Salut à vous !
Voilà la suite ! En espérant qu'elle vous plaise !
Je n'ai vraiment pas le temps pour écrire en ce moment... j'espère juste pouvoir terminer la première partie de Royale destinée dans les temps... Et je peux vous promettre que lorsque vous la lirez, vous allez me haïr...lol...surtout qu'il y aura une petite pause en attendant la deuxième partie ! Mais nous n'y somme pas, donc en attendant, je vous souhaite à tous et toutes, une bonne lecture !
Louis fut tiré du sommeil par les rayons du soleil qui réchauffaient doucement son visage. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il tomba sur Lothaire assit sur le fauteuil à bascule que Philippe avait approché du lit la veille. Il lui sourit doucement, puis tourna la tête pour vérifier si son époux était toujours présent.
-Il est parti il y a un petit moment pour aller chercher le druide.
-Oh, d'accord.
-Je crois qu'il serait parti au milieu de la nuit si il avait pu. Il n'a pas eu l'air de dormir beaucoup !
Louis hocha la tête.
-Mais il m'a demandé de te donner ça...
Et Lothaire lui tendit une fleur de lys fraîchement coupée, un grand sourire aux lèvres.
-C'était très drôle à voir... il avait l'air de tenir vraiment à ce que tu aies cette fleur et en même temps, le fait de me le demander... j'ai eu l'impression que ça lui arrachait la langue !
Lothaire partit dans un grand éclat de rire qui redonna le sourire à Louis. Il saisit la fleur et la rangea soigneusement avec la précédente.
-Ne te moque pas !
-Oh allez, ce n'est pas méchant ! Alors, dis moi tout, vous aviez l'air plutôt proche tous les deux !
Louis piqua un fard monumentale au souvenir de la scène à laquelle avait assisté son ami.
-Dois-je te rappeler la tête que tu as fait ?
-Je dois avouer que je ne m'attendais pas à cela... et je te promets de toujours frapper à ta porte avant d'entrer dorénavant !
Louis s'assombrit légèrement.
-Je ne suis pas sure qu'une telle situation se reproduise...
-Et pourquoi cela, je te prie ?
Louis haussa les épaules.
-Je ne comprends déjà pas pourquoi nous en sommes arrivés là, hier. C'est vrai, il m'avait dit qu'il avait juste besoin d'un héritier... et je le porte... je ne comprends pas ce qu'il cherche. Et si il se moquait de moi ?
Lothaire écarquilla les yeux.
-Hum... Louis, je suis le premier à admettre que le comportement du prince n'a pas été... adapté... mais je crois que tu es en retard d'une charrette* ! Ah moins que... tu voudrais qu'il ne vienne plus ?
-NON !!!
Louis se rendit compte de l'excès de sa réponse et rougit à nouveau sous l'œil goguenard de son valet. Il se vengea en lui lançant un de ses oreillers.
-Oh, ça va ! Arrête de te moquer ! Tu sais bien que je n'ai pas envie qu'il arrête... c'est juste... je ne sais pas. J'étais persuadé qu'il me haïssait ! Et puis il a changé... et je... je suis content de le voir, j'attends ses visites avec impatience et j'apprécie le temps que nous passons ensemble... Et je suis tellement bizarre quand il est attentionné comme il l'a été hier... j'ai le cœur qui bat et j'ai chaud et...
-Tu l'aimes ! conclut Lothaire d'une voix douce.
-... Nooon... enfin je ne sais pas... peut être... je... je suis très attaché à lui...
Lothaire hocha la tête.
-Et ça t'angoisse parce que ?..
-Parce que je ne crois pas que ce soit réciproque.
-Je serais toi, je n'en serai pas si sûr !
-La preuve en est que je dois toujours porter ce voile. Il refuse de voir mon visage.
-A ce propos, il faut que je te raconte une petite histoire... Je suppose que tu te souviens de la journée où nous sommes allés chercher la potion chez le druide !
-Comment oublier !
-Eh bien la veille, le prince est venu dans ta chambre, mais tu dormais. Il s'est assis près de toi un moment et allait soulever ton voile... mais il s'est arrêté au dernier moment et a préféré partir... Je crois que c'est parcequ'il s'est aperçu de ma présence.
Louis resta pensif un moment.
-Et tu me dis ça avec tous ces mois de retard, parce que ?..
Lothaire eut un petit sourire espiègle.
-Oh, j'ai du oublier...
-Dis plutôt que tu attendais le bon moment pour t'en servir !
-Oui, peut être... ça et les délicieuses tortures que ton époux m'a promis si je te révélais quoique ce soit !
-Il a fait ça ?
Lothaire hocha la tête en souriant puis reprit plus sérieusement.
-Ecoute Louis, les princes... n'ont pas l'habitude d'avoir tort et encore moins de devoir le reconnaître... laisse lui encore un peu de temps. Il a déjà fait d'énormes progrès, je trouve ! Je pense que si il est vrai qu'au début, il ne supportait pas l'idée de ta présence ici, cela a nettement évolué avec le temps. Il finira par te demander de l'enlever, tu verras !
Louis hocha la tête doucement, comme plongé dans ses réflexions.
-Alors tu penses que... qu'il aurait vraiment envie de... enfin je veux dire... tu sais...
-D'avoir des rapports sexuels avec toi ?
Louis hocha la tête, tout en la gardant baissé, honteux.
-Eh bien... il me semble qu'il te l'a bien montré la dernière fois, non ?
Louis rougit davantage sous son voile. Lothaire continua.
-Et puis, tu as sans doute remarqué que plus personne n'est invité dans sa chambre depuis... eh bien depuis un très long moment déjà...
-Oui, j'avais remarqué...
-Je n'en doute pas !
Lothaire réconforta ainsi son ami pendant quelques temps avant qu'il ne lui apporte de quoi se changer et se nourrir.
-Je pourrais descendre manger, tu sais !
-Oh, certainement pas. Le prince Philippe me tuerait si il apprenait que je t'avais laissé te lever.
-Absolument, renchérit une voix du pas de la porte.
Lothaire et Louis sursautèrent et se tournèrent vers Philippe qui venait d'arriver avec le druide. Ils avancèrent dans la pièce et Philippe s'approcha de Louis.
-Comment vous sentez-vous ?
-Bien mieux, merci. Ce n'était vraiment pas la peine de s'inquiéter...
-Je veux être sûr qu'il ne vous arrive rien.
Louis eut un petit sourire.
-Il a eu raison, mieux vaut que je vous examine pour évaluer où vous en êtes. Reprit le druide.
-Euh... je vais vous laisser alors, dit Lothaire en se dirigeant vers sa chambre.
Louis lui fit un petit signe de tête et se tourna vers le druide.
-Vous connaissez la procédure, enlevez votre bas, remontez le haut et allongez vous pendant que je me prépare.
Puis le druide se tourna vers Philippe mais avant qu'il ait pu dire un mot celui-ci le coupa :
-Je reste !
Le druide maugréa :
-Oui, oui, et ce n'est pas négociable, naturellement !
-Absolument, reprit Philippe, un petit air hautain sur le visage.
Louis sourit, amusé du petit affrontement et profita que leur attention était détournée pour se dévêtir et se glisser sous le drap soyeux. Lorsque Philippe revint à ses côtés, il s'installa sur le fauteuil qui n'avait pas bougé et lui saisit la main, comme la première fois, mais cette fois, ce fut volontaire. Le druide recommença son petit rituel en se lavant les mains puis en les désinfectant à l'aide de plantes puis il vient se placer auprès de Louis. Il baissa le drap jusqu'au niveau de l'haine, dévoilant le ventre bombé et louis put constater que Philippe ne quittait pas des yeux ce doux arrondi, un sourire aux lèvres et que sa main caressait doucement la sienne. Le druide palpa doucement son ventre et sembla s'y attarder un peu, une légère surprise inscrite sur le visage.
-Que se passe-t-il ? demanda Philippe.
Le druide leva la main pour demander le silence et Louis serra un peu plus fortement la main de son époux, tentant d'évacuer le nœud qui se formait dans son ventre. Pourvu que le bébé n'ait rien ! Le druide inséra un doigt en Louis tout en continuant à palper son ventre avec l'autre main. Louis serra les dents et serra de toutes ses forces la main qu'il tenait dans la sienne. Sa respiration était rapide et sèche, il sentait la sueur perler le long de sa tempe.
Le druide arrêta enfin son auscultation et retourna se laver les mains. Philippe et Louis attendirent en silence, anxieux de la sentence qui allait tomber. Le druide se tourna enfin vers eux et parut surpris de leur mine inquiète.
-Quelque chose ne va pas messieurs ?
Louis et Philippe écarquillèrent les yeux dans un bel ensemble, l'un étant visible, l'autre non. C'est Louis, qui sous la pression et l'angoisse se reprit le plus vite.
-Comment, « quelque chose ne va pas » ! Mais c'est à vous de nous le dire !
Philippe acquiesça sèchement. Le druide parut chercher dans sa mémoire et Louis put jurer qu'il prenait un grand plaisir à les faire languir.
-ALORS ?!
Cette fois, c'était Philippe, qui avait repris conscience des éléments qui l'entouraient.
-Je ne comprends pas pourquoi une telle impatience, tout va bien.
Le druide avait parlait avec une voix qui laissait penser qu'ils avaient été bien sots de s'inquiéter pour rien.
-Alors... il n'y a aucun soucis ? demanda Philippe par précaution.
-Non... oh bien sur, il faudra vous ménager davantage, votre journée d'hier a, paraît-il, été éprouvante, mais sinon, il n'y a pas de soucis majeur pour le moment. Et puis j'ai l'habitude que vous n'en fassiez qu'à votre tête, jeune Louis. Faites en sorte de continuer à éviter les situations de stress, vous avez tout de même une paroi assez fragile. Mais si cela continue dans cette voie, vous pourrez commencer à préparer la venue de vos enfants en toute tranquillité.
Louis et Philippe soufflèrent en concert, une vague de soulagement les submergeant. Puis le prince reprit tout en caressant le ventre de Louis, une petite note d'humour ponctuant sa voix.
-Oui, enfin, nous allons déjà commencer par celui la.
Le druide le regarda quelques secondes et reprit :
-Je ne crois pas qu'ils vous laissent le choix !
-Pardon ? demanda Philippe interloqué.
-Je crois que vous ne m'avez pas bien compris. Il y en a deux !
Philippe resta bouche bée alors que Louis de comprenait pas de quoi le druide pouvait bien parler.
-Deux ? Deux quoi ?
Philippe chuchota :
-Deux bébés... des jumeaux ?
Le druide hocha la tête.
-Tout à fait, vous comprenez donc qu'il faut redoubler de vigilance ! Maintenant, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je dois m'en aller ! Ne me raccompagnez pas, je connais le chemin !
Et il passa la porte en sifflotant. Un lourd silence succéda à son départ. Louis leva les yeux vers Philippe, pas vraiment certain de ce qu'il venait d'entendre.
-Deux bébés ?...
-Deux bébés.
Soudain Philippe éclata d'un rire nerveux. Louis le regarda d'un drôle d'air avant de se laisser lui aussi aller à vider la pression.
-Bon sang, je n'en reviens pas ! reprit Philippe après un petit moment.
-Oui, c'est vraiment... extraordinaire !
Philippe se pencha soudain vers Louis et déposa ses lèvres sur les siennes. Après quelques secondes, ils approfondirent le baiser, Philippe passant sa main sur la nuque de Louis pour le rapprocher un peu. Puis il se détacha légèrement et murmura tout contre les lèvres de son époux :
-Merci...
Louis laissa ses lèvres s'ourler dans un grand sourire avant de se pencher à son tour pour embrasser à nouveau son mari. Quelques coups frappés à une des portes de la chambre les interrompirent.
-Ce doit être Lothaire qui s'inquiète. Puis-je le faire entrer ? demanda Louis à Philippe.
-Faites, donc. Je dois vous laisser pour la fin de la journée, de toutes façons. Je reviens ce soir....enfin je veux dire... si vous le souhaitez...
-Louis hocha la tête en continuant à sourire.
-A ce soir !
-A ce soir, Louis.
Philippe sortit et Louis invita son valet à entrer pour lui raconter l'entrevue.
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