant une lueur d’inquiétude rejoindre l’étincelle de désir.


-N’ai pas peur, je veux juste t’embrasser.

A ma grande surprise, c’est lui qui franchis les derniers centimètres qui nous séparait. Sa langue rejoignit rapidement la mienne et ce baiser au début timide devint vite passionné. Il passa sa main sur ma nuque pour l’approfondir, tandis que je jouais avec ses mèches blondes. Sa deuxième main se posa sur mon torse, il s’enhardissait, et j’adorais ça. Nos respirations s’accéléraient, nos langues se caressaient, je sentais mon érection grandir à la vitesse grand V. Je l’allongeais sous moi sans lâcher sa bouche. Ma main passa de ses cheveux à son dos, de son dos à ses fesses, de ses fesses à sa cuisse, pour remonter ensuite…Je me rapprochai de lui collant ainsi nos deux corps et sentit son sexe dans le même état que le mien. A se contact, il tressaillit et se tendit légèrement. J’aurai du comprendre que c’était un message d’alerte, mais j’étais trop excité, trop impatient, je le voulais, et je le voulais maintenant. Lorsque que j’entrepris de passer ma main dans son boxer, il s’écarta brusquement dans un cri :


-NON, arrête, je ne veux pas.

Je me serais pris uns eau d’eau sur la tête que je n’aurai pas été plus surpris.


-Qu’est- ce qu’il y a ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

Marc commença à repousser les draps pour sortir, mais je le rattrapais par le bras de justesse. Je pouvais lire dans ses yeux la détresse, tout désir s’était envolé, et je n’y comprenais rien. On était pourtant très bien. Il tentât de se libérer de mon emprise.


-Non, Marc attends, s’il te plait ne pars pas, je suis désolé, pardon.


Pour être tout à fait honnête, je ne savais pas du tout de quoi il fallait que je m’excuse, mais j’aurai dit n’importe quoi pour qu’il reste. Il se calma légèrement.


-Je t’en pris reste là. Reste avec moi. Je suis désolé, je ne te toucherai plus.


Marc me regarda alors avec désespoir.

-Je veux que tu me touches Antoine.

Je nageai vraiment en pleine confusion. Il voulait…mais il hurlait….au secours, je ne savais plus quoi dire, plus quoi penser, plus quoi faire.


Il se rassis près de moi et se remit à pleurer. Je m’en voulais. A chaque fois que je le voyais, il finissait en larmes. Je n’osai pas le prendre dans mes bras, j’avais trop peur qu’il me repousse à nouveau alors, je posai juste ma main sur son épaule.


-Marc….je…je suis désolé….je ne voulais pas…

Il se tourna et se jeta dans mes bras en sanglotant.

-Non Antoine, c’est moi qui suis désolé, pardon…je voudrais tellement te donner ce que tu veux, mais je ne peux pas, j’y arrive pas…


-C’est pas grave, ça viendra, c’est normal, si c’est la première fois que tu angoisses.


-Mais ce n’est PAS la première fois .

-Quoi ? Mais alors, pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ?


-Oh Antoine, pardon, le ….la personne qui m’a fait du mal….il….c’était mon oncle….et, il….il m’a violé…Je suis désolé, j’y arrive pas….je me sens si sale…


Je restai tétanisé….C’était pourtant logique, toutes ses réactions, son agressivité….mais pourquoi je n’y avais pas pensé. Je comprenais tout maintenant. Et je me traitais de tous les noms. J’avais du le traumatiser encore plus avec toutes mes tentatives.


Je sentais la colère m’envahir. Cet homme je le haïssais. Il avait détruit un être, il avait détruit une vie. Et cette vie, j’y tenais plus qu’à la mienne. Je voulais le rassurer mais les mots ne sortaient pas de ma gorge.


-Je t’en prie Antoine, dis quelque chose….je te dégoûte à ce point ?


Il n’avait pas relevé la tête pour me dire ça, mais je pouvais imaginer ses yeux, son regard, sa tristesse…Je ne pouvais pas le laisser, il fallait que je réagisse vite, avant qu’il ne prenne mal mon silence. Je le serrais le plus fort que je pouvais et l’allongeait contre moi. Il se laissa faire et posa sa tête contre mon torse.


-Tu ne me dégoûteras jamais Marc, ce n’est pas toi le coupable, c’est cet homme. Calme toi, je suis là, je ne te laisserai pas. Je vais t’aider.


 

Je le berçai tendrement en lui murmurant des paroles douces, comme pourrait le faire une mère avec son enfant. Je ne retenais pas mes larmes, elles coulaient toutes seules pour aller rejoindre les siennes sur le drap. Comment avait-il pu…comment pouvait-on faire subir ça à un enfant. Parce que même si à 13 ans on joue au grand, on reste un petit enfant fragile. Vivre un viol à l’âge adulte est traumatisant, mais ça l’est encore plus quand on essaye de se construire une vie, une personnalité, un avenir…J’étais révolté et impuissant. J’aurai voulu étrangler de mes mains cet oncle indigne qui avait brisé la vie de l’être qui m’était le plus cher. Mais je ne pouvais rien faire. Je me contentais donc pour le moment de caresser ses belles boucles blondes que j’avais si longtemps admiré. Lorsque sa respiration se calma et que sa tête se fit plus lourde, je compris que Marc s’était enfin endormi. Ces révélations avaient du être exténuantes. Mais à la vue de ses traits crispés, il n’était sans doute pas plongé dans un sommeil réparateur….Je le regardai un long moment le gardant dans mes bras avant de tomber moi aussi dans les bras de morphée…

Par Meryl - Publié dans : Coeur figé (finie)
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Lundi 15 octobre 2007
Bon, vous n'êtes pas nombreuses(en même temps, j'ai fait aucune pub nul part, c'est normal...trop timide moi...lol), mais j'apprécie beaucoup vos coms, ils m'encouragent à continuer!!! J' vais essayer de pas vous décevoir...
Merci encore, @++
Par Meryl - Publié dans : Petits potins
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