Marc ruisselait. La chaleur de la pièce était déjà bien chauffée par les radiateurs allumés jours et nuits, et le fait d’être sous une épaisse couette rembourrée de plume n’aidait pas à faire descendre la température. Je l’entendis gémir…Si quelqu’un le voyait à ce moment là, il aurait pu le croire malade tant son visage était rouge et transpirant…mais si cette personne s’approchait un peu plus près, elle me verrait sous la couette occupé à torturer son bas ventre successivement avec mes mains, ma bouche et ma langue…Mais personne n’était rentré dans cette chambre depuis que la mère de Marc était venue nous souhaiter une bonne nuit, et je pouvais aisément continuer mon petit manège qui durait déjà depuis une bonne dizaine de minutes.
Nous avions installé un matelas par terre pour faire bonne figure, mais Marc m’avait invité à le rejoindre dans son lit aussitôt qu’il fut certain que toute la maisonnée dormait. Il s’était assoupi contre moi tandis que je tentais vainement de calmer une érection de plus en plus importante et douloureuse. A un moment, j’avais abdiqué et commençai à caresser tout doucement la peau de mon ange en frôlant ses lèvres avec les miennes. Il avait déjà commencé à gémir avant même d’être totalement réveillé. Et quand ses yeux avaient croisé les miens, il avait rougit brutalement mais avait sourit et finit par se contenter de profiter de mes soins. J’en étais maintenant au point où ma langue avait parcouru chaque millimètre de son corps…ou plutôt avait parcourut chaque millimètre de son corps sauf celle qui était encore emprisonnée sous un léger tissus. Je n’avais qu’une envie c’était lui arracher son boxer, mais je prenais mon mal en patience. Je sentais son corps se tendre et frémir sous l’assaut de mes caresses. Sa respiration saccadée, ses gémissements rauques prenaient possession de mon être et me rendaient fou. J’étais entré dans une sorte de transe, passionnée et incontrôlable qui dirigeait chacun de mes mouvements. J’étais plus qu’excité, mon érection était de plus en plus douloureuse, mais je tentais de me contrôler….de plus en plus difficilement. A mon grand soulagement, ce fut Marc qui me demanda d’approfondir. Il me l’avait demandé entre deux gémissements poussés et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’enlevais le dernier rempart à sa nudité. Je me redressai sur les genoux et admirait le corps de mon amant couvert des sillons humides que ma langue avait tracé. Marc ouvrit les yeux et tentât de cacher sa nudité. J’attrapai ses mains et les replaçai de chaque côté de son corps.
Marc était gêné. Je continuais pourtant de détailler son corps. Je brûlai intérieurement.
-Je… je n’aime pas trop….Arrête s’il te plait.
-Arrête de me regarder. Ca me gène.
Je me rallongeai doucement sur lui et plongeai vers son oreille.
-Tu es magnifique mon ange. Moi je l’aime ton corps.
Marc se détendit une fois que j’eus recouvert son corps avec le mien et j’entrepris de reprendre mon exploration là où je l’avais laissé. Je laissai ma langue caresser sensuellement chaque partie de son sexe tandis qu’avec une main je baissai mon propre caleçon qui était devenu clairement et douloureusement trop serré. Ma langue glissa lentement jusqu’à une cavité située un peu plus au sud et au vu de la cambrure du dos de mon homme, ça ne lui déplaisait pas particulièrement. Après l’avoir bien humidifié, je remontais au niveau de sa verge, sans m’appesantir dans mes mouvements, le faisant languir pour le plaisir d’entendre ses cris étouffés. Au moment ou Marc agrippa mes cheveux, j’engloutis son membre et il lâcha un cri très peu viril mais délicieusement excitant. J’entamais alors un vas et viens et glissai mon doigt autour de son anus, caressant doucement cette partie sensible. En dehors d’un cri qu’il laissa échapper, Marc ne fit pas vraiment de commentaire sur ma tentative d’approche. Alors j’accélérai les mouvements de ma bouche, et fis pénétrer lentement mon index dans cette cavité chaude et étroite qui m’était jusque là refusée. Marc cria franchement cette fois, plus par surprise que par douleur, mais j’immobilisai quand même mon doigt tout en accentuant le contact de ma langue sur son gland. Sa main avait resserré un peu plus son étreinte sur mes cheveux, mais il ne dit toujours rien. Et quand je sentis ses doigts relâcher un peu leur prise, je commençai à bouger légèrement le mien. Ma bouche n’avait pas quitté une seule fois son sexe et sa taille avait encore augmenté quand j’avais commencé à mouvoir mon doigt en Marc. Je lâchai alors sa verge et retirai mon doigt, et ignorant ses gémissements d’insatisfaction, je remontai vers son oreille.
Je sentis ses muscles se raidirent sous mon corps.
J’attrapai sa main et la posai sur mon sexe qui me semblait-il n’allait pas tarder à exploser.
-…regarde ce que tu me fais…..tu me rends fou, Marc, s’il te plait, laisse moi te prendre. Je ne veux pas te faire de mal, je veux juste….je t’en prie….laisse moi faire, j’ai trop envie de toi…laisse moi….
Je n’arrivai plus à aligner deux mots tellement ma respiration était saccadée. Je le voulais, mon corps entier me hurlait de le prendre sans attendre, mais si je l’avais écouté, Marc ne m’aurait pas pardonné. La situation était absurde, je demandais la permission à Marc, mais je savais dans le fond que si il refusait je ne pourrais pas m’arrêter. Moi qui lui jurai quelques heures plus tôt que j’attendrai le temps qu’il faudrait, j’étais maintenant nu tout contre lui à le supplier de me laisser lui faire ce qu’il redoutait le plus. J’allais tenter d’entamer une autre phrase un peu plus argumentée quand Marc me coupa l’herbe sous le pied.
J’étais littéralement bouche-bée. Ce n’était pas possible, Marc ne venait pas de me donner son accord, il n’était pas en train de prendre ma main et de la diriger vers ses fesses, il n’était pas en train de mordiller mon cou…..Oh mon dieu…
Ma bouche retrouva la sienne tandis que mon doigt le pénétrait à nouveau doucement. Je ne devais pas me laisser envahir par mon impatience et le pénétrer directement, ce que réclamait pourtant mon corps. Je voulais lui offrir quelque chose de parfait, d’unique, et pour cela, je restai très concentré sur mes mouvements. Lorsque son bassin ondulât sous ma main, j’envoyais précautionneusement un deuxième doigt rejoindre le premier. Cette deuxième intrusion le fit couiner un peu et la douleur était visible sur son beau visage. A nouveau, j’arrêtai les mouvements, tandis que ma bouche partait à la recherche d’un point de son cou que je savais particulièrement sensible. J’entamais de lents mouvements de va et viens. Que j’accélérai progressivement. Lorsque la respiration saccadée de mon amant se transforma en râles rauques et suggestifs, je retirai mes doigts, et m’installai entre sas cuisses, plaçant un coussin sous son bassin pour un plus grand confort. Marc malgré mes soins restait assez tendu. Je me penchai vers lui et repris ses lèvres.
-Détends toi mon ange. Je vais y aller.
Je savais qu’à la place de cette affirmation j’aurai du lui demander si il était prêt à ce que j’y aille, mais j’avais bien trop peur de sa réponse pour oser le faire. Alors je posai doucement mon gland sur l’entrée de sa cavité et en fit quelques tours avant de m’enfoncer le plus délicatement possible en lui. Marc était beaucoup trop tendu, et sa réaction fut immédiate. Tout son corps de raidit et il grimaça tandis que s’échappait de sa gorge un cri de douleur que je tentais d’atténuer avec ma main. Ses mains s’agrippèrent à mes épaules et firent en sorte de labourer la moindre parcelle de peau. J’étais à deux doigts de me joindre à Marc dans un cri de douleur, mais j’étais bien trop occupé à regarder les larmes jaillirent des ses yeux si bleus. J’étais à peine entré en lui, mais je n’osais déjà plus bouger. Il arracha ma main de sa bouche et les mots que je redoutais sortirent dans un mélange de cris et de larme.
-Arrête Antoine…arrête, ça fait trop mal, s’il te plait….
Je ne bougeais pas, j’en étais incapable, c’était plus fort que moi, je voulais le sentir, je voulais bouger dans son corps, et pour le moment, je restai tétanisé alors que Marc paniquait de plus en plus.
-Antoine, je t’en prie….. je t’en supplie retire toi….. Tu me fais mal!!!
Ses paroles me firent sortir de ma torpeur. Et je rassemblai ce qu’il me restait de force mentale pour réussir à me retirer dans un grognement bien plus animal qu’humain. Marc était en larme recroquevillé au bord du lit. J’étais mortifié de le voir comme ça, mais la frustration prit le dessus sur tout le reste et les deux seuls mots que je parvins à sortir furent :
Et sur cette brillante déclaration, je claquai la porte de la salle de bain sur moi, laissant l’homme de ma vie en position fœtale et j’entrai dans la douche tout en commençant à me masturber.
Trois fois….il a fallut que je me masturbe trois fois d’affilé avant de sentir revenir peu à peu le calme en moi. Je n’avais pas vraiment été discret, et je remerciai le ciel…ou plutôt l’architecte de la maison d’avoir placé la chambre de Marc à l’opposé de celle des parents ou de la chambre d’amis. Je sortis de la douche, il était plus que temps que j’aille m’excuser pour mon comportement. Je redoutais la réaction de Marc. Il allait m’en vouloir, et je ne pouvais pas le blâmer. Je retournais dans la chambre de Marc et enfilai mon boxe resté par terre. Marc semblait être toujours roulé en boule, mais il avait rabattu la couette sur lui, le mouvement de ses épaules me montrait qu’il pleurait toujours. Je fis le tour du lit et m’allongeai de mon côté tout en restant accoudé pour tenter de l’apercevoir.
Je tentai de me faxai sous la couverture et m’approchai de marc, sans toutefois le toucher. Je pouvais maintenant voir son visage, et je m’administrai une baffe mentale monumentale, m’en promettant une bien réelle quand j’aurai tiré mon ange de son état.
Je tendis une main vers lui, mais il se crispa et laissa échapper un petit cri plaintif. Je rapprochai alors encore un peu mon corps, toujours sans le toucher.
-Shhhhhhttt, Marc, c’est moi. Calme toi mon ange, je te demande pardon. Marc regarde moi.
Il s’exécuta et son regard croisa le mien. Je n’allais pas me mettre une baffe, j’allais me flagellais, je ne méritait pas mieux. Je ne supportait pas de voir la douleur dans ses yeux.
-Je suis vraiment désolé mon amour, tu n’étais pas prêt, je n’aurai pas du essayer de faire l’amour avec toi. Et je te demande pardon pour mon comportement d’après….je…c’était minable. Je me suis laissé emporté par la frustration…j’aurai du rester avec toi pour te consoler….et je suis parti. Mais si tu veux bien, je voudrais me rattraper….un peu…
J’avais ajouté ma dernière phrase en ouvrant un peu les bras pour l’y inviter. Les yeux de Marc firent quelques allers-retours entre mes yeux et mes bras puis après quelques minutes qui semblèrent durer des siècles, il se déplaça finalement vers moi, et je pus enlacer son petit corps chaud. Je l’embrassai sur le front, caressant ses cheveux, et je lui murmurait des mots doux. Marc releva la tête et posa ses lèvres sur les miennes.
-Je suis vraiment désolé Marc, si tu savais….je t’aime…je t’aime tellement.
-Je sais. Ne pleure pas. Ce n’est pas ta faute. Je t’avais dit que tu pouvais.
-Peut être, mais je savais que tu ne le pensais pas. Tu n’étais pas prêt…j’ai l’air malin avec mes beaux discours et après…
-Je le pensais. J’en avais vraiment envie. Je n’ai pas réussi à dépasser ma peur c’est tout. Tu n’y es pour rien. Je t’aime aussi Antoine.
-Roh, regarde moi, ça devrait être moi qui te console, pas l’inverse….
Il me fit un petit sourire et nos lèvres se trouvèrent encore une fois.
-Tu verras, la prochaine fois sera la bonne, j’y arriverai.
-On verra mon ange. Dors maintenant, tu dois être fatigué.
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